ConnexionAccueil0 Commentaire


Tour 96
Déroulement du spectacle

Le tout premier plan du film nous plonge dans la salle de Bercy, salle dont l’ambiance est déjà surchauffée. Alors que des sons sourds et étranges retentissent, un bruit de « court-circuit électrique » se fait entendre, et la silhouette de Mylène photographiée par Herb Ritts apparaît en noir sur l’écran, enlacée de cercles de feu qui tournent sur eux-mêmes. Ce sont sur ces images, qui étaient projetées dans la salle sur l’écran géant du décor, que défile le générique de début du film. Au fur et à mesure que les percussions tribales s’accélèrent, la silhouette noire de Mylène laisse apparaître l’image même de cette dernière, de moins en moins floue, jusqu’à être parfaitement nette (et déclencher les cris du public…), toujours enlacée de cercles de feu. Tandis que se termine cette Ouverture et que débute réellement Vertige, la caméra nous montre enfin une vue d’ensemble de la scène, pour l’instant totalement vide en dehors de cet impressionnant écran géant et des deux cages d’échafaudage. En bas à droite de l’écran apparaît une dédicace de Mylène « à Jean-Loup », son frère décédé peu de temps auparavant.

La batterie s’énerve, l’image de Mylène sur l’écran géant semble prendre feu, les guitares se déchaînent, les fumigènes envahissent la scène : Mylène entre en scène du fond de celle-ci, de dos, (dé)vêtue d’un bikini blanc ultra sexy, s’élevant lentement sur un tampon élévateur. Elle se tourne lentement et contemple les dix-sept mille personnes à qui elle s’offre… L’entrée en scène évoque, d’après ce que Mylène en a dit, la naissance de Vénus, qui fut peinte par Botticelli, une idée de pureté symbolisée par le blanc des éclairages et des vêtements de Mylène. L’entrée est très aérienne, sentiment renforcé par les images emplies de nuages que l’écran géant diffuse. En même temps que la
plate-forme sur laquelle Mylène se trouve s’élève lentement, une sorte de cape blanche plus ou moins transparente descend des cieux et Mylène y enfile les bras, puis la
plate-forme redescend lentement, Mylène gardant les bras écartés. Arrivée au sol, elle fait un pas en avant et un tapis roulant la mène au devant de la scène, au milieu des fumigènes, donnant l’impression qu’elle glisse lentement. L’effet est magique…

Tout ceci donne une impression de lenteur, qui renforce la pureté et le côté aérien de cette entrée en scène. Arrivée au bord de la scène, Mylène ferme les bras et se place au bout de la petite avancée dans le public située au centre de la scène. Elle entonne alors les premières notes de la chanson. Les musiciens sont apparus sur scène d’une façon semblable, par des tampons élévateurs au fond de la scène. Les socles sur lesquels sont posés le batteur et le claviste ont quant à eux glissé latéralement vers la scène. Si cet effet se voit très peu sur le film du concert, focalisé sur Mylène, on ne voit pas du tout que les danseurs sont positionnés dans les échafaudages de part et d’autre de l’écran géant, dans une sorte d’ascenseur.

Lors du pont de la chanson, Mylène écarte à nouveau les bras, offrant son corps à son public tandis que les guitares se déchaînent. Puis lorsque le refrain reprend, Mylène fait un pas en arrière et repart, comme elle est venue, vers le fond de la scène. La
plate-forme la redescend sous la scène, pendant que les choristes et les musiciens concluent cette entrée en scène explosive.

Des bruits d’hélicoptère, des voix de policiers américains à travers une C.B., une sirène de police se font entendre, tandis que les éclairages parcourent le public à la façon justement des hélicoptères de police américains. « C’est SEX ! ». La scène s’éclaire, laissant apparaître Mylène, de dos, devant l’écran géant, dans une nouvelle tenue bleue constituée d’un soutien-gorge et d’un pantalon par-dessus une culotte bleue. Tandis que retentit le Wandering Mix de California, Mylène effectue une chorégraphie principalement constituée de mouvements de bras et de mains, très sensuelle. Quand arrive la batterie, la danseuse Valérie, à quatre pattes (!) se glisse entre les jambes de Mylène, et Mylène s’accroupit sur elle en continuant sa chorégraphie.

