Déroulement des spectacles


En Concert 89

La vidéo commence sur le décor d’un cimetière placé dans un champ.

Puis nous voilà sur scène. Sur les 1eres notes de l’Horloge, un moine ouvre les grilles du cimetières et le spectacle commence.

Du fond de la scène, Mylène Farmer surgit. Un projecteur derrière elle nous fait deviner sa silhouette. Elle descend quelques marches et nous apparaît, magnifique, toute vêtu de noir. Fin de la chanson, elle s’enfonce lentement dans une tombe. La lumière s’éteint sur un solo de musicien.
Sans logique : Après une introduction dans la pénombre, la lumière s’éclaire vivement aux 1eres paroles. Costume bleu marine, chaussettes blanches, Mylène entreprend une chorégraphie plus ou moins subjective accompagnée de huit danseurs. Elle finie la chanson seule par un "Merci!" au public.
Maman a tort : Une des deux choristes, vêtue d’une grande robe noire, s’adresse au public dans un monologue où elle critique Mylène, "sa fille" :

"Coucou! Bonsoir mesdames et messieurs, vous allez bien? vraiment bien? c’est bien!!!
Je suis très contente que vous soyez là ce soir! Très contente … Vous savez, écoute moi bien, c’est très difficile avec elle parce qu’elle parle pas beaucoup, pas beaucoup du tout. D’ailleurs j’étais toujours obligé de parler à sa place.
Ah oui, c’est énervant à la fin, ah oui. Hé, écoute moi, de temps en temps j’suis même obligé de lui donner la fessée! Oh mais pas tous les jours mais quand elle range pas ces poupées. J’suis obligé! Oh oui, mais de toutes façon, je l’aime, énormément, cette petiiiiiiite !".


Sur ces derniers mots, Mylène, en grenouillère blanche, surgit de sous la robe de la choriste en nous criant un "et vous ?". La chanson commence. Mylène parcourt la scène de long en large en faisant la célèbre
et simple chorégraphie. La chanson s’ interrompt par un "affrontement" entre elle et Carole, la choriste, à base de "Je suis ta mère, je suis ta mère, je suis ta mère DONC TU ES MA FILLE!"
et de "Je suis pas ta fille, je suis pas ta fille, je suis pas ta fille, donc tu n’es pas ma mère". Le titre se termine par un rire effrayant de "la mère".
Déshabillez moi : la scène s’éclaire sur une Mylène dans un costume signé (comme tous les autres) par Thierry Mugler. Les manches sont cousues le long du corps sur ce costume en cuir noir.

Un "et vous!... Déshabillez-vous!" final fait jaillir des étincelles au fond de la scène.
La douce chanson Puisque démarre sur les grondements d’un orage. Mylène porte des gants noir en plus de sa tenue de la même couleur.
Le public accompagne la chanteuse en illuminant la salle de centaines de briquets.
Après ce moment d’émotion, le spectacle redémarre sur une chanson plus enjouée : Pourvu qu’elles soient douces. Mylène arrache une partie de ses vêtement et se fait enlever son bas noir par deux danseurs pour laisser apparaître un collant rouge (hum!).

Elle finit la chanson pour présenter les deux choristes, les musiciens... "et le public de Bruxelles!",
avant de se faire "enlever" par un technicien pour laisser place au solo de musiciens. Un moine traverse la scène et déclenche quelques artifice en haut des marches.
A quoi je sers : après une magnifique introduction, Mylène commence le 1er couplet dans la pénombre. La scène s’éclaire aux premier mots "Poussière errante". Elle est vêtue d’une épaisse veste grise et d’un pantalon a carreau noir et blanc. Elle se penche sur le public et accepte un nounours en cadeau. Mylène termine sa chanson pas un "Merci".
Mylène va vers le fond de la salle, se penche et récupère un béret assortie a son pantalon. Elle retourne sa veste grise qui devient blanche et noir a carreau.
C’est dans ce nouveau costume qu’elle commence Sans contrefaçon. Après une petite danse solo, elle va chercher ces danseur par la main et la chanson commence, accompagnée de la maintenant célèbre chorégraphie.
Jardin de Vienne : Mylène est assise, habilleée en sombre, avec sur les épaules une petite couverture. Elle se lève doucement et entame sa chanson. Elle se met a genou face au public pour prononcer les vers "Ce soir j’ai de la peine, il s’est pendu dans un jardin de Vienne".
Tristana : Le décor (cimetière) est recouvert de brume, une lune surplombe la scène. Deux danseurs habillés en soldats russes commence une chorégraphie en duo, bientôt rejoins par d’autre danseur habillés en gens du peuple. Mylène descend quelques marches habillée d’un grand manteau rouge. Fin de la chanson, la voix de Mylène est bientôt recouverte par celle des choristes.
Ainsi soit je... : Mylène est montrée marchant dans un cimetière, elle se reccueille sur une tombe dont le nom n’est pas révélée. Retour sur la scène après un solo au piano, Mylene commence à chanter. Elle est vêtue d’une longue robe noir transparente. La chanson, chargée d’émotion, vole quelques larmes à Mylène. Un " Merci " clos la chanson.
Libertine : La lumière s’allume sur Mylène et sa rivale dos à dos, un pistolet a la main. Elles s’avancent chacune de leurs côtés, montent quelque marches et s’apprête à tirer. Mylène temporte le duel. Elle revient au centre de la scène rejoindre ses danseurs (et la rivale). Tous ce monde dansent dans leurs costumes évoquant l’époque représentée dans le clip. Mylène porte de grandes bottes et des gants de cuir rouge, une chemise blanche et un pantalon noir. Mylène profite de cette chanson pour présenter les danseurs : " (…) Jean, Bruno et Sophie la rivale de Libertine". Elle clos la chanson d’un " Bonsoir ! ".
Le cimetière dans le champ (du début de la casette), explose et brûle… On revient sur scène. Mylène arrive, toute vêtue de bleu (même les gants). Elle nous interprète la chanson la plus émouvante du concert : la reprise Je voudrais tant que tu comprennes. Les larmes montent dès les 1eres notes. Elle finit la chanson et le spectacle en larmes avec "Et que je ne... peux... vous oublier. Merci beaucoup!".
Le moine vient refermer les grilles du cimetière devant Myléne.
Le public est en émoi. Puis on revient sur le cimetière dans le champ, le décor brûlant lentement, avec cette foi Mylène Farmer l’observant à distance, vétue d’une robe noire de deuil, sur fond des notes de l’Horloge : Tic tac Tic tac…

Tour 96

Le tout premier plan du film nous plonge dans la salle de Bercy, salle dont l’ambiance est déjà surchauffée. Alors que des sons sourds et étranges retentissent, un bruit de « court-circuit électrique » se fait entendre, et la silhouette de Mylène photographiée par Herb Ritts apparaît en noir sur l’écran, enlacée de cercles de feu qui tournent sur eux-mêmes. Ce sont sur ces images, qui étaient projetées dans la salle sur l’écran géant du décor, que défile le générique de début du film. Au fur et à mesure que les percussions tribales s’accélèrent, la silhouette noire de Mylène laisse apparaître l’image même de cette dernière, de moins en moins floue, jusqu’à être parfaitement nette (et déclencher les cris du public…), toujours enlacée de cercles de feu. Tandis que se termine cette Ouverture et que débute réellement Vertige, la caméra nous montre enfin une vue d’ensemble de la scène, pour l’instant totalement vide en dehors de cet impressionnant écran géant et des deux cages d’échafaudage. En bas à droite de l’écran apparaît une dédicace de Mylène « à Jean-Loup », son frère décédé peu de temps auparavant.

La batterie s’énerve, l’image de Mylène sur l’écran géant semble prendre feu, les guitares se déchaînent, les fumigènes envahissent la scène : Mylène entre en scène du fond de celle-ci, de dos, (dé)vêtue d’un bikini blanc ultra sexy, s’élevant lentement sur un tampon élévateur. Elle se tourne lentement et contemple les dix-sept mille personnes à qui elle s’offre… L’entrée en scène évoque, d’après ce que Mylène en a dit, la naissance de Vénus, qui fut peinte par Botticelli, une idée de pureté symbolisée par le blanc des éclairages et des vêtements de Mylène. L’entrée est très aérienne, sentiment renforcé par les images emplies de nuages que l’écran géant diffuse. En même temps que la
plate-forme sur laquelle Mylène se trouve s’élève lentement, une sorte de cape blanche plus ou moins transparente descend des cieux et Mylène y enfile les bras, puis la
plate-forme redescend lentement, Mylène gardant les bras écartés. Arrivée au sol, elle fait un pas en avant et un tapis roulant la mène au devant de la scène, au milieu des fumigènes, donnant l’impression qu’elle glisse lentement. L’effet est magique…

Tout ceci donne une impression de lenteur, qui renforce la pureté et le côté aérien de cette entrée en scène. Arrivée au bord de la scène, Mylène ferme les bras et se place au bout de la petite avancée dans le public située au centre de la scène. Elle entonne alors les premières notes de la chanson. Les musiciens sont apparus sur scène d’une façon semblable, par des tampons élévateurs au fond de la scène. Les socles sur lesquels sont posés le batteur et le claviste ont quant à eux glissé latéralement vers la scène. Si cet effet se voit très peu sur le film du concert, focalisé sur Mylène, on ne voit pas du tout que les danseurs sont positionnés dans les échafaudages de part et d’autre de l’écran géant, dans une sorte d’ascenseur.

Lors du pont de la chanson, Mylène écarte à nouveau les bras, offrant son corps à son public tandis que les guitares se déchaînent. Puis lorsque le refrain reprend, Mylène fait un pas en arrière et repart, comme elle est venue, vers le fond de la scène. La
plate-forme la redescend sous la scène, pendant que les choristes et les musiciens concluent cette entrée en scène explosive.

Des bruits d’hélicoptère, des voix de policiers américains à travers une C.B., une sirène de police se font entendre, tandis que les éclairages parcourent le public à la façon justement des hélicoptères de police américains. « C’est SEX ! ». La scène s’éclaire, laissant apparaître Mylène, de dos, devant l’écran géant, dans une nouvelle tenue bleue constituée d’un soutien-gorge et d’un pantalon par-dessus une culotte bleue. Tandis que retentit le Wandering Mix de California, Mylène effectue une chorégraphie principalement constituée de mouvements de bras et de mains, très sensuelle. Quand arrive la batterie, la danseuse Valérie, à quatre pattes (!) se glisse entre les jambes de Mylène, et Mylène s’accroupit sur elle en continuant sa chorégraphie.

Les paroles débutent, Mylène s’est assise sur Valérie, et toutes les deux avancent vers le public grâce au tapis roulant. Mylène se lève, libérant Valérie qui va rejoindre Donna, l’autre danseuse. Elles effectuent toutes trois une chorégraphie sensuelle, notamment sur le pont de la chanson. Mylène dit « Bonsoir ! » à son public lors du pont musical de la chanson. Lorsque celle-ci se termine, Mylène va rejoindre ses deux danseuses au fond de la scène, devant l’écran, se retournant vers le public au dernier moment…

Sur l’écran géant, une goutte de sang tombe et semble éclabousser Mylène qui se trouve juste devant lui, par un effet de lumières rouges. Pour Que mon cœur lâche, Mylène est devant une barre de pompiers semblable à celle du clip de la chanson, et effectue une chorégraphie sensuelle, se glissant lascivement contre elle. Les éclairages, sombres durant les premiers couplets, éclairent toute la scène dès le refrain, faisant apparaître deux « bulles » transparentes suspendues dans les airs, à l’intérieur desquelles se trouve un danseur effectuant lui aussi une chorégraphie sensuelle à l’aide d’une barre de pompier. Durant le pont de la chanson, ils laissant entrevoir certaines parties de leur anatomie, retransmises sur écran géant… Au sol, les autres danseurs et danseuses se tiennent ces bulles à l’aide de poignées. A la fin de la chanson, l’écran reprend l’image de la fin du clip lorsque le cœur de Mylène explose, inondant la caméra de sang. La chanteuse remercie le public et se retire au fond de la scène.

