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La pochette de l'album
Je savais que ça pouvait évoquer la décapitation. Moi je l'ai plus pensé en ce sens... l'esprit, l'esprit qui s'échappe, l'esprit qui va vers le haut, l'esprit qui voyage. Donc c'est ce que moi j'ai voulu évoquer.
(Paris Première, mai 1996)
Le titre Anamorphosée
- C'est un terme cinématographique, mais j'avoue que moi je lui ai trouvé un sens plus poétique. Et j'ai mis "ée" à la fin.
C'était plus pour évoquer... l'idée d'un spectre qui s'est élargit, donc ma vision du monde, mes sensations qui se sont élargis. Et l'idée de ce rassemblement, non pas de la compression, mais d'un rassemblement pour ne faire plus qu'une image épure.
J'écarte moi le sens de la déformation. En aucun cas déformation. Peut-être transformation... Mais ce n'est pas non plus "métamorphoser". Peu importe d'ailleurs, je préfère le sens poétique de ce mot. (Paris
Première, mai 1996)
- Je vais vous donner l'explication que moi j'ai bien voulu lui donner. Ma perception du monde a probablement changée, en tout cas s'est élargie. Et l'idée de l'anamorphose est cette idée que j'ai besoin de l'anamorphose pour
reconcentrer toutes ces idées, toutes ces impressions, ces sensations pour n'en faire plus qu'une. (Contact, 1995)
Le Tour 96
Par rapport au spectacle de 1989, je n'ai pas voulu reproduire le
"trop de tristesse".
J'avais envie de... Mais là encore ça a commencé par l'écriture de
l'album, donc fatalement la scène est différente, puisque j'ai
suggéré moi des choses avant, en tout cas mes changements intimes.
J'ai eu envie d'abord d'évoquer le blanc, tout ce que ça peut évoquer
pour l'autre. Essayer de donner de la joie, de la réflexion bien
évidement. L'idée du show en soit, l'idée du show qui est quelque
chose de... à la fois factice, rapide, mais quelque chose de fondé. (Déjeuner de gala, Radio Nostalgie, 1996)
California
Moi, "Ma vie qui s'anamorphose", si je peux essayer de trouver un sens à ce mot... c'est plus dans l'idée de ce rétroviseur, et là on en revient plus à l'aspect cinématographique, donc de cette concentration du format cinémascope, etc. (Paris
Première, mai 1996)
Mylène s'en fout
Le jade... L'évocation du jade, qui évoque effectivement la pureté. L'idée aussi d'un matériaux brut, d'un matériaux qui n'est pas précieux, mais qui devient avec le temps quelque chose de précieux. Mais là je n'évoquais pas
(incompréhensible)... précisément. (Déjeuner de gala, Radio Nostalgie, 1996)
L'instant X
J'ai voulu retracer la vie... Non pas la vie mais une journée, que l'on peut avoir, où tout va mal. Tout val mal, c'est une concentration d'événements... Dès qu'on se lève, et tout va mal à nouveau. Et on attend ce moment... Et souvent il se passe ça ou dans une journée ou dans un mois, où à la fin toutes les choses viennent se concentrer, se former un peu comme un puzzle, et c'est le moment où tout rejailli, et rejailli cette fois vers le haut et non pas vers le
bas ! (Paris Première, mai 1996)
Eaunanisme
- Un texte plus sensuel que sexe, je pense. J'avais envie de l'élément eau. Maintenant l'onanisme c'est effectivement la recherche du plaisir par soi-même. Moi quand j'ai
écris cette chanson je pensais à l'écriture, donc je pense qu'il y aura des milliers de lectures quant à cette chanson. J'ai essayé d'évoquer l'écriture. L'écriture est aussi un... plaisir solitaire, en tout cas dans un premier temps. Et j'avais envie d'écrire comme un petit
conte, en évoquant un personnage... (NRJ, 16 octobre 1995)
- J’ai essayé d’évoquer l’écriture : la liberté de la poésie, du lecteur qui essaie de puiser plus des sensations qu’une réelle explication sur un sujet. J’ai voulu parler de l’écriture, de sa sensualité, du plaisir solitaire de l’écrivain. (Le Soir, Belgique, 25 octobre 1995)
- Cette chanson n'est pas vraiment une provocation. L’idée de l’onanisme, c’est d’arriver par soi-même au plaisir, à la jouissance. Je considère que c’est la même chose pour l’écriture. On écrit avant tout pour son propre plaisir, on a besoin de personne, c’est en cela qu’on peut faire le rapprochement avec le mot onanisme. (Radio FFN, Allemagne, février 1996)
Et tournoie...
