XXL (Clip)Analyse de PtitGénie

Mylène explique
- "C'est la première fois que je travaillais avec ce réalisateur allemand, Marcus Niespel.
Je lui ai donné la chanson, il connaissait mes clips... C'est quelqu'un qui s'intéresse beaucoup au travail des autres, donc connaissait mon univers. Et j'avoue que je lui ai laissé carte blanche, parce que j'avais envie d'avoir justement, cette fois, peut-être quelqu'un d'horizon différent qui pourrait lui m'apporter
quelque chose. Il a eu donc cette idée de cette figure de proue, devant le train, de cette locomotive, et j'avoue que j'ai tout de suite répondu oui parce qu'elle me semblait belle et intéressante..." (Europe 2, décembre 1995)
- "Le train, le train c'est le voyage... Maintenant vous dire pourquoi il est utilisé dans ce clip, c'est pas précisément pour cette raison. C'est vrai que l'idée de Marcus Niespel, le réalisateur, était une très, très belle idée, selon moi. Cette idée du ventre qui est le train et qui a tous ses enfants à l'intérieur, et toutes ces vies, je trouve que c'est une très, très, très belle idée." (Contact, 1995)

L'analyse
Les voyageurs montent dans les wagons, l'homme dans la gare annonce l'heure de départ, et c'est parti, le train prend son envole, avec à sa tête cette femme. Une femme qui se confond avec l'engin de fer. Elle le représente même, elle est sa figure, sa représentation humaine. 
Et c'est un enchaînement de vies toutes différentes les unes des autres qui nous est montré à l'écran.
Il y tout d'abord ceux qui ne font que regarder l'engin défiler sur les rails au loin, songeurs et rêveurs.
Nous avons les personnes qui font vivre ce train, le font avancer, à l'avant dans la locomotive, sur les quais ou dans les gares.
Puis, il nous est montré les voyageurs d'une classe aisée, dans des wagons restaurants.
Un parallèle intéressant est même fait en image, avec d'abord une vue sur un mécanicien plein de charbon qui s'essuie le visage avec un torchon aussi sombre qu'est son apparence, puis l'instant d'après la caméra nous montre une femme bien propre sur elle, qui se repoudre le nez devant son miroir dans un wagon.
Ensuite, ce sont des moments de bonheurs, de joies, et de retrouvailles que l'on peut observer, toujours avec en fond ce train, cette gare, ces rails.
Toutes ces vies sont rattachées au train. Ils ont beau être de classes, de rangs, de mondes différents, ils sont à ce moment là tous réunis au même endroit. Ils sont en quelques sortes les enfants de cette machine qui les porte et les
transporte.
Un mélange des genres qui gravite autour d'un même point, ce train. Parce que, comme les paroles de la chanson l'explique, qu'importe qui l'on est et à quel endroit l'on se trouve, on a tous "besoin d'amour" au fond de nous. Et c'est ce besoin qui nous tient attaché les uns aux autres.
Ici, chacun des visages du clip sont les enfants de cette femme qui les rassemble pour un voyage. Ils partent tous ensemble, et ils arriveront tous ensemble.
Qu'importe leurs différences apparentes. C'est un peu... la vie.


PtitGénie (01/2008)
    

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