Les paroles débutent, Mylène s’est assise sur Valérie, et toutes les deux avancent vers le public grâce au tapis roulant. Mylène se lève, libérant Valérie qui va rejoindre Donna, l’autre danseuse. Elles effectuent toutes trois une chorégraphie sensuelle, notamment sur le pont de la chanson. Mylène dit « Bonsoir ! » à son public lors du pont musical de la chanson. Lorsque celle-ci se termine, Mylène va rejoindre ses deux danseuses au fond de la scène, devant l’écran, se retournant vers le public au dernier moment…

Sur l’écran géant, une goutte de sang tombe et semble éclabousser Mylène qui se trouve juste devant lui, par un effet de lumières rouges. Pour Que mon cœur lâche, Mylène est devant une barre de pompiers semblable à celle du clip de la chanson, et effectue une chorégraphie sensuelle, se glissant lascivement contre elle. Les éclairages, sombres durant les premiers couplets, éclairent toute la scène dès le refrain, faisant apparaître deux « bulles » transparentes suspendues dans les airs, à l’intérieur desquelles se trouve un danseur effectuant lui aussi une chorégraphie sensuelle à l’aide d’une barre de pompier. Durant le pont de la chanson, ils laissant entrevoir certaines parties de leur anatomie, retransmises sur écran géant… Au sol, les autres danseurs et danseuses se tiennent ces bulles à l’aide de poignées. A la fin de la chanson, l’écran reprend l’image de la fin du clip lorsque le cœur de Mylène explose, inondant la caméra de sang. La chanteuse remercie le public et se retire au fond de la scène.

Les premières notes de Et tournoie… retentissent, Mylène s’avance lentement, toujours vêtue de son ensemble bleu auquel a été ajouté une sorte de veste constituée de joyaux. Deux danseurs effectuent une chorégraphie avec de lents et larges mouvements de jambes et de bras, tandis que Mylène parcourt la scène en entonnant la chanson. Au dernier refrain, elle se dirige vers les coulisses, laissant aux choristes le soin de finir la chanson.

C’est sous les cris du public que débute Je t’aime mélancolie. Des éclairages sombres, dans des tons rouges et orangés, laissent entrevoir tous les danseurs disposés sur la scène, tandis qu’arrive de derrière une silhouette vêtue d’un ensemble rouge, constitué d’un soutien-gorge et d’un boxer sur lesquels sont portés un pantalon et une veste rouge transparents, très légers. Les danseurs portent ce qui pourrait s’apparenter à des robes de chambres dans des tons marron ou vert kaki, les danseuses un ensemble semblable à celui de Mylène, mais de couleur plus claire. Ils effectuent tous la chorégraphie bien connue du titre, tandis que l’écran retransmet des images live de la prestation.

A la fin de la chanson, Mylène se place au bout de l’avancée de la scène et apostrophe le public : « Vous allez bien ? J’ai attendu ce moment près de six ans, je crois, et c’est une immense joie que de vous retrouver, je tenais à vous le dire ! ». Immenses cris du public.

Pour L’autre…, Mylène retire sa veste transparente et débute la chanson devant l’écran qui diffuse des images live, mais aussi des images évoquant un soleil couchant… La chanteuse est particulièrement émue et laisse le public entonner pour elle le deuxième refrain du titre. A la fin de la chanson, elle déclare au public : « Je vous aime, merci », puis retourne en coulisses.

Sur une intro constituée de violons, une rose en train d’éclore apparaît à l’écran. Tandis que l’introduction d’une nouvelle version de Libertine se fait entendre, un grand fauteuil jaune, de dos, se présente à nous. Les deux danseuses, vêtues d’un ensemble de cuir noir très sexy, en surgissent de chaque côté, et retournent lentement le fauteuil, laissant apparaître Mylène qui trône comme une reine, vêtue d’un ensemble semblable, culotte et petit haut, de couleur beige cette fois-ci. Explosion de guitare, les danseurs, vêtus de noir, pantalon et chemise assez déboutonnée sur le haut, font leur apparition pour effectuer une chorégraphie particulièrement dynamique. Sur son fauteuil, Mylène multiplie les pauses lascives et mouvements suggestifs.

Sur le pont, elle se love un peu plus dans son fauteuil, chantant « Quand sur mon corps, tu t’endors... ». Puis lorsque les derniers refrains reprennent, tous les danseurs viennent se placer devant le fauteuil, cachant Mylène et ses danseuses à la vue du public. A la dernière note de la chanson, ils s’écartent brusquement, Mylène est debout, entourée de ses deux danseuses, et a revêtu un pantalon beige par-dessus sa culotte. Elle pousse un de ses célèbres « Whoooouuuuuu » particulièrement retentissant tandis que le tapis roulant la ramène, elle et le fauteuil, vers le fond de la salle.