Les premières notes de Et tournoie… retentissent, Mylène s’avance lentement, toujours vêtue de son ensemble bleu auquel a été ajouté une sorte de veste constituée de joyaux. Deux danseurs effectuent une chorégraphie avec de lents et larges mouvements de jambes et de bras, tandis que Mylène parcourt la scène en entonnant la chanson. Au dernier refrain, elle se dirige vers les coulisses, laissant aux choristes le soin de finir la chanson.

C’est sous les cris du public que débute Je t’aime mélancolie. Des éclairages sombres, dans des tons rouges et orangés, laissent entrevoir tous les danseurs disposés sur la scène, tandis qu’arrive de derrière une silhouette vêtue d’un ensemble rouge, constitué d’un soutien-gorge et d’un boxer sur lesquels sont portés un pantalon et une veste rouge transparents, très légers. Les danseurs portent ce qui pourrait s’apparenter à des robes de chambres dans des tons marron ou vert kaki, les danseuses un ensemble semblable à celui de Mylène, mais de couleur plus claire. Ils effectuent tous la chorégraphie bien connue du titre, tandis que l’écran retransmet des images live de la prestation.

A la fin de la chanson, Mylène se place au bout de l’avancée de la scène et apostrophe le public : « Vous allez bien ? J’ai attendu ce moment près de six ans, je crois, et c’est une immense joie que de vous retrouver, je tenais à vous le dire ! ». Immenses cris du public.

Pour L’autre…, Mylène retire sa veste transparente et débute la chanson devant l’écran qui diffuse des images live, mais aussi des images évoquant un soleil couchant… La chanteuse est particulièrement émue et laisse le public entonner pour elle le deuxième refrain du titre. A la fin de la chanson, elle déclare au public : « Je vous aime, merci », puis retourne en coulisses.

Sur une intro constituée de violons, une rose en train d’éclore apparaît à l’écran. Tandis que l’introduction d’une nouvelle version de Libertine se fait entendre, un grand fauteuil jaune, de dos, se présente à nous. Les deux danseuses, vêtues d’un ensemble de cuir noir très sexy, en surgissent de chaque côté, et retournent lentement le fauteuil, laissant apparaître Mylène qui trône comme une reine, vêtue d’un ensemble semblable, culotte et petit haut, de couleur beige cette fois-ci. Explosion de guitare, les danseurs, vêtus de noir, pantalon et chemise assez déboutonnée sur le haut, font leur apparition pour effectuer une chorégraphie particulièrement dynamique. Sur son fauteuil, Mylène multiplie les pauses lascives et mouvements suggestifs.

Sur le pont, elle se love un peu plus dans son fauteuil, chantant « Quand sur mon corps, tu t’endors... ». Puis lorsque les derniers refrains reprennent, tous les danseurs viennent se placer devant le fauteuil, cachant Mylène et ses danseuses à la vue du public. A la dernière note de la chanson, ils s’écartent brusquement, Mylène est debout, entourée de ses deux danseuses, et a revêtu un pantalon beige par-dessus sa culotte. Elle pousse un de ses célèbres « Whoooouuuuuu » particulièrement retentissant tandis que le tapis roulant la ramène, elle et le fauteuil, vers le fond de la salle.

La scène est plongée dans l’obscurité pour les premières mesures de L’instant X. Mylène marche lentement vers le devant de la scène, ses danseuses tournent autour d’elle. Les lumières se rallument dès que les paroles commencent, et toutes trois effectuent la chorégraphie présentée à la télévision quelques mois plus tôt. L’ambiance dans le public est électrique, et durant le pont musical, Mylène demande à toute la salle d’être avec elle : « Avec moi au fond… ». Des confettis tombent du ciel, ce qui fera dire à Mylène « C’est magique ! », phrase ponctuée d’un autre « Whoooouuuuuu »… Après quelques refrains, Mylène remercie le public et retourne vers le fond de la scène, plongé dans l’obscurité.

Les musiciens envahissent l’avant de la scène, pour un petit bœuf où chacun d’eux a son moment de gloire. Les éclairages sont assez simples, passant du vert au rose, mais le fond de la scène reste plongé dans l’obscurité, comme on l’apprendra plus tard pour préparer le tableau suivant…

Et quel tableau ! Pour Alice, Mylène descend des hauteurs de la salle, assise sur une immense araignée métallique (qui est en bois, en réalité), chuchotant les premières paroles de la chanson. L’effet est spectaculaire, le public est conquis. Les danseurs, en combinaisons de cuir, effectuent une chorégraphie appropriée, tandis que les éclairages baignent la scène dans une atmosphère sombre. L’araignée descend petit à petit, et arrivée presque au sol, les danseurs s’en approchent et chacun retire une de ses pattes. Mylène descend de l’araignée et après un dernier « Psst » à son attention, marche sur l’avancée de la scène, se plaçant accroupie devant le public. A la dernière note, elle se penche en avant, la lumière s’éteint.

Une note de synthé introduit Comme j’ai mal, que Mylène interprète sur une scène nimbée d’éclairages rouges. Elle parcourt simplement la scène en chantant cette chanson, tandis que dès le premier refrain, des images live sont retransmises sur l’écran géant. Le public est très réceptif, comme toujours, et lors du pont, Mylène s’agenouille tout au bout de l’avancée et tend la main vers le premier rang du public, effleurant du bout des doigts l’un de ses admirateurs. A la fin de la chanson, la chanteuse demande au public : « Vous allez bien ? », ce à quoi il répond de manière enthousiaste, évidemment.

Sans contrefaçon commence immédiatement après, et quatre drag-queens s’avancent vers le public, vêtues d’ensembles très colorés. Les danseurs Christophe, Jermaine, Brian et Roberto sont rejoints par Mylène, vêtue d’un pantalon noir, d’une robe de chambre en velours rouge et d’une écharpe à carreaux. Ils effectuent la célèbre chorégraphie du tube de Mylène, sur lequel tout le monde s’amuse comme des fous, dans le public comme sur scène. Mylène fait reprendre le titre au public en étant morte de rire…

Elle commence ensuite la chanson qui porte son nom, Mylène s’en fout, agenouillée sous des éclairages simples et sombres. Elle se lève et parcourt lentement la scène en chantant. Au pont, elle reçoit une peluche qu’elle embrasse et renvoie à une personne du public. On devine qu’elle lui a demandé « C’est à vous ? » avant de lui renvoyer... A la fin de la chanson, Mylène se dirige vers le fond de la scène, juste devant l’écran géant, tandis qu’apparaissent à l’écran des images en noir et blanc présentant l’ensemble des musiciens et des danseurs qui marchent ensemble, parlent et rient, de belles images qui témoignent de la bonne ambiance qui régnait dans l’équipe.

Ces images s’estompent lorsque que retentit le début de Désenchantée dans une salle encore plongée dans l’obscurité. Un projecteur éclaire simplement Mylène lorsqu’elle s’avance au milieu de tous ses danseurs immobiles. Elle a retiré la robe de chambre et l’écharpe, laissant apparaître un petit haut noir orné d’une bande transparente au-dessus de la poitrine. Les danseurs portent le même ensemble noir avec un petit haut s’arrêtant au-dessus du nombril, sans la bande transparente. La musique, calme au début, s’énerve dès le premier refrain et Mylène et ses danseurs effectuent la mythique chorégraphie du plus grand tube de la carrière de la chanteuse.

L’ambiance dans le public est à la hauteur du succès de la chanson. La salle est déchaînée, et Mylène fait reprendre le refrain au public à de nombreuses reprises, lui disant : « Cette chanson est la vôtre, chantez-la avec moi ! ». La chanson semble ne jamais vouloir finir, l’ambiance est vraiment à la fête.

Le retour au calme s’effectue tout de suite après. Les images d’une fusée en train de décoller puis d’exploser en plein vol apparaissent à l’écran. Sur scène, les éclairages autour de l’écran géant sont disposés en forme de cœur, pour un effet de toute beauté. Mylène apparaît au son des premières notes de Rêver, vêtue d’une robe originale de Paco Rabanne, créateur de tous les costumes du show, une robe en lamé grise, métallique, très décolletée devant et derrière… Elle interprète la chanson dans une version épurée, très émue, en osmose avec le public, lui aussi très ému. Ses larmes sont retransmises en gros plan sur l’écran géant, tandis qu’elle laisse au public le soin de finir les refrains lorsque sa voix se casse. Elle le fait chanter plusieurs fois lors de plusieurs reprises du refrain, et dit : « J’ai les plus beaux visages devant moi… Et ça ne s’oublie pas, merci beaucoup ».

Mylène se dirige vers le fond de la scène, où l’attend un tabouret haut. Les deux guitaristes sont placés à côté d’elle, de part et d’autre du tabouret. Elle introduit la chanson suivante, particulièrement émue, par ces mots : « Je voudrais vous donner cette chanson… Quand j’ai pensé et écrit cette chanson j’ai pensé à quelqu’un que j’aimais très fort et que j’ai perdu. Il y a deux choix dans la vie : ou on regrette éternellement cette personne, ou on est heureux pour elle et on essaye de continuer sa vie… Je voudrais vous dédier cette chanson, parce que je pense que vous avez tous vécu quelque chose comme ça… ». Et elle interprète ainsi Laisse le vent emporter tout, en essayant de contenir une intense émotion. Le moment est très beau, la scène baignée dans des éclairages orangés, Mylène entourée de ses deux guitaristes…

A peine la chanson finie, les premiers accords de guitare de Tomber 7 fois… retentissent, et la scène s’éclaire pour révéler Mylène, en imper de cuir noir par-dessus un ensemble pantalon et soutien-gorge beiges, devant un pied de micro. Le pont de la chanson est l’occasion pour Mylène de présenter ses musiciens, tandis que les danseurs, torse nu et pantalon noir, arrivent également sur scène pour que Mylène les présente à leur tour. Elle reprend à plusieurs reprises le refrain, puis dit bonsoir au public…

Débarrassée de son imperméable beige, Mylène interprète une version cristalline d’Ainsi soit je…, sobrement accompagnée du piano d’Yvan Cassar et de la basse de Jerry Watts Jr. Elle finit la chanson par « Ainsi soit ma vie… Merci… ». Alors que le public l’acclame, elle déclare, émue : « Je voulais vous dire que je crois que je suis en train de passer les plus beaux jours de ma vie, et je voulais vous en remercier… ».

