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Timeless 2013
Déroulement du spectacle

        Après nous avoir plongé au plus profond des ténèbres sur son précédent spectacle, dans un monde peuplé de squelettes, de fauteuils-scarabée et de silhouettes écorchées, Mylène Farmer nous emmène ici dans un monde, à l’inverse, situé plus haut que terre, au-delà même du ciel.
        Si en 2009, lors de son spectacle en salles, elle finissait en descendant encore un peu plus bas vers les enfers, il en était autrement lors de ses concerts en stade. Lorsque nous avions laissé Mylène il y a quatre ans, au contraire elle gravissait les marches du décor et finissait ainsi sur les hauteurs de la scène, dirigée vers le ciel, vers la lumière.
        Nous découvrons donc aujourd’hui où l’a menée ce voyage, cette ascension vers le ciel : à des centaines de milliers de kilomètres de nous. Quatre ans plus tard, c’est en plein espace qu’elle a atterri et qu’elle s’épanouit désormais, transposant son univers dans un monde futuriste qu’elle a déjà fait sien. Après avoir été Reine des Enfers, la voici maintenant Reine des Cieux…

        C’est donc naturellement que le spectacle commence en nous plongeant au cœur des étoiles. Les lumières s’éteignent très simplement, la salle est plongée dans le noir. Des centaines de particules apparaissent sur un écran géant, ainsi que sur l’étonnant rideau de scène constitué de fils de lumière verticaux. Tandis que le bruit du vent se fait entendre, ces particules s’assemblent lentement pour finir par former la tête de Mylène reprise sur l’affiche de la tournée : une femme à la chevelure blanc platine et à l’œil bleu.
        Les particules se dissolvent à nouveau, et une sirène grave se fait entendre à plusieurs reprises. Le vaisseau spatial dans lequel s’est embarqué le public se prépare au départ, pour aller retrouver Mylène... Sur les écrans, les étoiles commencent à se mouvoir de plus en plus rapidement. La musique se fait également de plus en plus intense, de plus en plus rythmée. De petites percussions régulières viennent s’ajouter au bruit de vent qui croît progressivement, tandis que des sont électroniques de plus en plus forts se font également entendre. L'Introduction commence véritablement. Ca y est, le voyage commence, et l’écran nous emmène retrouver Mylène. La caméra parcourt à toute vitesse la longue distance qui nous sépare de la chanteuse. Nous traversons dans un premier temps un espace constitué de dizaines de boules de lumière alignées les unes avec les autres. Puis enfin nous sortons pour nous retrouver en plein espace. Toujours à toute vitesse, et sur une musique à l’intensité croissante, nous entrons dans une station spatiale, et parcourons tout un dédale de couloirs et de passages. Le public est en transe, s’attendant à découvrir Mylène à tout instant au détour d’un passage. Enfin, la caméra s’arrête, arrivée à destination.
        Huit structures triangulaires constituées de tubes métalliques, d’écrans vidéo et de lumières, s’assemblent pour former un tunnel lumineux et futuriste. Les écrans s’écartent, laissant apparaître une porte métallique évoquant "Stargate SG1" ou "Star Wars". Cette porte s’ouvre sur les premières notes de A force de..., nous dévoilant enfin Mylène sous les acclamations de la foule d’extraterrestres que nous sommes. Elle est là, irréelle, héroïne de l’espace au milieu des vents célestes. Un voile rose pâle flotte derrière elle. Des projections de lumières sont faites sur sa tenue, un justaucorps blanc agrémenté de petits symboles dorés.
        "A l’envers, cette terre... commence-t-elle à chanter, comme pour souligner la distance qu’elle ressent désormais avec sa planète d’origine et les ténèbres qu’elle y a tant exploré. Ici, dans l’espace, elle a trouvé "l’envie de vivre". Sur le refrain de la chanson, elle descend les marches du tunnel lumineux dans lequel elle est apparue. Sa coiffure est surprenante, plus simple qu’à l’accoutumée. Une grosse tresse ramenée sur le côté gauche de son visage, et agrémentée de rubans, comme dans le clip de Je te dis tout. Cette coiffure, ainsi que le maquillage de Mylène, fait beaucoup penser à sa première tournée en 1989. Elle évolue sur scène dans une ambiance blanche et bleue, sur une scène plus dépouillée qu’à l’habitude, mais très richement mise en valeur par des lumières impressionnantes.

