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Mylènium Tour
Déroulement du spectacle

La salle surchauffée de Paris Bercy nous apparaît en fondu, avant que les lumières ne s’éteignent, déclenchant un cri de délire de la part du public. Lorsque le premier « Innamoramento » se fait entendre, les cris redoublent d’intensité. Le show débute de façon calme avec les premiers instants de l’instrumental Mylenium, tandis que le rideau de scène est éclairé de bleu. Lorsque la musique commence à s’accélérer, le rideau tombe d’un coup, brusquement, dévoilant aux regards l’imposant décor qu’il cachait. Une immense statue de près de neuf mètres de haut, plongée dans l’obscurité, contemple le public. La statue, adaptation d’un tableau du peintre fantastique H. R. Giger, représente une femme, les bras tendus vers le public, avec la tête de la divinité égyptienne Isis. Déjà les premières percussions et les premiers accords de guitare se font entendre, tandis que la pression monte du niveau du public. La tête de la statue est alors éclairée, et tandis que commencent les chœurs africains de la chanson, elle se scinde en deux, libérant Mylène, bras écartée, toute de blanc transparent vêtue, noyée dans les fumigènes, flashée par un stroboscope. L’effet est incroyable, des plans du public nous montrent quel délire suscite cette apparition. Mylène sort de la tête de la statue en volant, et commence à descendre lentement, tandis que la main de la statue bouge également, pour accueillir Mylène qui se pose, accroupie, au creux de celle-ci…

Déjà, les premières notes de L’amour naissant se font entendre. Des éclairages représentant des feuilles sont projetés sur la statue. Mylène commence la chanson dans la main de la statue. Elle en descend dès le second couplet pour s’avancer vers le devant de la scène, vers le public. Au refrain, elle écarte les bras. Elle porte une très belle robe blanche transparente, avec un voile posé sur les bras, évoquant des ailes d’ange. Lors du pont de la chanson, Mylène est éclairée en rythme avec les percussions. A la fin de la chanson, Mylène se dirige vers les coulisses à gauche de la scène, tandis que les choristes finissent de chanter le refrain puis concluent la chanson avec les musiciens.

L’intro de L’âme stram gram déclenche de nouveaux cris du public. Mylène, dans une nouvelle tenue, est accroupie sur le devant de la scène, accompagnée derrière elle par huit danseurs et danseuses. Elle porte une tenue originale constituée d’un corsaire orange vif et d’une veste à manches bouffantes et au col imposant, ornée de symboles orientaux. Les danseurs sont habillés du même ensemble, dans des couleurs différentes. La chorégraphie effectuée en télévision à la sortie du single est reproduite sur scène, mise en valeur par de jolis éclairages aux mêmes couleurs chaudes que les costumes : rouge, orange, jaune. Mylène avait en effet demandé au concepteur des lumières de retranscrire les quatre éléments sur scène au travers des éclairages. Mylène souhait « Bonsoir » au public à la fin de la chanson et l’invite à reprendre le refrain avec elle…

« Tou toudou toudoudou »… Cris du public qui reconnaît l’intro de Beyond my control, titre déjà vieux de huit ans et jamais interprété sur scène. Mylène interprète ce single sulfureux en parcourant la scène dans tous les sens, très complice avec son public.

Eclairée par une simple poursuite, Mylène interprète une nouvelle fois Rêver, dans une prestation assez similaire à celle du « Live à Bercy ». Ce titre est encore une fois l’occasion pour Mylène d’être en totale osmose avec le public qui reprend le refrain avec elle à de nombreuses reprises. Mylène est une nouvelle fois très émue.

Pour Il n’y a pas d’ailleurs, Mylène, toujours vêtue de son ensemble orange, est débout dans la main de la statue. Des éclairages bleutés baignent la scène, évoquant encore une fois l’un des quatre éléments, que Mylène voulait voir retranscrits sur scène. La main de la statue s’élève lentement vers les hauteurs de la scène, puis redescend lentement pour permettre à Mylène de s’échapper par deux portes incluses dans le ventre de la statue.