La fin de sa phrase est étouffée par le début de la chanson suivante, petite surprise qui fut réservée aux spectateurs de la tournée lors des toutes dernières dates de celle-ci, à Genève et à Paris Bercy. Il s’agit d’une reprise du tube de Michel Polnareff, La poupée qui fait non, interprétée en duo avec le roi du raï, Khaled. Mylène et le chanteur, tout sourire, interprètent la chanson en parcourant la scène, côte à côté…

Le noir se fait dans la salle, tandis qu’un décompte apparaît sur l’écran géant : « Sept ! Six ! Cinq ! Quatre ! Trois ! Deux ! Un ! ». Un bruit de locomotive retentit, de la fumée s’élève de la scène, le bruit de la machinerie d’un train se fait entendre, tandis qu’au bout de l’avancée de la scène, une barrière reprenant l’avant d’un train apparaît. Les premières notes de XXL sont accompagnées d’effets de lumière en rythme avec les guitares. Les danseurs, en combinaison dorée, apparaissent sur scène pour effectuer des mouvements très acrobatiques. Mylène arrive, en combinaison violette assez sexy, décolletée jusqu’au nombril ! Elle interprète la chanson avec un grand sourire, tandis que les danseurs effectuent leur chorégraphie. Lors du second refrain, le bout de l’avancée, sur laquelle elle se trouve, s’élève lentement au-dessus du public, jusqu’à atteindre une hauteur de trois mètres cinquante. La salle est nimbée de lumière. La plateforme redescend, et Mylène reprend plusieurs fois le refrain. Des effets pyrotechniques se déclenchent brusquement en un éclair aveuglant de lumière, des étincelles jaillissent de partout, la salle est en délire. Mylène et ses danseurs sont en ligne devant la scène, se tenant par la main, savourant les ovations du public…

Tandis que la caméra se dirige vers le public, « Mylène Farmer – Live à Bercy » s’affiche à l’écran, puis le générique de fin se déroule sur une image fixe de la scène, à la fin du concert. Les toutes dernières images nous montrent les coulisses du concert de Genève, en noir et blanc, juste après que le concert se soit achevé. Mylène, emmitouflée dans une robe de chambre, se dirige vers la sortie. Elle porte un sourire radieux sur son visage…

Mylènium Tour

La salle surchauffée de Paris Bercy nous apparaît en fondu, avant que les lumières ne s’éteignent, déclenchant un cri de délire de la part du public. Lorsque le premier « Innamoramento » se fait entendre, les cris redoublent d’intensité. Le show débute de façon calme avec les premiers instants de l’instrumental Mylenium, tandis que le rideau de scène est éclairé de bleu. Lorsque la musique commence à s’accélérer, le rideau tombe d’un coup, brusquement, dévoilant aux regards l’imposant décor qu’il cachait. Une immense statue de près de neuf mètres de haut, plongée dans l’obscurité, contemple le public. La statue, adaptation d’un tableau du peintre fantastique H. R. Giger, représente une femme, les bras tendus vers le public, avec la tête de la divinité égyptienne Isis. Déjà les premières percussions et les premiers accords de guitare se font entendre, tandis que la pression monte du niveau du public. La tête de la statue est alors éclairée, et tandis que commencent les chœurs africains de la chanson, elle se scinde en deux, libérant Mylène, bras écartée, toute de blanc transparent vêtue, noyée dans les fumigènes, flashée par un stroboscope. L’effet est incroyable, des plans du public nous montrent quel délire suscite cette apparition. Mylène sort de la tête de la statue en volant, et commence à descendre lentement, tandis que la main de la statue bouge également, pour accueillir Mylène qui se pose, accroupie, au creux de celle-ci…

Déjà, les premières notes de L’amour naissant se font entendre. Des éclairages représentant des feuilles sont projetés sur la statue. Mylène commence la chanson dans la main de la statue. Elle en descend dès le second couplet pour s’avancer vers le devant de la scène, vers le public. Au refrain, elle écarte les bras. Elle porte une très belle robe blanche transparente, avec un voile posé sur les bras, évoquant des ailes d’ange. Lors du pont de la chanson, Mylène est éclairée en rythme avec les percussions. A la fin de la chanson, Mylène se dirige vers les coulisses à gauche de la scène, tandis que les choristes finissent de chanter le refrain puis concluent la chanson avec les musiciens.

L’intro de L’âme stram gram déclenche de nouveaux cris du public. Mylène, dans une nouvelle tenue, est accroupie sur le devant de la scène, accompagnée derrière elle par huit danseurs et danseuses. Elle porte une tenue originale constituée d’un corsaire orange vif et d’une veste à manches bouffantes et au col imposant, ornée de symboles orientaux. Les danseurs sont habillés du même ensemble, dans des couleurs différentes. La chorégraphie effectuée en télévision à la sortie du single est reproduite sur scène, mise en valeur par de jolis éclairages aux mêmes couleurs chaudes que les costumes : rouge, orange, jaune. Mylène avait en effet demandé au concepteur des lumières de retranscrire les quatre éléments sur scène au travers des éclairages. Mylène souhait « Bonsoir » au public à la fin de la chanson et l’invite à reprendre le refrain avec elle…

« Tou toudou toudoudou »… Cris du public qui reconnaît l’intro de Beyond my control, titre déjà vieux de huit ans et jamais interprété sur scène. Mylène interprète ce single sulfureux en parcourant la scène dans tous les sens, très complice avec son public.

Eclairée par une simple poursuite, Mylène interprète une nouvelle fois Rêver, dans une prestation assez similaire à celle du « Live à Bercy ». Ce titre est encore une fois l’occasion pour Mylène d’être en totale osmose avec le public qui reprend le refrain avec elle à de nombreuses reprises. Mylène est une nouvelle fois très émue.

Pour Il n’y a pas d’ailleurs, Mylène, toujours vêtue de son ensemble orange, est débout dans la main de la statue. Des éclairages bleutés baignent la scène, évoquant encore une fois l’un des quatre éléments, que Mylène voulait voir retranscrits sur scène. La main de la statue s’élève lentement vers les hauteurs de la scène, puis redescend lentement pour permettre à Mylène de s’échapper par deux portes incluses dans le ventre de la statue.

Une musique inquiétante et mélancolique se fait alors entendre, tandis que résonne en boucle une litanie : « Allô oui, c’est moi, tu n’es pas là ? ». Mylène is calling est un titre inédit qui figurait sur le maxi CD du single « Je t’aime mélancolie » en 1991, ici interprété sur scène en guise d’interlude. Une silhouette nous apparaît à travers les deux portes ouvertes de la statue, effectuant de lents et gracieux mouvements. A la fin du titre, des cymbales se font entendre, déclenchant les cris du public…

La lumière qui illuminait la silhouette s’éteint, et Mylène arrive immédiatement par la gauche de la scène ! On comprend alors que la silhouette n’était pas la sienne et qu’elle a profité de l’interlude pour se changer, revêtant maintenant un magnifique ensemble noir, constitué d’un pantalon « chaps » noir pailleté agrémenté d’un faux cul en métal, un corset noir et d’une veste à queue-de-pie, également noire. Les six danseurs de Mylène arrivent quant à eux par la droite et tout le monde est en place pour Optimistique-moi. La chorégraphie du titre est très dynamique et très réussie. Sept ombres noires parfaitement synchronisées effectuant de larges mouvements, au milieu d’éclairages noirs et blancs, la prestation est parfaite. A la fin de la chanson, Mylène lance une réplique devenue culte : « Il fait chaud ici ! Il fait chaud là-bas ? » en montrant le public… Puis elle lui fait reprendre le refrain encore une fois.

« Dis maman, pourquoi j’suis pas un garçon ? ». Cris du public tandis que commence le Medley du show, introduit par « Pourvu qu’elles soient douces ». Les danseurs sont au fond de la scène. En rythme avec l’intro du « Remix Club » de la chanson, Mylène, après avoir retiré sa veste, avance vers le public, tandis que les danseurs se dirigent vers le fond de la scène, où ils enlèvent leur veste, dévoilant un t-shirt noir transparent. Ils effectuent une chorégraphie assez semblable à celle présentée sur scène en 1989, si ce n’est que durant le refrain, Mylène et ses danseurs se mettent tous les uns derrière les autres, effectuant une sorte de défilé. Ils portent tous leurs faux culs métalliques, en accord avec le thème de la chanson. Un effet pyrotechnique assure la transition avec « Maman à tort », dont Mylène chante le premier couplet à deux reprises, accompagnée par de nouveaux arrangements techno et des éclairages très sombres. Mais déjà, nous passons à « Libertine », dont la chorégraphie est un mélange de celles de 1989 et 1996. Deux refrains sont chantés, avant de passer à celui de « Sans contrefaçon », qui reprend également la chorégraphie connue de tous. Les musiciens en jouent également l’introduction, avant de reprendre le refrain de « Pourvu qu’elles soient douces » qui sert de point final à ce medley.

Pour Regrets, Mylène retire son faux cul en métal et prend sa veste dans sa main. Elle interprète seule ce duo chanté à l’origine avec Jean-Louis Murat, en parcourant la scène. La mise en scène de la chanson est très jolie. Une flamme rougeoyante s’élève de la main de la statue, symbole des amours perdues. Au passage, un nouvel élément est représenté sur scène. La voix de Mylène est cristalline, et la chanteuse semble émue. A la fin de la chanson, elle retourne en coulisses.

Lorsque le public reconnaît l’intro de Désenchantée, il devient évidemment déchaîné. Pourtant le début de cette nouvelle version du titre est très calme. Mylène, qui a retiré son pantalon pailleté et revêtu une sorte de grande robe de chambre noire, apparaît des portes ventrales de la statue. Elle début la chanson dans des éclairages assez sombres, et est rejointe au refrain de la chanson par ses deux danseuses, vêtues de la même façon qu’elle. Les danseurs, eux, arrivent, dès le début du second couplet, et se placent sur des socles placés devant la scène. Ce n’est qu’au deuxième refrain que le rythme décolle, devenant littéralement effréné. Les éclairages se déchaînent, et les danseurs, fixés sur leurs socles, effectuent de larges mouvements. La foule est déchaînée, comme à chaque fois que Mylène interprète ce titre sur scène. A la fin de la chanson, elle retourne en coulisses, laissant aux musiciens et choristes le soin d’occuper la scène pour un interlude instrumental reprenant le thème de la chanson à la sauce techno.

Le noir se fait dans la salle. De légers bruits se font entendre lorsque les portes du ventre de la statue s’ouvrent une nouvelle fois, mais cette fois-ci l’ouverture de la porte va presque jusqu’à sa tête. L’intro de Méfie-toi retentit (on entend le rire de Mylène !) tandis qu’un escalier avance par les portes ouvertes. Il s’accorde parfaitement avec la statue, selon le souhait de Mylène qui était de donner l’impression que l’escalier était une partie même de son corps. Mylène, vêtue d’un imperméable noir par-dessus une jupe légère de couleur blanche, est debout en haut de l’escalier, tandis que ses deux danseuses sont assises quelques marches plus bas. Au fil du premier couplet, elles descendent les marches et sont rejointes par les six danseurs pour le refrain de la chanson. La chorégraphie est assez simpliste, mais efficace. La scène est baignée dans des éclairages rougeoyants, tandis que quatre grandes colonnes de tissu dans lesquelles de l’air est soufflé sont disposées au fond de celle-ci.

A la fin de la chanson, Mylène, aidée par sa danseuse Valérie, retire son imper noir, dévoilant un petit haut assorti à sa jupe, et va s’asseoir sur les marches. C’est un coup de sifflet qui introduit Dessine-moi un mouton. Une balançoire égyptienne descend des hauteurs de la scène et Mylène s’assied dessus et se balance pendant toute la durée de la chanson, tandis que les danseurs effectuent une chorégraphie reprenant des jeux enfantins, parmi lesquels saute-mouton évidemment… La fin de la chanson est l’occasion pour Mylène de présenter toute sa troupe de danseurs et de musiciens.

C’est par une belle introduction au piano que commence Pas le temps de vivre. Mylène apparaît sur scène vêtue du même ensemble blanc que pour les deux chansons précédentes, sur lesquelles elle a revêtu une sorte de longue nuisette blanche. Lorsqu’elle commence à chanter le premier couplet, le silence se fait dans la salle, y compris du côté des musiciens. Mylène chante a capella ! Sa voix est cristalline, le moment est magnifique. Dès qu’elle termine ce premier couplet, la salle explose en cris et en applaudissements. Elle chante également le second couplet a capella, puis la musique reprend dès le refrain. L’interprétation de cette chanson dédiée au frère disparu de Mylène est entrecoupée de larmes. C’est également à ce moment qu’un fan de Mylène monte sur scène… Puis Mylène s’en retourne vers les coulisses.

L’intro de Je te rends ton amour déclenche de nombreux cris du public. Les portes du ventre de la statue s’ouvrent sur une silhouette vacillante baignée d’éclairages rouge sang. La silhouette s’avance lentement, reprenant la gestuelle du clip de la chanson où Mylène aveugle se fraye un chemin hors d’un sombre tunnel. Vêtue d’une somptueuse robe rouge très échancrée, avec une très longue traîne, Mylène s’avance jusqu’à un tampon élévateur qui la soulève dès le refrain de la chanson. Des fumigènes envahissent la scène pendant toute la chanson, et les éclairages rouges donnent l’impression d’un bain de sang. La trappe redescend Mylène à la fin de la chanson, et celle-ci s’avance vers le public, accroupie, les bras écartés…

Déjà l’intro de Souviens-toi du jour… retentit. L’ensemble de ses danseurs, vêtus de pantalons et de longues robes de chambre ocres, rejoignent Mylène sur scène pour effectuer la très belle chorégraphie, dont les mouvements semblent empruntés au langage des sourds et muets. De somptueux éclairages sombres donnent une dimension à la fois intime et grandiose à cette mise en scène. Mylène reprend à de nombreuses reprises le refrain de la chanson avec le public conquis. Puis elle se dirige vers les coulisses, après avoir dit « Je vous aime, merci. Bonsoir ! ».