        L’optimisme de la première chanson est cependant remis en perspective dès le second titre. En nous faisant la surprise de réinterpréter Comme j’ai mal, pour la première fois depuis 1996, Mylène nous montre que ses failles sont toujours présentes, quel que soit l’endroit dans lequel elle évolue. Même en plein cœur de l’espace, la peine et la difficulté d’aimer sont présentes... La chanson est légèrement réorchestrée, un peu plus lente, plus lancinante. Plus brute aussi avec une guitare et des percussions très présentes. Mylène, quant à elle, a ôté le voile rose pâle qui agrémentait sa tenue. Elle interprète cette chanson à merveille, tandis que la scène s’élève lentement pour faire apparaître les musiciens. Derrière elle, les structures triangulaires qui formaient le tunnel de l’entrée se sont séparés et ont regagné les hauteurs de la scène, et leurs nombreux spots de lumière diffusent une ambiance très bleutée sur la scène.

        Une intro quelque peu mystérieuse se fait entendre. Mylène nous fait découvrir ses nouveaux compagnons, qui l’accompagnent dans ce nouvel univers où elle s’est réfugiée. A chaque extrémité de la scène, on peut distinguer trois silhouettes immobiles. Ces six danseurs sont, pour la première fois de la carrière scénique de Mylène, tous masculins, et vêtus des combinaisons de l’espace futuristes. Mais ils ne sont pas seuls ! Mylène a également deux autres compagnons qui l’accompagnent sur scène : des robots blancs aux mouvements impressionnants, qui s’élèvent pour atteindre la même taille que Mylène. La chanteuse s’amuse avec eux, riant de leurs mouvements qui ne correspondent pas à la chorégraphie de la chanson. Finalement, lorsque l’intro de C’est une belle journée commence, enfin les robots se synchronisent aux pas de danse de Mylène. Durant le premier couplet, les danseurs rejoignent Mylène au centre de la scène pour effectuer la chorégraphie bien connue du titre, mais avec quelques mouvements modifiés (fini le tombé dans les bras sur le refrain). La scène est toujours baignée de bleu et de blanc, prolongeant encore l’ambiance futuriste de ce début de spectacle.

        Pas de silence entre cette chanson et la suivante, Monkey me s’enchaine sans interruption musicale, tandis que les danseurs et les robots ont quitté la scène, laissant Mylène seule devant un pied de micro. Pour la première fois du spectacle, ce sont des teintes plus chaleureuses qui habillent la scène, avec des lumières jaunes et rouges. Mylène joue beaucoup avec son public en interprétant cet hommage à son singe disparu, avec qui elle a vécu pendant plus de 20 ans. Elle joue aussi avec ses musiciens, et notamment ses deux guitaristes qui s‘avancent, laissant voir que leurs instruments sont recouverts d’écrans de LED donnant l’impression que les guitares prennent feu. Les guitares sont d’ailleurs très présentes dans l’orchestration de cette chanson en live : elles introduisent la chanson de manière très réussie, et sont très présentes tout du long, allant même jusqu’à remplacer le saxophone que l’on entendait sur le pont musical de la version studio.

        Retour au bleu et au blanc pour la chanson suivante, un choix surprenant mais au rendu visuel très réussi. Comme en clin d’œil à sa participation à l’album Bleu noir (c’est la première tournée depuis la sortie de cet album, dont il avait composé la moitié des chansons), Moby est 'présent' sur scène par écrans interposés, pour interpréter avec Mylène un duo virtuel sur le single à succès de 2006 : Slipping away (Crier la vie). Cette reprise d’une chanson initialement chantée par Moby seul, est ici présentée dans sa version remixée par les MHC. L’habillage vidéo dans lequel apparaît Moby est très réussi, nous laissant à voir le chanteur New-Yorkais très habité par la mélancolie de la mélodie et des paroles. La beauté des jeux de lumière achève de mettre en valeur ce moment sur scène.

        C’est dans une mise en scène dépouillée que Mylène interprète Elle a dit, simplement derrière un pied de micro. La scène est plongée dans une ambiance de tons violets (toujours mélangé à du blanc), tandis que derrière Mylène, cinq blocs de lampes verticaux descendent apporter une touche orangée à cette ambiance plus chaleureuse. La chanteuse parcourt la scène tout au long de la chanson, partageant ce moment avec le public.