La scène est plongée dans l’obscurité pour les premières mesures de L’instant X. Mylène marche lentement vers le devant de la scène, ses danseuses tournent autour d’elle. Les lumières se rallument dès que les paroles commencent, et toutes trois effectuent la chorégraphie présentée à la télévision quelques mois plus tôt. L’ambiance dans le public est électrique, et durant le pont musical, Mylène demande à toute la salle d’être avec elle : « Avec moi au fond… ». Des confettis tombent du ciel, ce qui fera dire à Mylène « C’est magique ! », phrase ponctuée d’un autre « Whoooouuuuuu »… Après quelques refrains, Mylène remercie le public et retourne vers le fond de la scène, plongé dans l’obscurité.

Les musiciens envahissent l’avant de la scène, pour un petit bœuf où chacun d’eux a son moment de gloire. Les éclairages sont assez simples, passant du vert au rose, mais le fond de la scène reste plongé dans l’obscurité, comme on l’apprendra plus tard pour préparer le tableau suivant…

Et quel tableau ! Pour Alice, Mylène descend des hauteurs de la salle, assise sur une immense araignée métallique (qui est en bois, en réalité), chuchotant les premières paroles de la chanson. L’effet est spectaculaire, le public est conquis. Les danseurs, en combinaisons de cuir, effectuent une chorégraphie appropriée, tandis que les éclairages baignent la scène dans une atmosphère sombre. L’araignée descend petit à petit, et arrivée presque au sol, les danseurs s’en approchent et chacun retire une de ses pattes. Mylène descend de l’araignée et après un dernier « Psst » à son attention, marche sur l’avancée de la scène, se plaçant accroupie devant le public. A la dernière note, elle se penche en avant, la lumière s’éteint.

Une note de synthé introduit Comme j’ai mal, que Mylène interprète sur une scène nimbée d’éclairages rouges. Elle parcourt simplement la scène en chantant cette chanson, tandis que dès le premier refrain, des images live sont retransmises sur l’écran géant. Le public est très réceptif, comme toujours, et lors du pont, Mylène s’agenouille tout au bout de l’avancée et tend la main vers le premier rang du public, effleurant du bout des doigts l’un de ses admirateurs. A la fin de la chanson, la chanteuse demande au public : « Vous allez bien ? », ce à quoi il répond de manière enthousiaste, évidemment.

Sans contrefaçon commence immédiatement après, et quatre drag-queens s’avancent vers le public, vêtues d’ensembles très colorés. Les danseurs Christophe, Jermaine, Brian et Roberto sont rejoints par Mylène, vêtue d’un pantalon noir, d’une robe de chambre en velours rouge et d’une écharpe à carreaux. Ils effectuent la célèbre chorégraphie du tube de Mylène, sur lequel tout le monde s’amuse comme des fous, dans le public comme sur scène. Mylène fait reprendre le titre au public en étant morte de rire…

Elle commence ensuite la chanson qui porte son nom, Mylène s’en fout, agenouillée sous des éclairages simples et sombres. Elle se lève et parcourt lentement la scène en chantant. Au pont, elle reçoit une peluche qu’elle embrasse et renvoie à une personne du public. On devine qu’elle lui a demandé « C’est à vous ? » avant de lui renvoyer... A la fin de la chanson, Mylène se dirige vers le fond de la scène, juste devant l’écran géant, tandis qu’apparaissent à l’écran des images en noir et blanc présentant l’ensemble des musiciens et des danseurs qui marchent ensemble, parlent et rient, de belles images qui témoignent de la bonne ambiance qui régnait dans l’équipe.

Ces images s’estompent lorsque que retentit le début de Désenchantée dans une salle encore plongée dans l’obscurité. Un projecteur éclaire simplement Mylène lorsqu’elle s’avance au milieu de tous ses danseurs immobiles. Elle a retiré la robe de chambre et l’écharpe, laissant apparaître un petit haut noir orné d’une bande transparente au-dessus de la poitrine. Les danseurs portent le même ensemble noir avec un petit haut s’arrêtant au-dessus du nombril, sans la bande transparente. La musique, calme au début, s’énerve dès le premier refrain et Mylène et ses danseurs effectuent la mythique chorégraphie du plus grand tube de la carrière de la chanteuse.

L’ambiance dans le public est à la hauteur du succès de la chanson. La salle est déchaînée, et Mylène fait reprendre le refrain au public à de nombreuses reprises, lui disant : « Cette chanson est la vôtre, chantez-la avec moi ! ». La chanson semble ne jamais vouloir finir, l’ambiance est vraiment à la fête.

Le retour au calme s’effectue tout de suite après. Les images d’une fusée en train de décoller puis d’exploser en plein vol apparaissent à l’écran. Sur scène, les éclairages autour de l’écran géant sont disposés en forme de cœur, pour un effet de toute beauté. Mylène apparaît au son des premières notes de Rêver, vêtue d’une robe originale de Paco Rabanne, créateur de tous les costumes du show, une robe en lamé grise, métallique, très décolletée devant et derrière… Elle interprète la chanson dans une version épurée, très émue, en osmose avec le public, lui aussi très ému. Ses larmes sont retransmises en gros plan sur l’écran géant, tandis qu’elle laisse au public le soin de finir les refrains lorsque sa voix se casse. Elle le fait chanter plusieurs fois lors de plusieurs reprises du refrain, et dit : « J’ai les plus beaux visages devant moi… Et ça ne s’oublie pas, merci beaucoup ».