Après un noir de quelques minutes, Mylène revient sur scène, vêtue à nouveau de la robe de son entrée en scène, sans le voile sur les bras. Simplement éclairée d’une poursuite, elle interprète une nouvelle version de Dernier sourire, face b de « Sans logique », single sorti dix ans plus tôt. Ce titre est l’un des plus sincèrement émouvants de la carrière de Mylène, et cette interprétation ne l’est pas moins. Mylène et Bercy tout entière sont submergés par l’émotion de cette chanson évoquant l’accompagnement des êtres aimés vers la mort… Mylène finit la chanson à genoux, dans un torrent de larmes…

Pour Innamoramento, Mylène évolue simplement le long de la scène, plongée dans des éclairages bleutés, et semble en communion totale avec son public. Elle interprète sobrement cette magnifique chanson, toujours vêtue de sa robe blanche transparente. Lors des derniers refrains, la salle de Bercy est éclairée, Mylène fait signe au public de chanter. Un très beau moment… Mais déjà, Mylène se dirige vers le fond de la scène. La main de la statue est descendue pour accueillir Mylène, qui monte à l’intérieur et s’élève vers les hauteurs de la salle. Tandis que la tête de la statue se baisse lentement, Mylène reprend les « Innamoramento » qui introduisaient le show, deux heures plus tôt. Elle se blottit dans la main de la statue, visiblement émue. Et le rideau bleuté retombe, cachant la scène au public…

Avant que l’ombre... à Bercy

Ce cri qui introduisait le spectacle en introduit aussi le film, sur des images du « rideau de scène », ou plutôt des gigantesques portes qui la cachent encore aux yeux du public. Ce sont en effet deux lourdes portes baignées d’éclairages dorés qui se présentent au public, lui-même baigné d’éclairages d’un rouge oppressant. Au milieu de la salle se trouve une seconde scène en forme de croix, posée au milieu de la fosse. Une musique inquiétante et mystérieuse se fait entendre, constituée de grondements sourds et de chants religieux dignes de l’album « Cendres de lune ». C’est l’Introduction. La pression monte du côté du public de ces treize dates exceptionnelles, treize représentations uniquement à Paris-Bercy. Alors que les grondements se font de plus en plus sourds, les lumières s’éteignent brusquement, déclenchant à nouveau les cris du public. La musique va crescendo, jusqu’à l’explosion… « SHUT UP !! ». Un sarcophage futuriste s’illumine des hauteurs de la salle, au-dessus du transept de la croix posée au milieu de la fosse. Mylène est allongée à l’intérieur, yeux clos. Le caisson descend lentement, tandis que des éclairs et des coups de batterie semblables à des explosions traversent la salle. Le sol de la scène centrale en forme de croix est tapissé d’un écran retranscrivant des images évoquant un cœur humain, images signées Alain Escalle, comme toutes celles du show. Lorsque le sarcophage est posé sur la croix, six hommes vêtus de longues robes violettes montent sur la croix, et entourent le sarcophage dans lequel Mylène gît, endormie. Après l’avoir débarassé des chaînes qui l’ont fait descendre, ils soulèvent le sarcophage et le portent en direction de la scène principale, toujours masquée par ses lourdes portes. Au fil de leur marche, une passerelle reliant les deux scènes descend du plafond. Au moment où les porteurs posent le pied sur la première marche de cette passerelle, les portes s’ouvrent enfin avec fracas, laissant entrevoir dans un éclair aveuglant un escalier sans fin, et deux écrans reprenant les images projetées sur la scène centrale en forme de croix. Arrivé sur la scène principale, les porteurs posent leur fardeau sur un socle, puis se retirent en coulisses. Sous les yeux du public, émerveillé par une telle entrée, le socle se relève lentement à la verticale. L’image de Mylène à l’intérieur, les yeux toujours clos, se relevant lentement, est projetée en live sur l’écran gauche de la scène. Et brusquement, elle ouvre les yeux, comme si les cris du public lui avaient insufflé la vie… Le sarcophage s’ouvre, libérant Mylène tout sourire, qui adresse un signe de main à la foule en délire.

Et c’est parti pour le voyage… Le voyage semble être le fil conducteur du spectacle, une idée empruntée à Guy de Maupassant, dont une citation figure dans le livre du spectacle. « Le voyage est une espèce de porte par où l’on sort de la réalité connue pour pénétrer dans une réalité inexplorée qui semble un rêve ». Mylène, renvoyée sur terre et ressuscitée treize fois de suite par son public, va donc nous faire voyager dans son monde, ses tableaux…

Mylène commence à chanter Peut-être toi, dans de très beaux éclairages rouge et or. Sa tenue est pour le moins originale, constituée d’une culotte, d’un soutien-gorge et de bottes couleur or, sertis de pierres précieuses. Par-dessus, Mylène porte une cape couleur or également, constituée de fines lanières qui volent derrière elle. Ce titre dynamique est repris par le public, et Mylène le termine avec les fameux « Pam pam pam, padadadam pam… ».

Les accords de guitare qui introduisent la chanson suivante sont rythmés par des éclairages violets qui se lèvent et se baissent en rythme. Parallèlement à cela, une partie de la scène, celle où se trouvent le directeur musical Yvan Cassar, le batteur Abraham Laboriel et le percussionniste Nicolas Montazaud, s’élève lentement, laissant apparaître guitaristes, bassiste et choristes. La scène s’éclaire de bleu lorsque le riff de XXL se déchaîne. Mylène interprète ce titre avec beaucoup de justesse, tandis que les écrans géants derrière elle retransmettent des images live. A la fin de la chanson, Mylène fait reprendre le refrain au public après lui avoir dit bonsoir.

Retour au calme pour Dans les rues de Londres. Les écrans derrière Mylène diffusent des images d’une silhouette dansante superposée avec une écriture manuscrite… Des éclairages reprenant une rue pavée sont projetés sur l’immense escalier sans fin qui fait office de décor. Mylène interprète ce titre en toute sobriété, se déplaçant le long de la scène, tandis que la scène est éclairée dans des tons dorés. A la fin de la chanson, nous découvrons que les écrans mobiles sont quatre en réalité, qui peuvent bouger, se séparer, se rassembler…

Un bruit de C.B. retentit dans la salle. Le public reconnaît immédiatement California. Les écrans et la scène centrale se recouvrent de la mention « Crime scene – Do not cross ». Mylène apparaît en hauteur, sur la première partie de l’escalier du décor, dans une ambiance très sombre, rougeoyante. L’escalier avance lentement vers l’avant de la scène, et Mylène le descend en rythme avec la chanson. Elle effectue une prestation toute en sensualité de son tube de 1996. A la fin du titre, elle ne manque pas d’adresser un clin d’œil au public sur un langoureux « So ssssex… » !

Un tampon élève Mylène au-dessus de la scène tandis que retentit le rythme saccadé de Porno Graphique. Mylène effectue une chorégraphie géniale totalement barrée, faite de mouvements aussi saccadés et « autistiques » que la chanson, faite de déhanchés suggestifs et de mouvements brusques. Dans une ambiance rougeoyante (encore !), des images d’une opération à vif sont projetées sur les écrans réunis. Au trois quarts de la chanson, sept hommes font leur apparition sur scène, en haut de la première partie de l’escalier du décor. Ce sont Los Vivancos, groupe de danseurs flamenco, espagnols donc. Ils restent immobiles jusqu’à la fin de la chanson où Mylène lâche « T’as pas un p’tit mojito ?! » avant de s’échapper en coulisses. Ils prennent alors possession de la scène pour un interlude flamenco endiablé, fait de claquettes et d’acrobaties, sur un instrumental hispanisant de « Porno Graphique ». Puis le noir se fait…

Une petite mélodie enfantine se fait entendre doucement, tandis que la salle est baignée d’éclairages bleu sombre. Puis les premières notes de Sans contrefaçon retentissent, déclenchant les cris de délire du public. Huit danseuses sont positionnées sur scène, encore immobiles. Elles sont vêtues de pantalons noirs, de vestes à carreaux (comme il se doit pour cette chanson !) colorés et chapeaux haut-de-forme rouges. L’intro se déchaîne, guitare, percussions, Mylène arrive en fanfare du côté droit de la scène, vêtue également d’un haut-de-forme bleu marine, ainsi que d’une petite robe noire à plumes très courte dotée d’une sorte de traîne froufrouteuse, noire également. Mylène et ses danseuses effectuent la chorégraphie bien connue de la chanson devant un public déchaîné, tandis que de superbes éclairages balaient toute la salle. Les écrans des deux scènes projettent des images d’une marelle remplie des symboles masculin et féminin tournant sur eux-mêmes. Mise en scène très réussie. Mylène fait reprendre le refrain au public à plusieurs reprises…

Retour au calme avec une version plus lente et plus sensuelle de Q.I. Les danseuses retirent leur pantalon, leur veste et leur chapeau, dévoilant une petite combinaison noire des plus sexy. Mylène retire également son chapeau et sa traîne. Mylène et ses danseuses effectuent une nouvelle chorégraphie sensuelle et plutôt originale, inspirée du Lac des Cygnes. Le public est enthousiaste, notamment sur la fin de la chanson « Ton Q.I, mon Q.E, ton Q.I, C.Q.F.D… ». Mylène remercie le public, puis reprend cette conclusion de la chanson en chœur avec lui, tandis que les danseuses effectuent de larges mouvements avec les bras.

Déjà, l’intro de C’est une belle journée retentit, et nouveau moment de liesse dans la salle pour le public qui reprend à tue-tête le refrain avec Mylène. Celle-ci, toujours accompagnée de ses huit danseuses, effectue la chorégraphie du titre présentée à la télévision quatre années plus tôt. Les écrans diffusent des dessins animés tirés du clip, accompagnés d’une multitude de lettres C.U.B.J., les initiales de la chanson. A la fin de la chanson, Mylène retourne en coulisses, tandis que les musiciens jouent un instrumental orientalisant, pendant lequel les Los Vivancos arrivent une nouvelle fois sur scène, pour effectuer un nouvel interlude flamenco/claquettes. Puis le noir se fait…

Un orage éclate dans Bercy. Des éclairs flashent toute la salle, tandis que le tonnerre, la pluie et le chant des cigales retentit. Sur la scène centrale en forme de croix, une trappe se retourne sur elle-même, laissant apparaître un piano à queue. Yvan Cassar s’avance sur la scène centrale, sous les applaudissements du public. Il s’installe au piano et débute une introduction que l’on reconnaît comme étant celle de Ange, parle-moi. La voix de Mylène se fait entendre. Mais où est-elle ? Elle est perchée dans un chandelier immense aux flammes en plastique, qui survole le côté gauche de la salle. Le chandelier parcourt ainsi la moitié de la salle, rapprochant Mylène des spectateurs assis de ce côté-ci des gradins. La foule est réellement en délire, on entend peu Mylène tant les cris sont nombreux. Mylène reste imperturbable et termine la chanson, ici dans une jolie version en piano-voix, en se posant au milieu de la scène centrale. Elle descend du chandelier, qui remonte au plafond. Elle porte une nouvelle tenue constituée d’un corset violet, d’un haut transparent passé par-dessus, et de cuissardes bleues. La chanson finie, le public réserve une standing ovation à Mylène, qui semble ne pas en revenir…

La chanson suivante est Redonne-moi, que Mylène interprète visiblement très émue. Dès le second couplet de la chanson, elle peine à finir ses vers. Le public ne manque pas d’aider Mylène et de l’applaudir. Yvan conclut joliment la chanson avec une reprise inédite au piano, durant laquelle Mylène reçoit un bouquet de fleurs du public. Elle lui dit : « Ce sont des moments tellement émouvants pour moi… Merci beaucoup… ».