        Les premières notes de Oui mais... non déclenchent immédiatement l’hystérie dans la salle. Assise dans le siège de coiffeur désormais indissociable de l’imagerie de la chanson, Mylène est à nouveau entourée de ses compagnons de l’espace, ses six danseurs tous muscles dehors, qui reprennent autour d’elle la chorégraphie présentée dans le clip du single. Derrière eux, l’immense écran géant qui fait office de décor projette un habillage vidéo reprenant les silhouettes des danseurs démultipliées en grand nombre. Un tableau très efficace, qui met le feu au public à tous les coups !

        Ce gros tube est suivi par un Interlude original, impressionnant et jamais vu... Après ses danseurs de chair et de sang, Mylène laisse la place à ses compagnons robotiques, extraterrestres qui occupent la scène pour quelques minutes complètement endiablées. Les robots de l’espace sont ici au nombre de cinq, et dans une ambiance de dancefloor intergalactique, ils effectuent une chorégraphie constituée de mouvements impressionnants, mis en valeur par des effets de lumière et de lasers épileptiques. Musicalement, on nous laisse à entendre un son assez inhabituel pour Mylène Farmer. Après quelques mesures du Piano Trio N° 2 de Schubert (les violons vers le début de l'interlude), ainsi qu'un passage ressemblant à No Superstar de Remady, des sons électriques et très contemporains (...futuristes, même ! ça tombe bien !) viennent mettre le feu à la foule d’extraterrestres que nous sommes. Puis le retour au calme se fait...

        Des notes de piano, surprenantes mais malgré tout familières, se font entendre. Sur scène, une silhouette masculine. Qui est donc cet individu à qui Mylène laisse momentanément sa scène, son 'espace' ? Il s’agit du Californien Gary Jules, qui interprète sur scène sa reprise bien connue de Mad world, un titre de Tears for fears à l’origine, datant de 1982. Grosse et très agréable surprise de découvrir cet invité de Mylène et de pouvoir profiter de cette très belle chanson.
        Mylène apparait au fond de la scène au milieu de la chanson, avant de s’avancer auprès de Gary en effectuant de magnifiques harmonies de voix. Elle lui laisse vraiment la place sur scène, lui offrant cet espace et ce moment avec son public. Elle dira être "tombée amoureuse de sa voix".
        Mylène a changé de tenue pour la première fois du spectacle (après sept chansons tout de même !). Elle porte une très belle robe de soirée totalement recouverte de paillettes aux reflets orangés. Elle fait très cantatrice de l’espace, et nous offre avec Gary Jules un nouvel aspect de ce monde interstellaire qui est désormais celui dans lequel elle donne vie à son univers. La scène est très dépouillée, seulement habillée de l’écran géant du décor, qui retransmet des images live de la prestation des deux artistes. On ne pourrait être plus éloigné de la complexité torturée et des ténèbres du spectacle précédent. Mylène les a bel et bien quittées pour s’envoler vers les hauteurs du monde et trouver dans l’espace un nouveau refuge. Bien sûr, elle reste fragile et sensible comme nous le montre ce nouveau tableau 'lent'. Les peines et les doutes sont toujours là, mais elle a trouvé de nouveaux compagnons pour les partager, et Gary Jules en est un.

        D’ailleurs Gary Jules nous fait la surprise et le plaisir de rester sur scène pour une deuxième chanson, puisque c’est lui qui succède à Seal et à Abraham Laboriel Jr. pour interpréter une nouvelle version de Les mots : un piano-voix très poignant. Toujours seuls sur scène, devant un écran retransmettant leurs images, les deux artistes accordent leurs voix à merveille et font déjà pleurer la foule.

        Mylène se retrouve seule avec Yvan Cassar, sur le côté droit de la scène, pour interpréter les deux dernières chansons du tableau 'lent' : la sublime Je te dis tout, qui chaque soir met Mylène à fleur de peau, et la très bonne surprise qu’est Et pourtant.... Ce titre oublié en 2006 est interprété pour la première fois sur scène. Mylène quitte la scène très simplement sur une très belle outro d’Yvan au piano, à laquelle viennent progressivement s’ajouter les autres instruments.

