Alice (Les analyses du Glaçon)Analyse de MysterFrizz

Alice est une chanson à part, dans la veine de ces morceaux que Mylène et Laurent apprécient beaucoup : texte court et répétitif, murmures ou voix parlée, comme pour une incantation. C'est ainsi que fonctionne des chansons comme Psychiatric, Mylène is calling ou encore La ronde triste et Effets Secondaires… A la première écoute, la chanson semble évoquer, à travers l'imaginaire de l'araignée, une histoire de suicide et d'absence. Mais ce suicide n'est peut-être en réalité que mise à mort de soi, par soi, résultat de la lutte contre ce fantôme intérieur évoqué dans Et tournoie. En effet Mylène elle-même a décodé, au cours d'une interview, cette figure de l'araignée : il s'agissait pour elle d'évoquer le côté obscur de sa personnalité, son inspiration mortifère, son goût du néant. Au cœur d'Anamorphosée, album nous l'avons dit de la lumière, ou du moins de la pulsion vers la lumière, vient donc s'élever une plainte divergente, qui semble regretter les inspirations antérieures, et l'obscurité. Pour fuir le poids du passé, Mylène a du voir mourir une part d'elle. Pour accéder à la lumière, la petite araignée Alice, lointaine descendante de la Veuve noire de 1989, à du être abandonnée aux ténèbres, au «black-out»… Cette chanson est donc tout autant chant du cygne qu'annonce de la renaissance[1] à venir de ce petit être diabolique mais chéri.

Mon Alice[2], Alice
Araignée maltèque[3]
Mon Alice, malice[4]
Arachnée hightek[5]
Mon Alice, Alice
Pendue au bout de son fil[6]
Dépressive l'artiste[7]
Exit, exit[8]
Dans ta boîte
Toutes tes pattes
Le black-out[9]
Petite âme
Comme tu me manques
Comme tu me manques
Comme tu me manques
L'araignée[10]


MysterFrizz
    

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