Toujours sur la scène centrale, Mylène continue ce tableau « émotion », plus proche que jamais de son public. Bercy n’a jamais semblé si intimiste… Elle enchaîne avec Rêver. Dès la fin de l’intro, elle demande à Yvan, submergée par l’émotion : « Donne-moi une seconde… Pardon… ». Tandis que l’écran de la scène du fond retransmet toujours des images live de Mylène, de magnifiques éclairages habillent la chanson. Des colonnes de lumière s’élèvent tout autour de la scène centrale en forme de croix, tandis que Mylène interprète une de ses chansons les plus connues et aimées du grand public. On entend d’ailleurs nettement son public chanter avec elle lors des refrains. Le public reprend également en cœur le refrain lorsque Mylène le lui demande à la fin de la chanson. « C’est une chanson qui vous va si bien… Alors je vous laisse la chanter pour moi »…

L’obscurité grandit pour L’autre… que Mylène interprète encore une fois en toute sobriété, en communion totale avec le public, aussi ému qu’elle. Vers la fin de la chanson, après que la plupart des musiciens l’aient rejointe sur la scène centrale, elle fait monter une fan sur scène, parcourt un peu la croix avec elle puis la serre dans ses bras, concluant la chanson par : « C’est un ami… C’est lui… C’est lui… C’est vous… ».

Dès que les premiers accords de Désenchantée sont plaqués par Yvan, un cri de délire inonde Bercy. Les danseuses de Mylène, en pantalon noir et en haut violet, la rejoignent sur la scène centrale. Elles effectuent avec Mylène la chorégraphie d’origine du titre, tandis que les écrans des deux scènes projètent des images psychédéliques de toutes les couleurs. Au fur et à mesure que la chanson avance, les éclairages sont de plus en plus fous. A la fin de la chanson, des torrents de lumières de toutes les couleurs déferlent dans tout Bercy. Le public, quant à lui, est euphorique. Mylène interprète son plus gros tube, son hymne, au milieu de la salle, au milieu de son public. Comme pour « Rêver », on le distingue bien chanter avec Mylène sur les refrains. En réalité, dans la salle, il chantait plus fort qu’elle… Lors du pont de la chanson, les musiciens restant passent d’une scène à l’autre par la passerelle, une nouvelle fois descendue. Après une multitude de refrains, la chanson se termine et les danseuses retournent sur la scène principale. Mylène reprend le refrain plusieurs fois avec le public, puis présente les musiciens qui l’accompagnent. Après avoir été présentés, ceux-ci retournent sur la scène principale. Puis Mylène va les rejoindre lentement, en reprenant une nouvelle fois le refrain de la chanson avec le public. Sur la passerelle entre les deux scènes, elle se penche pour adresser un petit signe au public juste en-dessous. Puis la musique explose à nouveau et un nouveau refrain est repris.

Retour au calme avec Nobody knows, que Mylène interprète en faisant de simples mouvements de bras et de tête. Les écrans, devant lesquels une sorte de tissu transparent a été descendu, diffusent des images oniriques dans des tons jaunes. Les éclairages rouges et jaunes balaient la salle. Mylène retourne dans les coulisses tandis que les musiciens et notamment Yvan Cassar concluent la chanson par un air mystérieux constitué d’arpèges.

Pour Je t’aime mélancolie, de longues colonnes de tissu descendent du plafond de la scène. A l’intérieur de certaines d’entre elles, Eric Chevalier le claviste, Mylène et quelques danseuses. Les autres sont disposées plus au devant de la scène. Dans une version assez similaire à celle du Tour 96, Mylène ré-interprète cette chanson avec la chorégraphie d’origine, en dépit de son micro qu’elle porte à la main. Dès le premier refrain, elle sort de sous la colonne de tissu. Elle est vêtue une nouvelle tenue : culotte et soutien-gorge en dentelle noirs, par-dessus lesquels elle porte une veste en dentelle noire également.

Interprétation toute en simplicité et en sensualité pour L’amour n’est rien…. Mylène évolue sur scène, jouant avec ses musiciens, notamment ses deux choristes et son bassiste. De jolis éclairages mettent en valeur les colonnes de tissus qui ont libéré toutes les personnes qui étaient à l’intérieur… Lors des derniers refrains de la chanson, ceux-ci montent et descendent en rythme avec la chanson.

Quelle surprise que cette nouvelle interprétation de Déshabillez-moi ! On peut dire que Mylène vit la chanson… Devant un pied de micro, elle joue avec lui et avec le public, multipliant les grimaces, les poses lascives. Sans oublier l’énorme cri qu’elle pousse… Interprétation magistrale de ce classique de Juliette Gréco !

Retour au calme avec Les mots. De magnifiques projections de roses ornent les deux côtés de la scène. Des images de pluie sont projetées sur les écrans, scindés en deux. Mylène chante son premier couplet. Pour le couplet de Seal, surprise, Abraham se lève et c’est lui qui va rejoindre Mylène. Remplaçant de treize soirs, il donne une nouvelle dimension à la chanson en interprétant superbement cette chanson avec une belle voix rauque. Mylène et Abraham semblent très complices et avoir beaucoup d’affection l’un pour l’autre. Mylène le gratifie d’ailleurs d’un smack sur la bouche à la fin de la chanson…

Fuck them all bénéficie d’une mise en scène très étudiée et très colorée. Les Los Vivancos sont de retour sur scène, l’un deux enserrant Mylène dans ses bras. Ils se retournent lentement vers le public au moment de l’intro. Les danseuses sont également présentes sur scène, habillées en geishas. Toute la troupe effectue une chorégraphie inédite, tandis que les écrans diffusent des images évoquant l’Espagne, avec beaucoup de rouge, des images de torréadors, des coupures de journaux… Lors des derniers refrains, la passerelle descend une nouvelle fois relier les deux scènes. La chanson finie, toute la troupe passe sur la scène centrale, au rythme de percussions et des « Fuck them all » qui résonnent dans toute la salle. Mylène présente les danseurs : « Ils sont tous frères, ils sont tous espagnols, ils dansent magnifiquement bien, ils s’appellent Los… VIVANCOS !! ». Puis elle retourne vers les danseuses : « Elles viennent toutes de New York, je suis très très heureuse de travailler avec elles, elles sont toutes plus jolies les unes que les autres, ce sont les danseuses !! ». Tout le monde retourne sur la scène principale, seule Mylène reste… « Et merci à vous, un immense merci !! ». Explosion de guitares. Mylène tournoie sur la scène centrale, au milieu de son public qui l’acclame. On sent les larmes lui monter aux yeux… Elle retourne sur la scène principale. « FUCK THE ALL ! ». Le noir se fait.

Cris du public lorsque Mylène est de retour sur scène. Elle est vêtue d’une nouvelle tenue, un magnifique manteau rouge sang brodé d’or et de perles. Un véritable rideau d’eau coule devant la scène. L’image de Mylène en live est projetée dessus. L’effet est magnifique. Les premières notes de Avant que l’ombre… débutent. Mylène interprète la chanson visiblement émue. Lors des derniers couplets, le rideau se sépare en deux, laissant Mylène passer devant. « Mais laisser le passé, redeve…nir le passé… passé… ». Et à chaque fois que Mylène prononce le mot « Passé », celui tombe du rideau d’eau, constitué de goutelettes d’eau. L’effet est grandiose, magnifique. C’est la première fois au monde que cette technologie est utilisée. Le public est scotché. Mylène termine la chanson, puis lorsque débute le long instrumental qui conclut la chanson, elle se dirige vers l’escalier sans fin du décor, maintenant orné d’immenses chandeliers dont le pied est sculpté de cobras. Tandis que le rideau laisse maintenant s’échapper la sihouette de Mylène (celle de l’affiche du spectacle), celle-ci monte lentement, très lentement, les marches de cet escalier sans fin. Arrivée à mi-chemin, elle ôté son long manteau rouge, se retrouvant presque nue. Arrivée tout en haut de l’escalier, dans la fumée, elle se retourne et lève la main en direction du public. Elle n’est plus qu’une silhouette lointaine en haut de cet escalier. Le public, abasourdi, répond au signe de main que lui adresse Mylène. Puis lentement, les lourdes portes qui cachaient la scène commencent à se refermer sur elle et sur Mylène, la main toujours levée. Sa silhouette se découpe toujours dans le rideau d’eau. Avec un immense fracas, les portes se referment définitivement. Le dernier plan du film nous montre les fans en pleur devant ce final incroyable et particulièrement fort en émotions…

Tournée 2009

A l’entrée dans la salle, la scène est masquée par de grands spots orange baignant la salle d’une lueur infernale.

Soudain, l’œil de Mylène apparait sur un écran géant. Comme pour regarder s’il y a du monde dans la salle. Le cri de délire qui s’élève de la foule lui répond de manière plutôt éloquente. L’œil s’ouvre donc, scrute la foule, puis se referme et disparait. L’écran géant n’est pas un écran ordinaire. Transparent et situé vers l’avant de la scène, il est en réalité constitué de six écrans verticaux alignés les uns avec les autres, mais pas de manière parfaite : les deux écrans centraux sont légèrement plus en profondeur que les deux écrans qui les entourent, eux-mêmes décalés par rapport aux écrans qui les entourent. L’œil de Mylène réapparait une nouvelle fois, et scrute à nouveau la salle avant de se refermer puis de disparaitre. Ce n’est que lorsque le manège se répète une troisième fois que la salle est plongée dans le noir, déclenchant un nouveau cri de délire du public. L’Introduction commence véritablement, lorsque l’œil réapparait encore une fois, devient incandescent puis semble exploser en une boule de lumière au centre d’une sorte de vortex, entrecoupé d’images presque subliminales d’un squelette en mouvement. On croirait, par cet œil, pénétrer dans l’esprit même de Mylène. La musique d’introduction fait formidablement monter la pression. Mystérieuse, inquiétante mais très énergique, chaque gros coup de batterie est accompagné d’un flash lumineux dans les images qui sont projetées. Une intro très « plongée dans le tunnel farmerien ». Petit à petit, on distingue dans les hauteurs de la scène, en profondeur, une silhouette à travers les écrans transparents. Une silhouette très familière qui déclenche des cris d’hystérie…

Les écrans s’écartent, tandis que la plateforme sur laquelle est située Mylène Farmer descend lentement se poser devant un fond de scène très habillé : des sortes d’étagères blanches sur lesquelles sont disposés des mannequins féminins blancs, totalement nus. En arrière-plan, un immense écran qui parcourt toute la largeur de la scène, et au centre, un écran très semblable à celui du Tour 96. Au premier plan du décor, deux « écorchés », d’’immenses squelettes calcinés, décharnés, un genou à terre et un bras levé vers le ciel (proprement impressionnants), encadrent un grand escalier lumineux situé exactement au centre de la scène.

C’est en haut d’un escalier tout à fait semblable que Mylène nous avait laissés lors de son dernier spectacle, en 2006. Lavée d’une eau salvatrice, elle se dirigeait alors, en une lente ascension, vers la Mort qui paraissait l’attendre. Arrivée dans la brume de ce royaume mystérieux, elle adressait un dernier signe de la main à son public, pauvres âmes demeurées sur Terre. Nous la retrouvons maintenant évoluant sur un escalier identique, comme si nous étions justement situés dans cet espace mystérieux, le haut des marches du précédent spectacle. Mylène semble en effet se trouver entre deux mondes, celui des vivants qu’elle a quitté, et celui des morts qu’elle côtoie de près (la présence des « écorchés », sa coiffure formée d’une sorte de couronne de croix christiques, très « reine des squelettes »…) sans y être encore tout à fait. Elle semble perdue dans les limbes, et nous invite à participer à son passage dans cet univers qui précède la Mort. Nous avons exploré la vie, nous allons maintenant explorer la Mort avant que Mylène ne la rejoigne. Il est donc tout naturel qu’elle porte un costume d’écorchée, dépourvu de peau et révélant ainsi les muscles, tendons et vaisseaux sanguins de son corps. L’œil de Mylène qui apparaissait en introduction du concert symbolisant son éveil sur ce nouveau monde qu’elle scrutait, d’une manière tour à tour confiante, apeurée ou hésitante. Son voyage entre la vie et la mort commence ici, Mylène va nous conter une nouvelle fois ses doutes, ses peurs, ses questionnements, mais pour l’heure, ce monde nouveau entre la vie et la mort est nouveau pour elle, elle demande donc tout naturellement qu’on lui laisse son Paradis inanimé qu’elle recherche. 