        Pour interpréter Désenchantée, Mylène revêt une toute nouvelle tenue noire, plus baroque, qui nous replonge dans l’univers un peu gothique des débuts de la chanteuse. Après avoir exploré sa première demeure de l’espace, très aérienne et 'cyber', elle nous emmène visiter une autre planète, un autre monde qui nous replonge quelque peu dans le passé, et où elle a trouvé de quoi transposer son univers. Ses compagnons de l’espace sont avec elle, mais ils semblent ici plutôt mal en point ! Les six danseurs sont en effet vêtus de camisoles de force, de couleur blanche, et la chorégraphie du titre, tout aussi mythique que la chanson, est quelque peu revisitée par leurs mouvements qui les font paraître fous. Au premier refrain, ils parviennent enfin à libérer leurs bras pour effectuer les mouvements bien connus de tous. Une vraie réussite que cette réécriture chorégraphique ! Musicalement, la version proposée est très contemporaine, et nous propose un petit effet parfait pour faire monter encore plus la pression sur cette chanson : avant le premier refrain, la fin du couplet s’étire et s’étire... avant d’éclater brusquement. Sur les écrans géants, les images nous mettent en scène une veuve noire, sans doute un symbole arachnide des idées noires et du désenchantement décrits dans le texte. La scène est baignée d’une ambiance rouge mêlée de blanc.
        Cette chanson est définitivement l’hymne de Mylène, et le public le prouve une nouvelle fois, en faisant preuve d’une ferveur incroyable. A la fin du titre, Mylène fait reprendre le refrain plusieurs fois à la foule.

        Le titre suivant, Bleu noir, est l’un des moments les plus impressionnants du spectacle. Mylène est debout sur une plateforme qui survole la fosse or, lançant à la foule cet hymne à l’amour. Elle survole de près son public, se rapproche de l’ensemble de la salle, et déclenche l’hystérie parmi ses fans. Une très belle mise en scène qui, dans une ambiance de bleu et de blanc, met superbement la chanson en valeur.

        Retour au calme sur le titre suivant, qui raconte une histoire d’amour désespérée et borderline. Mylène est seule sur scène (avec ses musiciens bien sûr) pour Diabolique mon ange, dans une très belle lumière blanche qui l’éclaire d’abord de derrière, découpant sa silhouette. Au fil de la chanson, l’une des structures triangulaires du décor, restées au plafond de la scène depuis le début du show, descend se placer derrière l’artiste et émet une lumière rouge.
        L’interprétation est habitée et dramatique, et par là même Mylène continue de nous montrer que, même si elle évolue désormais dans un univers aérien et lumineux, les anciens démons sont toujours là, la marque du passé est toujours présente sur elle. Son costume 'rétro' va dans ce sens...
        L’interprétation de Mylène est suivie d’une fin instrumentale de toute beauté, avec une formidable montée en puissance qui se termine par les "Tic tac" du refrain scandés par les deux choristes du spectacle. Sur les différents écrans de la scène, de grandes flammes vertes surgissent.

        Le titre suivant est un grand classique de Mylène, indispensable et impossible à zapper. Sans contrefaçon est ici totalement revisitée, avec une influence asiatique. Mylène apparaît dans une nouvelle tenue rouge constituée d’un justaucorps, de bandeaux de vinyle recouvrant sa poitrine et ses hanches, et d’une espèce de jupe flottant derrière elle. Les six danseurs masculins sont également vêtus de rouge, d’un ensemble bustier et jupe qui fait joliment référence au thème de la chanson, à savoir l’identité sexuelle. Mais ce n’est pas la seule référence de ces tenues, puisqu’ils sont également agrémentés chacun d’un bâton, qui donne à leurs vêtements une tonalité allant de le sens de cette influence asiatique. En effet, ils effectuent tous les mouvements de la chorégraphie avec ces bâtons à la main, ce qui donne un côté très 'arts martiaux' à ce tableau réussi. Derrière eux, les écrans diffusent des images live, tandis que la scène est à nouveau plongée dans une ambiance très rougeoyante, mais agrémentée d’énormes rayons de lumière jaune cette fois-ci. A noter un pont musical très réussi, avec notamment des chœurs inédits qui donnent une nouvelle dimension à cette chanson mythique, qui ne manque pas de déchaîner le public comme à chaque fois (nous avons bien eu droit à notre traditionnel "- Je suis... ??! - CA-ME-LÉ-ON !").

        Immédiatement après, Mylène nous annonce une surprise ! Alors qu’Yvan Cassar déclenche un rythme synthétique, Mylène retire la jupe accrochée à sa tenue, et se retrouve vêtue beaucoup plus court. Elle entonne alors les premiers couplets de Maman a tort ! C’est un passage très court, mais qui déchaîne un public ravi, avec qui Mylène s’amuse beaucoup.