Là je pensais à l’évocation du bouddhisme, et toutes ces choses qui sont très belles et très reposantes. Mais malgré tout, on se lève le matin et on peut toujours avoir cette notion du mal qu’on a en soi, cette capacité à faire le mal et cette négation de soi. Toutes ces choses qui font que
ça perturbe votre esprit. Et c’est là où c’est difficile parce que c’est là où vous
décidez que vous êtes réellement maître, ou de votre vie ou de votre journée,
et décidez que non, ça va aller mieux, parce que ça vaut le coup.
(Déjeuner de gala, Radio Nostalgie, 1996)
Alice
- Quand j'ai évoqué l'araignée, j'ai eu envie d'écrire sur cette petite Alice, je pensais à la face... au visage noir de l'artiste. Ce que peut ressentir... l'autodestruction de l'artiste. Donc cette envie de dire à cette araignée de s'effacer et de partir. (XXelle, MCM)
- J'ai une phobie des araignées (rires). Mais j'ai toujours eu en mémoire... C'était une toute petite histoire d'une araignée dans une cellule qui était le compagnon, le seul compagnon du prisonnier. Ce qui n'a rien à voir avec le thème
d'Alice ! Mais je peux apprivoiser aussi une petite araignée ! (???)
- L'araignée n'est pas un symbole particulier pour moi. L'araignée... Vous savez parfois on a des choses comme ça qui vous viennent, vous ne savez pas pourquoi. Et c'est vrai que quand j'ai entendu cette musique qui a cette boucle, cette répétition... J'y voyais bien la marche d'un petit animal, comme ça. Et puis après vous n'savez pas, vous parlez de... Alice est devenue l'artiste, la représentation du mal-être de l'artiste. (Contact, 1995)
Tomber 7 fois...
C'est ma devise dans la vie, en tout cas ça fait vraiment partie de moi. Un : je ne me donne pas le droit de tomber, en tout cas plus bas que terre. Et j'ai toujours cette volonté que de toujours relever la tête. Et c'est surtout pas moi qui ai inventé ça, c'est un proverbe chinois qui dit "Tomber 7 fois, toujours se relever 8". Et que c'est toujours une belle idée, c'est toujours² cette notion de cette
résurrection, cette envie que de se redresser. Donc c'était quelque chose que j'avais envie d'exprimer. (Contact, 1995)
Clip XXL
- C'est la première fois que je travaillais avec ce réalisateur allemand, Marcus Niespel. Je lui ai donné la chanson, il connaissait mes clips... C'est quelqu'un qui s'intéresse beaucoup au travail des autres, donc connaissait mon univers. Et j'avoue que je lui ai laissé carte blanche, parce que j'avais envie d'avoir justement, cette fois, peut-être quelqu'un d'horizon différent qui pourrait lui m'apporter quelque chose. Il a eu donc cette idée de cette figure de proue, devant le train, de cette locomotive, et j'avoue que j'ai tout de suite répondu oui parce qu'elle me semblait belle et intéressante... (Europe 2, décembre 1995)
- Le train, le train c'est le voyage... Maintenant vous dire pourquoi il est utilisé dans ce clip, c'est pas précisément pour cette raison.
C'est vrai que l'idée de Marcus Niespel, le réalisateur, était une très, très belle idée, selon moi. Cette idée du ventre qui est le train et qui a tous ses enfants à l'intérieur, et toutes ces vies, je trouve que c'est une très, très, très belle idée. (Contact, 1995) |