La plateforme qui présentait Mylène très en hauteur s’abaisse lentement puis se pose en haut de l’escalier central, la « cage » qui l’entourait la libère. Elle s’approche de l’avant de la scène au moment du premier refrain de la chanson, tout sourire. Elle restera immobile au milieu de la scène jusqu’à la fin presque instrumentale du titre. « Paradiiiiiis… ».

Après un noir très court, un rythme électronique se fait entendre. Sur ce son très rythmé auquel s’ajoutent bientôt d’autres sonorités tout aussi dynamiques, Mylène effectue de larges gestes, envoyant ses bras et ses jambes d’un côté puis de l’autre. On songe immédiatement au pont de Plus grandir en 1989. Les deux danseuses rejoignent Mylène et font les mêmes gestes qu’elle. La musique est toujours démentielle. Tous les danseurs rejoignent progressivement le centre de la scène, avant qu’une envolée de violons très reconnaissable ne déclenche une nouvelle vague de cris appréciateurs dans le public. Tout le monde s’accroupit, l’introduction de L’âme-stram-gram débute. Dans une nouvelle version incroyablement dynamique, Mylène donne une seconde vie à son succès de 1999. Elle effectue l’intégralité de la chorégraphie avec ses danseurs avant de faire reprendre le refrain à la foule.

Le rythme n’a pas le temps de retomber : l’introduction de Je m’ennuie se fait entendre. Les écrans transparents sont à nouveau déployés, répartis sur toute la largeur de la scène. Les danseurs effectuent une toute nouvelle chorégraphie plutôt réussie, créée par Mylène. Sur les écrans, des silhouettes effectuent également cette chorégraphie – très bonne idée de mise en scène au résultat fort plaisant. On ne peut d’ailleurs qu’admirer la parfaite synchronisation entre les danseurs « virtuels » et les danseurs « réels ». Sur la fin du titre, on assiste à une sorte de « canon chorégraphique » : les chorégraphies des uns et des autres ne sont plus identiques. Puis tout le monde retourne en coulisses, c’est le noir dans la salle.

Une nouvelle introduction absolument magnifique se fait alors entendre… La scène est baignée de lumière orange, à l’exception de deux petits escaliers métalliques situés aux deux extrémités de la scène, et sur laquelle se trouvent les deux choristes, baignées de rose. Habillées en nonnes sexy, elles chantonnent doucement. On reconnaît petit à petit Appelle mon numéro, sur laquelle Mylène arrive par la gauche de la scène dans une nouvelle tenue. Par-dessus une petite robe pailletée rouge, elle porte un imperméable également rouge, dans une matière ressemblant à de la soie. Ses jambes sont vêtues cuissardes assorties. La prestation de Mylène est très simple, celle-ci se contente de parcourir la scène, tandis que des touches de téléphone apparaissent derrière les mannequins dans chacune des cases du fond du décor. Sur la fin de la chanson, l’écran géant du fond projette les images live de Mylène avec un téléphone se balançant devant elle.

Gros coup de guitare, très reconnaissable. C’est parti pour une nouvelle version de XXL, assez semblable à celle de 2006 sur le plan musical. Sur scène, les deux guitaristes, vêtus d’un audacieux et très réussi costumes à dos nu, s’avancent et se placent chacun d’un côté de la scène. Mylène joue beaucoup avec eux, et de manière très sexy. Elle se place derrière l’un et se frotte à lui, puis s’agenouille devant l’autre et lui touche sensuellement la jambe et la cuisse… Les deux guitaristes se regardent, jouant le jeu de la jalousie. Un moment très sympathique ! A noter également un effet très réussi dans les images projetées durant le titre sur les écrans situés derrière les musiciens : sur l’intro, le pont musical et la fin de la chanson, les silhouettes humaines qui évoluent dans les images forment les lettres « XXL ». Ces trois lettres apparaissent également derrière les musiciens formées de lumières dorées, sur la fin de la chanson.

« Eh han, eh han, eh han… ». Yvan Cassar joue aux claviers un gimmick bien connu mais qu’on n’avait pas entendu depuis très longtemps… Le public n’en croit pas ses oreilles : A quoi je sers… ! Formidable surprise que ce titre longtemps réclamé, livré ici dans une version aux couplets dépouillés, pour une émotion encore plus forte. Le public est ravi, Mylène, elle, reste concentrée. Elle commence la chanson assise sur l’escalier du décor, se lève et s’avance vers le public, puis retourne sur l’escalier à la fin de la chanson. Ovation.

« Pou-pou-pou, pou-pou, pourvu-qu’elles-soient-douces… ». Nouveaux cris de délire. Mylène est debout, débarrassée de sa cape rouge, en haut de l’escalier du décor, tandis que résonne l’introduction du célèbre remix de Pourvu qu’elles soient douces. Deux danseurs la rejoignent, puis tous les trois descendent les marches lorsque débute la véritable introduction de la chanson. Sur la dernière mesure de celle-ci (avec la voix scratchée), la scène est plongée dans le noir et envoie des lasers tournoyants en direction de la salle. La version ici proposée est incroyablement punchy : chaque début de phrase musicale est ponctué de gros coups de batterie tandis que résonne le gimmick de l’intro de façon très dynamique. Au fil de la chanson, les autres danseurs rejoignent également la scène et toute la troupe est là pour la fin de la chanson.

Nouvel interlude musical pour permettre à Mylène de se changer, avant que ne résonne l’introduction de Point de suture. Les écrans transparents projettent de superbes images de deux personnes nues, le corps doré, effectuant une danse d’amour/haine très réussie. Mylène apparaît derrière ces écrans, qui s’écartent pour la laisser avancer sur le devant de la scène. Le rideau d’eau de 2006 n’est pas loin… Elle porte une robe bleue surmontée d’une bande noire que deux bandeaux prolongent sur ses bras.

Tandis que Yvan Cassar est installé à un nouveau piano situé vers à gauche de la scène, Mylène s’approche. Yvan joue une intro… Celle de Nous souviendrons nous ! Nouvelle et énorme surprise pour le public qui ne cesse de crier son amour à Mylène. La chanson donne lieu à de formidables moments d’émotion, tant son texte résonne d’une façon particulière, aussi bien pour Mylène que pour le public.

On enchaîne immédiatement avec Rêver, dans une version classique, mais toujours efficace. Un effet de laser absolument sublime habille la chanson : une sorte de tunnel de lumière verte qui semble ondoyer, comme si la lumière passait lentement à l’état liquide. Indescriptible… Puis vient Ainsi soit je… dont Mylène modifie légèrement la mélodie de la fin du refrain, pour la rendre un peu moins aigüe et plus facile à chanter. Ce passage est bien sûr l’occasion de nombreuses reprises avec le public et de superbes déclarations émues de Mylène.

A la fin de la chanson, Yvan Cassar joue une très belle, très majestueuse conclusion à la chanson. Conclusion qui se transforme petit à petit en des accords familiers. Mylène monte lentement les marches de l’escalier du décor… C’est bien l’instrumental final de Avant que l’ombre… qui est joué, et Mylène reproduit presque la mise en scène du spectacle de 2006. Tandis qu’elle monte lentement les marches avant de s’échapper en coulisses, les deux squelettes agenouillés se courbent en une révérence respectueuse. Puis lentement, avec énormément de grâce, ils s’élèvent très lentement, pour se retrouver presque debout. Un moment impressionnant, presque bouleversant. La beauté de l’instant, combinée à la musique majestueuse, saisit la foule.

Mylène réapparaît entourée de tous ses danseurs sur scène, pour interpréter une version légèrement remaniée de Libertine. Elle est vêtue d’une superbe tenue toute en asymétrie, noire à rayures, par-dessus un chemisier blanc. Les danseurs sont vêtus d’ensembles noirs ou blancs dotés de tutus ! Le tableau est très énergique, les danseurs bougent beaucoup et interagissent avec Mylène. Sur le pont, un effet assez incroyable et très sympathique : le fauteuil sur lequel Mylène interprétait la chanson en 1996 est reproduit sous nos yeux, constitué des corps des danseurs qui se forment un enchevêtrement humain sur lequel Mylène s’assied ! Les écrans diffusent des images de pièces d’échiquier. Vers la fin de la chanson, toute la troupe se met en ligne et tire au pistolet en direction du public ! Puis Mylène et les choristes entonnent un nouveau gimmick très entêtant. « Wanahého »

Pas le temps de souffler que retentit déjà l’intro mythique de Sans contrefaçon. Comme la chanson précédente, la chorégraphie d’origine est légèrement remaniée. Les danseurs sont groupés deux par deux, et l’un d’eux est avec Mylène. Dès que le gimmick retentit (intro, breaks…), ils font tous semblant de jouer à la guitare. Sur le pont de la chanson, nouveau clin d’œil au clip : les danseurs s’assoient par terre et reproduisent le jeu de mains de Mylène et Zouc. Puis Mylène dégraffe une partie du haut de sa tenue : il ne lui reste plus que le chemisier blanc.

Mylène chante alors Je te rends ton amour dans une version assez proche de l’originale, mais non dénuée d’une forte émotion. Sur le pont de la chanson, elle parcourt la scène en vacillant, comme si elle marchait sur un fil, comme si elle était l’aveugle du clip… Un moment très fort. Autre effet à noter : les lumières rouges qui clignotent au rythme de l’intro, tandis que l’escalier du décor donne l’impression d’être une trainée de sang.

Un couvercle de lumière verte recouvre totalement la fosse. Des lasers font apparaitre une mer verte dans laquelle le public de la fosse peut passer le bout de ses doigts… Pendant ce temps-là, une nouvelle pré-intro constituée de battements de cœur se fait entendre, avant que ne commence Dégénération. Mylène se trouve sur un scarabée noir géant, dans une nouvelle tenue en cuir également noir. Ses danseurs effectuent les larges mouvements d’une chorégraphie conçue par la chorégraphe du clip de la chanson – rien à voir cependant, la chorégraphie est totalement différente sur scène. A la moitié de la chanson, Mylène se place sur un tampon qui l’élève au plus haut, baignée dans de gros jets de fumée. Un excellent tableau. A noter une petite anecdote : pour se débarrasser de son micro à la fin de la chanson, Mylène le passe au danseur derrière elle, qui lui-même le passe au danseur derrière lui… et ainsi de suite jusqu’à ce que le dernier le pose sur le fauteuil-scarabée. Puis Mylène profite du noir qui suit pour abaisser son micro-casque.

Car on enchaîne immédiatement avec LE grand moment des concerts de Mylène… Désenchantée débute plutôt calmement, musicalement du moins. Dans le public, c’est déjà la folie. Mylène et les danseurs effectuent la chorégraphie mythique du titre, mais d’une façon inédite. Des lasers effectuent des vagues sur les gradins, tout le monde est déchaîné… Le moment est à la hauteur de la réputation du titre sur scène.