Une musique inquiétante et mélancolique se fait alors entendre, tandis que résonne en boucle une litanie : « Allô oui, c’est moi, tu n’es pas là ? ». Mylène is calling est un titre inédit qui figurait sur le maxi CD du single « Je t’aime mélancolie » en 1991, ici interprété sur scène en guise d’interlude. Une silhouette nous apparaît à travers les deux portes ouvertes de la statue, effectuant de lents et gracieux mouvements. A la fin du titre, des cymbales se font entendre, déclenchant les cris du public…

La lumière qui illuminait la silhouette s’éteint, et Mylène arrive immédiatement par la gauche de la scène ! On comprend alors que la silhouette n’était pas la sienne et qu’elle a profité de l’interlude pour se changer, revêtant maintenant un magnifique ensemble noir, constitué d’un pantalon « chaps » noir pailleté agrémenté d’un faux cul en métal, un corset noir et d’une veste à queue-de-pie, également noire. Les six danseurs de Mylène arrivent quant à eux par la droite et tout le monde est en place pour Optimistique-moi. La chorégraphie du titre est très dynamique et très réussie. Sept ombres noires parfaitement synchronisées effectuant de larges mouvements, au milieu d’éclairages noirs et blancs, la prestation est parfaite. A la fin de la chanson, Mylène lance une réplique devenue culte : « Il fait chaud ici ! Il fait chaud là-bas ? » en montrant le public… Puis elle lui fait reprendre le refrain encore une fois.

« Dis maman, pourquoi j’suis pas un garçon ? ». Cris du public tandis que commence le Medley du show, introduit par « Pourvu qu’elles soient douces ». Les danseurs sont au fond de la scène. En rythme avec l’intro du « Remix Club » de la chanson, Mylène, après avoir retiré sa veste, avance vers le public, tandis que les danseurs se dirigent vers le fond de la scène, où ils enlèvent leur veste, dévoilant un t-shirt noir transparent. Ils effectuent une chorégraphie assez semblable à celle présentée sur scène en 1989, si ce n’est que durant le refrain, Mylène et ses danseurs se mettent tous les uns derrière les autres, effectuant une sorte de défilé. Ils portent tous leurs faux culs métalliques, en accord avec le thème de la chanson. Un effet pyrotechnique assure la transition avec « Maman à tort », dont Mylène chante le premier couplet à deux reprises, accompagnée par de nouveaux arrangements techno et des éclairages très sombres. Mais déjà, nous passons à « Libertine », dont la chorégraphie est un mélange de celles de 1989 et 1996. Deux refrains sont chantés, avant de passer à celui de « Sans contrefaçon », qui reprend également la chorégraphie connue de tous. Les musiciens en jouent également l’introduction, avant de reprendre le refrain de « Pourvu qu’elles soient douces » qui sert de point final à ce medley.

Pour Regrets, Mylène retire son faux cul en métal et prend sa veste dans sa main. Elle interprète seule ce duo chanté à l’origine avec Jean-Louis Murat, en parcourant la scène. La mise en scène de la chanson est très jolie. Une flamme rougeoyante s’élève de la main de la statue, symbole des amours perdues. Au passage, un nouvel élément est représenté sur scène. La voix de Mylène est cristalline, et la chanteuse semble émue. A la fin de la chanson, elle retourne en coulisses.

Lorsque le public reconnaît l’intro de Désenchantée, il devient évidemment déchaîné. Pourtant le début de cette nouvelle version du titre est très calme. Mylène, qui a retiré son pantalon pailleté et revêtu une sorte de grande robe de chambre noire, apparaît des portes ventrales de la statue. Elle début la chanson dans des éclairages assez sombres, et est rejointe au refrain de la chanson par ses deux danseuses, vêtues de la même façon qu’elle. Les danseurs, eux, arrivent, dès le début du second couplet, et se placent sur des socles placés devant la scène. Ce n’est qu’au deuxième refrain que le rythme décolle, devenant littéralement effréné. Les éclairages se déchaînent, et les danseurs, fixés sur leurs socles, effectuent de larges mouvements. La foule est déchaînée, comme à chaque fois que Mylène interprète ce titre sur scène. A la fin de la chanson, elle retourne en coulisses, laissant aux musiciens et choristes le soin d’occuper la scène pour un interlude instrumental reprenant le thème de la chanson à la sauce techno.

Le noir se fait dans la salle. De légers bruits se font entendre lorsque les portes du ventre de la statue s’ouvrent une nouvelle fois, mais cette fois-ci l’ouverture de la porte va presque jusqu’à sa tête. L’intro de Méfie-toi retentit (on entend le rire de Mylène !) tandis qu’un escalier avance par les portes ouvertes. Il s’accorde parfaitement avec la statue, selon le souhait de Mylène qui était de donner l’impression que l’escalier était une partie même de son corps. Mylène, vêtue d’un imperméable noir par-dessus une jupe légère de couleur blanche, est debout en haut de l’escalier, tandis que ses deux danseuses sont assises quelques marches plus bas. Au fil du premier couplet, elles descendent les marches et sont rejointes par les six danseurs pour le refrain de la chanson. La chorégraphie est assez simpliste, mais efficace. La scène est baignée dans des éclairages rougeoyants, tandis que quatre grandes colonnes de tissu dans lesquelles de l’air est soufflé sont disposées au fond de celle-ci.