Mylène se dirige vers le fond de la scène, où l’attend un tabouret haut. Les deux guitaristes sont placés à côté d’elle, de part et d’autre du tabouret. Elle introduit la chanson suivante, particulièrement émue, par ces mots : « Je voudrais vous donner cette chanson… Quand j’ai pensé et écrit cette chanson j’ai pensé à quelqu’un que j’aimais très fort et que j’ai perdu. Il y a deux choix dans la vie : ou on regrette éternellement cette personne, ou on est heureux pour elle et on essaye de continuer sa vie… Je voudrais vous dédier cette chanson, parce que je pense que vous avez tous vécu quelque chose comme ça… ». Et elle interprète ainsi Laisse le vent emporter tout, en essayant de contenir une intense émotion. Le moment est très beau, la scène baignée dans des éclairages orangés, Mylène entourée de ses deux guitaristes…

A peine la chanson finie, les premiers accords de guitare de Tomber 7 fois… retentissent, et la scène s’éclaire pour révéler Mylène, en imper de cuir noir par-dessus un ensemble pantalon et soutien-gorge beiges, devant un pied de micro. Le pont de la chanson est l’occasion pour Mylène de présenter ses musiciens, tandis que les danseurs, torse nu et pantalon noir, arrivent également sur scène pour que Mylène les présente à leur tour. Elle reprend à plusieurs reprises le refrain, puis dit bonsoir au public…

Débarrassée de son imperméable beige, Mylène interprète une version cristalline d’Ainsi soit je…, sobrement accompagnée du piano d’Yvan Cassar et de la basse de Jerry Watts Jr. Elle finit la chanson par « Ainsi soit ma vie… Merci… ». Alors que le public l’acclame, elle déclare, émue : « Je voulais vous dire que je crois que je suis en train de passer les plus beaux jours de ma vie, et je voulais vous en remercier… ».

La fin de sa phrase est étouffée par le début de la chanson suivante, petite surprise qui fut réservée aux spectateurs de la tournée lors des toutes dernières dates de celle-ci, à Genève et à Paris Bercy. Il s’agit d’une reprise du tube de Michel Polnareff, La poupée qui fait non, interprétée en duo avec le roi du raï, Khaled. Mylène et le chanteur, tout sourire, interprètent la chanson en parcourant la scène, côte à côté…

Le noir se fait dans la salle, tandis qu’un décompte apparaît sur l’écran géant : « Sept ! Six ! Cinq ! Quatre ! Trois ! Deux ! Un ! ». Un bruit de locomotive retentit, de la fumée s’élève de la scène, le bruit de la machinerie d’un train se fait entendre, tandis qu’au bout de l’avancée de la scène, une barrière reprenant l’avant d’un train apparaît. Les premières notes de XXL sont accompagnées d’effets de lumière en rythme avec les guitares. Les danseurs, en combinaison dorée, apparaissent sur scène pour effectuer des mouvements très acrobatiques. Mylène arrive, en combinaison violette assez sexy, décolletée jusqu’au nombril ! Elle interprète la chanson avec un grand sourire, tandis que les danseurs effectuent leur chorégraphie. Lors du second refrain, le bout de l’avancée, sur laquelle elle se trouve, s’élève lentement au-dessus du public, jusqu’à atteindre une hauteur de trois mètres cinquante. La salle est nimbée de lumière. La plateforme redescend, et Mylène reprend plusieurs fois le refrain. Des effets pyrotechniques se déclenchent brusquement en un éclair aveuglant de lumière, des étincelles jaillissent de partout, la salle est en délire. Mylène et ses danseurs sont en ligne devant la scène, se tenant par la main, savourant les ovations du public…

Tandis que la caméra se dirige vers le public, « Mylène Farmer – Live à Bercy » s’affiche à l’écran, puis le générique de fin se déroule sur une image fixe de la scène, à la fin du concert. Les toutes dernières images nous montrent les coulisses du concert de Genève, en noir et blanc, juste après que le concert se soit achevé. Mylène, emmitouflée dans une robe de chambre, se dirige vers la sortie. Elle porte un sourire radieux sur son visage…
    

Vos réactions

Attention, vous n'êtes pas connecté ! Connectez-vous en cliquant ici. Le retour sur cette page sera automatique.