Après avoir fait reprendre le refrain au public, Mylène enchaîne avec C’est dans l’air qui se révèle être un autre moment presque aussi fort ! Le public hurle les « C’est laid ! » des couplets et se déchaîne sur les refrains. Les écrans diffusent les images qui servent au clip : des boules électrostatiques en noir et blanc. Les danseurs effectuent la danse (ridiculement excellente) des squelettes. Tandis que les musiciens entament une reprise de la chanson, toute la troupe présente sur scène est présentée sur l’écran du fond, façon générique TV. Mylène reprend encore et encore le refrain avec le public, puis lui souhaite bonsoir avant de disparaitre…

Les accords de Si j’avais au moins… retentissent. Mylène s’avance lentement, vêtue d’une splendide robe blanche qui lui laisse une épaule nue et met joliment en valeur sa silhouette parfaite. La scène semble lentement prendre feu, grâce à de splendides éclairages et projections vidéo. Sur les côtés de la scène, les écrans transparents ponctuent chaque phrase du refrain d’une lancée de lave qui semble sortir des entrailles même de la scène… Après avoir partagé avec nous tout ce qui fait sa vie, ses moments de joie, ses doutes, ses larmes, son ennui, ses amours, Mylène s’apprête à rejoindre enfin et pour de bon le royaume de la Mort. Mais celui-ci ne semble finalement pas être situé vers le haut. Ce sont bien des flammes – celles de l’enfer ? – qui semblent l’accueillir, et Mylène ne semble pas vraiment sereine. « Si j’avais au moins revu ton visage… ». A-t-elle des regrets ? L’escalier du décor s’ouvre, laissant apparaitre une ouverture béante, baignée de fumée rougeoyante… Cette « ombre » qu’elle redoutait est là et attend Mylène… Après avoir plusieurs salué très humblement et joliment le public qui l’acclame, Mylène se dirige lentement vers l’escalier, puis commence à monter les marches qui la mènent vers sa destination finale. Elle s’engouffre dans l’ouverture des marches, se retourne vers le public et lui adresse un dernier signe de la main, avant que l’escalier ne se referme lentement sur elle qui disparaît dans la brume… 

En 2006, nous pensions que Mylène nous laissait pour monter vers le paradis, ce paradis inanimé qu’elle recherche au début du spectacle de 2009 et dont elle pense qu’il est la seule chose pouvant soulager sa peine. Mais après son passage dans les limbes, cet univers mystérieux situé entre la vie et la mort, elle a finalement choisi de rejoindre l’enfer, en descendant vers l’ombre, et non pas en montant vers la lumière que l’on pressentait en 2006.

Timeless 2013

        Après nous avoir plongé au plus profond des ténèbres sur son précédent spectacle, dans un monde peuplé de squelettes, de fauteuils-scarabée et de silhouettes écorchées, Mylène Farmer nous emmène ici dans un monde, à l’inverse, situé plus haut que terre, au-delà même du ciel.
        Si en 2009, lors de son spectacle en salles, elle finissait en descendant encore un peu plus bas vers les enfers, il en était autrement lors de ses concerts en stade. Lorsque nous avions laissé Mylène il y a quatre ans, au contraire elle gravissait les marches du décor et finissait ainsi sur les hauteurs de la scène, dirigée vers le ciel, vers la lumière.
        Nous découvrons donc aujourd’hui où l’a menée ce voyage, cette ascension vers le ciel : à des centaines de milliers de kilomètres de nous. Quatre ans plus tard, c’est en plein espace qu’elle a atterri et qu’elle s’épanouit désormais, transposant son univers dans un monde futuriste qu’elle a déjà fait sien. Après avoir été Reine des Enfers, la voici maintenant Reine des Cieux…

        C’est donc naturellement que le spectacle commence en nous plongeant au cœur des étoiles. Les lumières s’éteignent très simplement, la salle est plongée dans le noir. Des centaines de particules apparaissent sur un écran géant, ainsi que sur l’étonnant rideau de scène constitué de fils de lumière verticaux. Tandis que le bruit du vent se fait entendre, ces particules s’assemblent lentement pour finir par former la tête de Mylène reprise sur l’affiche de la tournée : une femme à la chevelure blanc platine et à l’œil bleu.
        Les particules se dissolvent à nouveau, et une sirène grave se fait entendre à plusieurs reprises. Le vaisseau spatial dans lequel s’est embarqué le public se prépare au départ, pour aller retrouver Mylène... Sur les écrans, les étoiles commencent à se mouvoir de plus en plus rapidement. La musique se fait également de plus en plus intense, de plus en plus rythmée. De petites percussions régulières viennent s’ajouter au bruit de vent qui croît progressivement, tandis que des sont électroniques de plus en plus forts se font également entendre. L'Introduction commence véritablement. Ca y est, le voyage commence, et l’écran nous emmène retrouver Mylène. La caméra parcourt à toute vitesse la longue distance qui nous sépare de la chanteuse. Nous traversons dans un premier temps un espace constitué de dizaines de boules de lumière alignées les unes avec les autres. Puis enfin nous sortons pour nous retrouver en plein espace. Toujours à toute vitesse, et sur une musique à l’intensité croissante, nous entrons dans une station spatiale, et parcourons tout un dédale de couloirs et de passages. Le public est en transe, s’attendant à découvrir Mylène à tout instant au détour d’un passage. Enfin, la caméra s’arrête, arrivée à destination.
        Huit structures triangulaires constituées de tubes métalliques, d’écrans vidéo et de lumières, s’assemblent pour former un tunnel lumineux et futuriste. Les écrans s’écartent, laissant apparaître une porte métallique évoquant "Stargate SG1" ou "Star Wars". Cette porte s’ouvre sur les premières notes de A force de..., nous dévoilant enfin Mylène sous les acclamations de la foule d’extraterrestres que nous sommes. Elle est là, irréelle, héroïne de l’espace au milieu des vents célestes. Un voile rose pâle flotte derrière elle. Des projections de lumières sont faites sur sa tenue, un justaucorps blanc agrémenté de petits symboles dorés.
        "A l’envers, cette terre... commence-t-elle à chanter, comme pour souligner la distance qu’elle ressent désormais avec sa planète d’origine et les ténèbres qu’elle y a tant exploré. Ici, dans l’espace, elle a trouvé "l’envie de vivre". Sur le refrain de la chanson, elle descend les marches du tunnel lumineux dans lequel elle est apparue. Sa coiffure est surprenante, plus simple qu’à l’accoutumée. Une grosse tresse ramenée sur le côté gauche de son visage, et agrémentée de rubans, comme dans le clip de Je te dis tout. Cette coiffure, ainsi que le maquillage de Mylène, fait beaucoup penser à sa première tournée en 1989. Elle évolue sur scène dans une ambiance blanche et bleue, sur une scène plus dépouillée qu’à l’habitude, mais très richement mise en valeur par des lumières impressionnantes.

        L’optimisme de la première chanson est cependant remis en perspective dès le second titre. En nous faisant la surprise de réinterpréter Comme j’ai mal, pour la première fois depuis 1996, Mylène nous montre que ses failles sont toujours présentes, quel que soit l’endroit dans lequel elle évolue. Même en plein cœur de l’espace, la peine et la difficulté d’aimer sont présentes... La chanson est légèrement réorchestrée, un peu plus lente, plus lancinante. Plus brute aussi avec une guitare et des percussions très présentes. Mylène, quant à elle, a ôté le voile rose pâle qui agrémentait sa tenue. Elle interprète cette chanson à merveille, tandis que la scène s’élève lentement pour faire apparaître les musiciens. Derrière elle, les structures triangulaires qui formaient le tunnel de l’entrée se sont séparés et ont regagné les hauteurs de la scène, et leurs nombreux spots de lumière diffusent une ambiance très bleutée sur la scène.

        Une intro quelque peu mystérieuse se fait entendre. Mylène nous fait découvrir ses nouveaux compagnons, qui l’accompagnent dans ce nouvel univers où elle s’est réfugiée. A chaque extrémité de la scène, on peut distinguer trois silhouettes immobiles. Ces six danseurs sont, pour la première fois de la carrière scénique de Mylène, tous masculins, et vêtus des combinaisons de l’espace futuristes. Mais ils ne sont pas seuls ! Mylène a également deux autres compagnons qui l’accompagnent sur scène : des robots blancs aux mouvements impressionnants, qui s’élèvent pour atteindre la même taille que Mylène. La chanteuse s’amuse avec eux, riant de leurs mouvements qui ne correspondent pas à la chorégraphie de la chanson. Finalement, lorsque l’intro de C’est une belle journée commence, enfin les robots se synchronisent aux pas de danse de Mylène. Durant le premier couplet, les danseurs rejoignent Mylène au centre de la scène pour effectuer la chorégraphie bien connue du titre, mais avec quelques mouvements modifiés (fini le tombé dans les bras sur le refrain). La scène est toujours baignée de bleu et de blanc, prolongeant encore l’ambiance futuriste de ce début de spectacle.

        Pas de silence entre cette chanson et la suivante, Monkey me s’enchaine sans interruption musicale, tandis que les danseurs et les robots ont quitté la scène, laissant Mylène seule devant un pied de micro. Pour la première fois du spectacle, ce sont des teintes plus chaleureuses qui habillent la scène, avec des lumières jaunes et rouges. Mylène joue beaucoup avec son public en interprétant cet hommage à son singe disparu, avec qui elle a vécu pendant plus de 20 ans. Elle joue aussi avec ses musiciens, et notamment ses deux guitaristes qui s‘avancent, laissant voir que leurs instruments sont recouverts d’écrans de LED donnant l’impression que les guitares prennent feu. Les guitares sont d’ailleurs très présentes dans l’orchestration de cette chanson en live : elles introduisent la chanson de manière très réussie, et sont très présentes tout du long, allant même jusqu’à remplacer le saxophone que l’on entendait sur le pont musical de la version studio.

        Retour au bleu et au blanc pour la chanson suivante, un choix surprenant mais au rendu visuel très réussi. Comme en clin d’œil à sa participation à l’album Bleu noir (c’est la première tournée depuis la sortie de cet album, dont il avait composé la moitié des chansons), Moby est 'présent' sur scène par écrans interposés, pour interpréter avec Mylène un duo virtuel sur le single à succès de 2006 : Slipping away (Crier la vie). Cette reprise d’une chanson initialement chantée par Moby seul, est ici présentée dans sa version remixée par les MHC. L’habillage vidéo dans lequel apparaît Moby est très réussi, nous laissant à voir le chanteur New-Yorkais très habité par la mélancolie de la mélodie et des paroles. La beauté des jeux de lumière achève de mettre en valeur ce moment sur scène.

        C’est dans une mise en scène dépouillée que Mylène interprète Elle a dit, simplement derrière un pied de micro. La scène est plongée dans une ambiance de tons violets (toujours mélangé à du blanc), tandis que derrière Mylène, cinq blocs de lampes verticaux descendent apporter une touche orangée à cette ambiance plus chaleureuse. La chanteuse parcourt la scène tout au long de la chanson, partageant ce moment avec le public.

        Les premières notes de Oui mais... non déclenchent immédiatement l’hystérie dans la salle. Assise dans le siège de coiffeur désormais indissociable de l’imagerie de la chanson, Mylène est à nouveau entourée de ses compagnons de l’espace, ses six danseurs tous muscles dehors, qui reprennent autour d’elle la chorégraphie présentée dans le clip du single. Derrière eux, l’immense écran géant qui fait office de décor projette un habillage vidéo reprenant les silhouettes des danseurs démultipliées en grand nombre. Un tableau très efficace, qui met le feu au public à tous les coups !

        Ce gros tube est suivi par un Interlude original, impressionnant et jamais vu... Après ses danseurs de chair et de sang, Mylène laisse la place à ses compagnons robotiques, extraterrestres qui occupent la scène pour quelques minutes complètement endiablées. Les robots de l’espace sont ici au nombre de cinq, et dans une ambiance de dancefloor intergalactique, ils effectuent une chorégraphie constituée de mouvements impressionnants, mis en valeur par des effets de lumière et de lasers épileptiques. Musicalement, on nous laisse à entendre un son assez inhabituel pour Mylène Farmer. Après quelques mesures du Piano Trio N° 2 de Schubert (les violons vers le début de l'interlude), ainsi qu'un passage ressemblant à No Superstar de Remady, des sons électriques et très contemporains (...futuristes, même ! ça tombe bien !) viennent mettre le feu à la foule d’extraterrestres que nous sommes. Puis le retour au calme se fait...