A la fin de la chanson, Mylène, aidée par sa danseuse Valérie, retire son imper noir, dévoilant un petit haut assorti à sa jupe, et va s’asseoir sur les marches. C’est un coup de sifflet qui introduit Dessine-moi un mouton. Une balançoire égyptienne descend des hauteurs de la scène et Mylène s’assied dessus et se balance pendant toute la durée de la chanson, tandis que les danseurs effectuent une chorégraphie reprenant des jeux enfantins, parmi lesquels saute-mouton évidemment… La fin de la chanson est l’occasion pour Mylène de présenter toute sa troupe de danseurs et de musiciens.

C’est par une belle introduction au piano que commence Pas le temps de vivre. Mylène apparaît sur scène vêtue du même ensemble blanc que pour les deux chansons précédentes, sur lesquelles elle a revêtu une sorte de longue nuisette blanche. Lorsqu’elle commence à chanter le premier couplet, le silence se fait dans la salle, y compris du côté des musiciens. Mylène chante a capella ! Sa voix est cristalline, le moment est magnifique. Dès qu’elle termine ce premier couplet, la salle explose en cris et en applaudissements. Elle chante également le second couplet a capella, puis la musique reprend dès le refrain. L’interprétation de cette chanson dédiée au frère disparu de Mylène est entrecoupée de larmes. C’est également à ce moment qu’un fan de Mylène monte sur scène… Puis Mylène s’en retourne vers les coulisses.

L’intro de Je te rends ton amour déclenche de nombreux cris du public. Les portes du ventre de la statue s’ouvrent sur une silhouette vacillante baignée d’éclairages rouge sang. La silhouette s’avance lentement, reprenant la gestuelle du clip de la chanson où Mylène aveugle se fraye un chemin hors d’un sombre tunnel. Vêtue d’une somptueuse robe rouge très échancrée, avec une très longue traîne, Mylène s’avance jusqu’à un tampon élévateur qui la soulève dès le refrain de la chanson. Des fumigènes envahissent la scène pendant toute la chanson, et les éclairages rouges donnent l’impression d’un bain de sang. La trappe redescend Mylène à la fin de la chanson, et celle-ci s’avance vers le public, accroupie, les bras écartés…

Déjà l’intro de Souviens-toi du jour… retentit. L’ensemble de ses danseurs, vêtus de pantalons et de longues robes de chambre ocres, rejoignent Mylène sur scène pour effectuer la très belle chorégraphie, dont les mouvements semblent empruntés au langage des sourds et muets. De somptueux éclairages sombres donnent une dimension à la fois intime et grandiose à cette mise en scène. Mylène reprend à de nombreuses reprises le refrain de la chanson avec le public conquis. Puis elle se dirige vers les coulisses, après avoir dit « Je vous aime, merci. Bonsoir ! ».

Après un noir de quelques minutes, Mylène revient sur scène, vêtue à nouveau de la robe de son entrée en scène, sans le voile sur les bras. Simplement éclairée d’une poursuite, elle interprète une nouvelle version de Dernier sourire, face b de « Sans logique », single sorti dix ans plus tôt. Ce titre est l’un des plus sincèrement émouvants de la carrière de Mylène, et cette interprétation ne l’est pas moins. Mylène et Bercy tout entière sont submergés par l’émotion de cette chanson évoquant l’accompagnement des êtres aimés vers la mort… Mylène finit la chanson à genoux, dans un torrent de larmes…

Pour Innamoramento, Mylène évolue simplement le long de la scène, plongée dans des éclairages bleutés, et semble en communion totale avec son public. Elle interprète sobrement cette magnifique chanson, toujours vêtue de sa robe blanche transparente. Lors des derniers refrains, la salle de Bercy est éclairée, Mylène fait signe au public de chanter. Un très beau moment… Mais déjà, Mylène se dirige vers le fond de la scène. La main de la statue est descendue pour accueillir Mylène, qui monte à l’intérieur et s’élève vers les hauteurs de la salle. Tandis que la tête de la statue se baisse lentement, Mylène reprend les « Innamoramento » qui introduisaient le show, deux heures plus tôt. Elle se blottit dans la main de la statue, visiblement émue. Et le rideau bleuté retombe, cachant la scène au public…
    

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