        Les danseurs reviennent tout de suite après ce petit moment amusant, pour une nouvelle version extrêmement réussie de Je t’aime mélancolie. Aussi bien musicalement que scéniquement, il s’agit d’un excellent moment ! La version de la chanson est très punchy et puissante, légèrement réorchestrée avec plus de claviers et de guitares. Les danseurs sont à nouveau torse nu (ce qui est déjà une idée sympathique ! ;-) ). Et Mylène les accompagne pour effectuer la chorégraphie très réussie de ce titre, qui connaît à nouveau quelques petites variations. Derrière la troupe, les écrans géants diffusent ce qui est sans doute l’habillage vidéo le plus réussi du spectacle, laissant apparaître sur un fond rouge de nombreux éléments, parmi lesquels des rouages d’horlogerie, et même des gants de boxe ! Mylène s’éclipse à la fin de la chanson, tandis que les danseurs restent sur scène pour effectuer des mouvements totalement inédits sur une outro rallongée de la chanson.

        Un halo de lumière blanche vient par le haut illuminer la scène par ailleurs plongée dans l’obscurité. Mylène s’avance en entonnant le début de XXL, dans une magnifique version très douce, toute en nappes de synthé et petites notes de clavier. Elle chante le premier couplet et le refrain de la chanson ainsi, nous laissant découvrir un nouveau costume d’homme qui lui va à merveille. Pendant cette première partie toute calme, le cercle de lumières qui l’éclaire du plafond descend lentement et vient se placer à la verticale derrière elle. Une fois le premier refrain fini, la musique explose ! L’intro mythique de la chanson retentit, boostée par d’énormes percussions et le riff de guitare bien caractéristique de la musique qui vient se greffer. Le reste de la chanson s’effectue dans une version bien rock, ponctuée de jeux de lumière dynamiques. Les structures triangulaires du décor viennent se placer au fond de la scène, à la verticale, et contribuent à l’ambiance en noir et blanc de ce passage. Mylène partage ce moment avec son bassiste et ses guitaristes, bien mis en avant sur scène.

        Mylène est rejointe par ses danseurs sur le titre suivant, A l’ombre. Comme elle, ils sont vêtus de costumes-cravates. Ils effectuent la chorégraphie déjà aperçue dans le clip, tandis que Mylène se balade sur la scène, sa veste de costume sur l’épaule. Derrière la troupe, un habillage vidéo aux tons rougeoyants nous présente à nouveau la fameuse performance de 'Transfiguration' effectuée par Olivier de Sagazan dans le clip du single.
        Après une reprise musicale durant laquelle des bulles tombent du plafond, Mylène dit "Bonsoir" à la foule, puis s’éclipse en coulisses...

        Après plusieurs minutes d’acclamation par le public, Mylène réapparaît sur scène. Sa demeure de l’espace revêt à nouveau ses atours les plus futuristes, d’autant que ses amis les robots sont de retour pour habiller Inséparables, déclaration d’amour que Mylène semble adresser au public venu la voir dans cet espace intergalactique. "Tout s’arrête ici... tu vas me manquer..." dit-elle dans les paroles... Mylène a revêtu son justaucorps du début du spectacle, cette fois-ci agrémenté d’une sorte de jupe assez rigide. Derrière elle, un très bel habillage vidéo dans des tons bleutés laisse à voir de nombreux éléments, parmi lesquels le chien de Mylène, Leeloo !

        C’est donc dans l’émotion que se termine le voyage intergalactique dans lequel Mylène nous a emmené tout au long de ce spectacle... Elle finit en effet sur deux chansons lentes à la suite, la dernière étant sans aucun doute son hymne lent, l’équivalent dans sa carrière et sur scène de Désenchantée en termes de slows. Il s’agit bien sûr de Rêver. Après nous avoir fait voyager dans différents mondes de l’espace, comme sur différentes planètes, elle revient au point de départ, à cette ambiance plus futuriste et bleutée, pour entonner une dernière fois avec la foule cette chanson "qui nous va si bien", comme elle dit. Alors que retentit une belle outro de la chanson, richement instrumentée, Mylène s’avance au devant de la scène, ou un cercle de lumières s’abaisse pour s’arrêter juste au-dessus de sa tête. Une grosse quantité de fumée se libère brusquement, et avant d’avoir eu le temps de réaliser, la fumée s’estompe. Et Mylène a disparu... Sans doute retournée à d’autres mondes, ténébreux ou lumineux, plus bas que terre ou très hauts dans les airs, à la recherche d’un autre endroit où s’installer pour laisser vivre son univers. Intemporelle.
    

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