        Des notes de piano, surprenantes mais malgré tout familières, se font entendre. Sur scène, une silhouette masculine. Qui est donc cet individu à qui Mylène laisse momentanément sa scène, son 'espace' ? Il s’agit du Californien Gary Jules, qui interprète sur scène sa reprise bien connue de Mad world, un titre de Tears for fears à l’origine, datant de 1982. Grosse et très agréable surprise de découvrir cet invité de Mylène et de pouvoir profiter de cette très belle chanson.
        Mylène apparait au fond de la scène au milieu de la chanson, avant de s’avancer auprès de Gary en effectuant de magnifiques harmonies de voix. Elle lui laisse vraiment la place sur scène, lui offrant cet espace et ce moment avec son public. Elle dira être "tombée amoureuse de sa voix".
        Mylène a changé de tenue pour la première fois du spectacle (après sept chansons tout de même !). Elle porte une très belle robe de soirée totalement recouverte de paillettes aux reflets orangés. Elle fait très cantatrice de l’espace, et nous offre avec Gary Jules un nouvel aspect de ce monde interstellaire qui est désormais celui dans lequel elle donne vie à son univers. La scène est très dépouillée, seulement habillée de l’écran géant du décor, qui retransmet des images live de la prestation des deux artistes. On ne pourrait être plus éloigné de la complexité torturée et des ténèbres du spectacle précédent. Mylène les a bel et bien quittées pour s’envoler vers les hauteurs du monde et trouver dans l’espace un nouveau refuge. Bien sûr, elle reste fragile et sensible comme nous le montre ce nouveau tableau 'lent'. Les peines et les doutes sont toujours là, mais elle a trouvé de nouveaux compagnons pour les partager, et Gary Jules en est un.

        D’ailleurs Gary Jules nous fait la surprise et le plaisir de rester sur scène pour une deuxième chanson, puisque c’est lui qui succède à Seal et à Abraham Laboriel Jr. pour interpréter une nouvelle version de Les mots : un piano-voix très poignant. Toujours seuls sur scène, devant un écran retransmettant leurs images, les deux artistes accordent leurs voix à merveille et font déjà pleurer la foule.

        Mylène se retrouve seule avec Yvan Cassar, sur le côté droit de la scène, pour interpréter les deux dernières chansons du tableau 'lent' : la sublime Je te dis tout, qui chaque soir met Mylène à fleur de peau, et la très bonne surprise qu’est Et pourtant.... Ce titre oublié en 2006 est interprété pour la première fois sur scène. Mylène quitte la scène très simplement sur une très belle outro d’Yvan au piano, à laquelle viennent progressivement s’ajouter les autres instruments.

        Pour interpréter Désenchantée, Mylène revêt une toute nouvelle tenue noire, plus baroque, qui nous replonge dans l’univers un peu gothique des débuts de la chanteuse. Après avoir exploré sa première demeure de l’espace, très aérienne et 'cyber', elle nous emmène visiter une autre planète, un autre monde qui nous replonge quelque peu dans le passé, et où elle a trouvé de quoi transposer son univers. Ses compagnons de l’espace sont avec elle, mais ils semblent ici plutôt mal en point ! Les six danseurs sont en effet vêtus de camisoles de force, de couleur blanche, et la chorégraphie du titre, tout aussi mythique que la chanson, est quelque peu revisitée par leurs mouvements qui les font paraître fous. Au premier refrain, ils parviennent enfin à libérer leurs bras pour effectuer les mouvements bien connus de tous. Une vraie réussite que cette réécriture chorégraphique ! Musicalement, la version proposée est très contemporaine, et nous propose un petit effet parfait pour faire monter encore plus la pression sur cette chanson : avant le premier refrain, la fin du couplet s’étire et s’étire... avant d’éclater brusquement. Sur les écrans géants, les images nous mettent en scène une veuve noire, sans doute un symbole arachnide des idées noires et du désenchantement décrits dans le texte. La scène est baignée d’une ambiance rouge mêlée de blanc.
        Cette chanson est définitivement l’hymne de Mylène, et le public le prouve une nouvelle fois, en faisant preuve d’une ferveur incroyable. A la fin du titre, Mylène fait reprendre le refrain plusieurs fois à la foule.

        Le titre suivant, Bleu noir, est l’un des moments les plus impressionnants du spectacle. Mylène est debout sur une plateforme qui survole la fosse or, lançant à la foule cet hymne à l’amour. Elle survole de près son public, se rapproche de l’ensemble de la salle, et déclenche l’hystérie parmi ses fans. Une très belle mise en scène qui, dans une ambiance de bleu et de blanc, met superbement la chanson en valeur.

        Retour au calme sur le titre suivant, qui raconte une histoire d’amour désespérée et borderline. Mylène est seule sur scène (avec ses musiciens bien sûr) pour Diabolique mon ange, dans une très belle lumière blanche qui l’éclaire d’abord de derrière, découpant sa silhouette. Au fil de la chanson, l’une des structures triangulaires du décor, restées au plafond de la scène depuis le début du show, descend se placer derrière l’artiste et émet une lumière rouge.
        L’interprétation est habitée et dramatique, et par là même Mylène continue de nous montrer que, même si elle évolue désormais dans un univers aérien et lumineux, les anciens démons sont toujours là, la marque du passé est toujours présente sur elle. Son costume 'rétro' va dans ce sens...
        L’interprétation de Mylène est suivie d’une fin instrumentale de toute beauté, avec une formidable montée en puissance qui se termine par les "Tic tac" du refrain scandés par les deux choristes du spectacle. Sur les différents écrans de la scène, de grandes flammes vertes surgissent.

        Le titre suivant est un grand classique de Mylène, indispensable et impossible à zapper. Sans contrefaçon est ici totalement revisitée, avec une influence asiatique. Mylène apparaît dans une nouvelle tenue rouge constituée d’un justaucorps, de bandeaux de vinyle recouvrant sa poitrine et ses hanches, et d’une espèce de jupe flottant derrière elle. Les six danseurs masculins sont également vêtus de rouge, d’un ensemble bustier et jupe qui fait joliment référence au thème de la chanson, à savoir l’identité sexuelle. Mais ce n’est pas la seule référence de ces tenues, puisqu’ils sont également agrémentés chacun d’un bâton, qui donne à leurs vêtements une tonalité allant de le sens de cette influence asiatique. En effet, ils effectuent tous les mouvements de la chorégraphie avec ces bâtons à la main, ce qui donne un côté très 'arts martiaux' à ce tableau réussi. Derrière eux, les écrans diffusent des images live, tandis que la scène est à nouveau plongée dans une ambiance très rougeoyante, mais agrémentée d’énormes rayons de lumière jaune cette fois-ci. A noter un pont musical très réussi, avec notamment des chœurs inédits qui donnent une nouvelle dimension à cette chanson mythique, qui ne manque pas de déchaîner le public comme à chaque fois (nous avons bien eu droit à notre traditionnel "- Je suis... ??! - CA-ME-LÉ-ON !").

        Immédiatement après, Mylène nous annonce une surprise ! Alors qu’Yvan Cassar déclenche un rythme synthétique, Mylène retire la jupe accrochée à sa tenue, et se retrouve vêtue beaucoup plus court. Elle entonne alors les premiers couplets de Maman a tort ! C’est un passage très court, mais qui déchaîne un public ravi, avec qui Mylène s’amuse beaucoup.

        Les danseurs reviennent tout de suite après ce petit moment amusant, pour une nouvelle version extrêmement réussie de Je t’aime mélancolie. Aussi bien musicalement que scéniquement, il s’agit d’un excellent moment ! La version de la chanson est très punchy et puissante, légèrement réorchestrée avec plus de claviers et de guitares. Les danseurs sont à nouveau torse nu (ce qui est déjà une idée sympathique ! ;-) ). Et Mylène les accompagne pour effectuer la chorégraphie très réussie de ce titre, qui connaît à nouveau quelques petites variations. Derrière la troupe, les écrans géants diffusent ce qui est sans doute l’habillage vidéo le plus réussi du spectacle, laissant apparaître sur un fond rouge de nombreux éléments, parmi lesquels des rouages d’horlogerie, et même des gants de boxe ! Mylène s’éclipse à la fin de la chanson, tandis que les danseurs restent sur scène pour effectuer des mouvements totalement inédits sur une outro rallongée de la chanson.

        Un halo de lumière blanche vient par le haut illuminer la scène par ailleurs plongée dans l’obscurité. Mylène s’avance en entonnant le début de XXL, dans une magnifique version très douce, toute en nappes de synthé et petites notes de clavier. Elle chante le premier couplet et le refrain de la chanson ainsi, nous laissant découvrir un nouveau costume d’homme qui lui va à merveille. Pendant cette première partie toute calme, le cercle de lumières qui l’éclaire du plafond descend lentement et vient se placer à la verticale derrière elle. Une fois le premier refrain fini, la musique explose ! L’intro mythique de la chanson retentit, boostée par d’énormes percussions et le riff de guitare bien caractéristique de la musique qui vient se greffer. Le reste de la chanson s’effectue dans une version bien rock, ponctuée de jeux de lumière dynamiques. Les structures triangulaires du décor viennent se placer au fond de la scène, à la verticale, et contribuent à l’ambiance en noir et blanc de ce passage. Mylène partage ce moment avec son bassiste et ses guitaristes, bien mis en avant sur scène.

        Mylène est rejointe par ses danseurs sur le titre suivant, A l’ombre. Comme elle, ils sont vêtus de costumes-cravates. Ils effectuent la chorégraphie déjà aperçue dans le clip, tandis que Mylène se balade sur la scène, sa veste de costume sur l’épaule. Derrière la troupe, un habillage vidéo aux tons rougeoyants nous présente à nouveau la fameuse performance de 'Transfiguration' effectuée par Olivier de Sagazan dans le clip du single.
        Après une reprise musicale durant laquelle des bulles tombent du plafond, Mylène dit "Bonsoir" à la foule, puis s’éclipse en coulisses...

        Après plusieurs minutes d’acclamation par le public, Mylène réapparaît sur scène. Sa demeure de l’espace revêt à nouveau ses atours les plus futuristes, d’autant que ses amis les robots sont de retour pour habiller Inséparables, déclaration d’amour que Mylène semble adresser au public venu la voir dans cet espace intergalactique. "Tout s’arrête ici... tu vas me manquer..." dit-elle dans les paroles... Mylène a revêtu son justaucorps du début du spectacle, cette fois-ci agrémenté d’une sorte de jupe assez rigide. Derrière elle, un très bel habillage vidéo dans des tons bleutés laisse à voir de nombreux éléments, parmi lesquels le chien de Mylène, Leeloo !

        C’est donc dans l’émotion que se termine le voyage intergalactique dans lequel Mylène nous a emmené tout au long de ce spectacle... Elle finit en effet sur deux chansons lentes à la suite, la dernière étant sans aucun doute son hymne lent, l’équivalent dans sa carrière et sur scène de Désenchantée en termes de slows. Il s’agit bien sûr de Rêver. Après nous avoir fait voyager dans différents mondes de l’espace, comme sur différentes planètes, elle revient au point de départ, à cette ambiance plus futuriste et bleutée, pour entonner une dernière fois avec la foule cette chanson "qui nous va si bien", comme elle dit. Alors que retentit une belle outro de la chanson, richement instrumentée, Mylène s’avance au devant de la scène, ou un cercle de lumières s’abaisse pour s’arrêter juste au-dessus de sa tête. Une grosse quantité de fumée se libère brusquement, et avant d’avoir eu le temps de réaliser, la fumée s’estompe. Et Mylène a disparu... Sans doute retournée à d’autres mondes, ténébreux ou lumineux, plus bas que terre ou très hauts dans les airs, à la recherche d’un autre endroit où s’installer pour laisser vivre son univers. Intemporelle.
    

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