Yves (La dernière
heure Belgique) :
On a annoncé, à tort ou a raisons, que ce concert
serait votre concert d'adieu, que vous n'en feriez plus après, est-ce
exact ?
Mylène : Vous m'annoncez quelque chose que j'ignore. Ce n'est pas mon
concert d'adieu. Je souhaite faire ce métier le plus longtemps possible.
Michel Troadec (Ouest France) : Juste une question facile : c'est la symbolique des 13
concerts à partir d'un vendredi 13. Comment est venue l'idée ?
Mylène : Écoutez, c'est vraiment un pur hasard et j'avoue qu'on s'amuse
de cette idée en tout cas (rires). C'est juste un hasard.
Thierry Suc : Juste pour la petite histoire, c'est un vrai hasard car
Bercy est peu disponible pour les spectacles car c'est avant tout une
salle de sport. Quand on a téléphoné pour parler de notre projet, une
des seules possibilités était à partir de ce vendredi 13 janvier et
juste pendant 13 dates... Et si vous additionnez 13 janvier 2006, la somme
des chiffres fait encore 13. (Ndlr : 1+3+0+1+2+0+0+6=13)
Un journaliste (anonyme) : Si c'est un spectacle
intransportable, c'est que vous avez prévu des choses un peu
particulières. Est ce qu'on peut en savoir plus...
Mylène : Cela fait pour l'instant à peut près 6 mois qu'on travaille
sur ce spectacle avec quelques idées, vous dire que ce sera magique, je
l'espère... Que ce sera émouvant, je le souhaite,.... Ma foi, après, il
faut continuer pour nous de travailler tous les trois (rires). Si monsieur
Boutonnat veut rajouter des choses, non ?
Laurent Boutonnat : Par rapport au fait que ce soit intransportable...
L'idée c'est en fait d'utiliser toute la salle de Bercy, qui est une
salle assez incroyable, et de pouvoir l'utiliser complètement, c'est à
dire de se dire que tout à coup on n'a pas besoin de restreindre la
scène... Qu'on peut tout faire : avoir plusieurs scènes, maquiller la
salle, mettre du son partout, mettre des caissons de basses sous tous les
gradins... Par exemple, mettre du son de façon à ce que tous les gens,
où qu'ils soient dans la salle, aient la même vision direction sonore,
qu'il n'y ait pas de direction sonore face à une scène. Donc, on essaie
plein de choses, on va essayer plein de choses comme ça. Voilà... Plus
des tas d'éléments qu'on ne peut pas transporter.
Daniel Beaucourt (Télé Poche)
: Je voudrais vous parler de ce qu'on a qualifié de
"stratégie du silence", qui vous a plutôt réussi ces
dernières années... Pourquoi la brisez-vous aujourd'hui ? La
conférence de presse n'est pas un exercice auquel vous êtes rompue, en
tout cas, pas en France...
Mylène : ...
Daniel Beaucourt : Pourquoi avez vous décidé de vous adresser aux
médias de cette façon ?
Mylène : Écoutez, je l'ai fait vraiment pour une raison, pour répondre
à une demande de Thierry Suc, qui est mon ami, mon manager et mon producteur
de spectacles. Parce que je pense que parfois il faut être quelqu'un
d'autre que soi-même. Ma nature profonde est le mystère. Je ne cultive
pas le mystère, contrairement à tout ce qu'on peut dire sur moi, c'est
ma nature profonde. J'ai beaucoup de mal à me justifier, maintenant je
pense qu'il était important de répondre à cette demande.
Sonia (NRJ) : Est ce que vous pouvez parler du contenu du spectacle ? Nouvel
album ? Pas de nouvel album ? Nouvelles chansons sur scène ?
Mylène : Alors, oui j'ai un nouvel album qui sortira, je pense, mi-mars.
Nous sommes en quasi-finalité de cet album, en mixage donc. Vous dire
qu'il existera sur scène, certainement, dans sa majorité, avec, bien
sur, d'autres chansons d'autres albums... Quant au contenu de la scène,
là, j'avoue que je ne peux pas répondre précisément car c'est en cours
d'élaboration.
Sonia : L'atmosphère des chansons peut être ?
Mylène : L'atmosphère, ce sera en terme de production qu'il y aura de
petits changements, mais moi je reste la même, donc, c'est la même atmosphère
(rires).
Laurent Boutonnat : C'est difficile de répondre précisément sur quelque
chose qu'on fait soi-même, d'avoir du recul dessus, sur les choses qui
changent, qui sont différentes...
Frank (Egérie) : Je voudrais savoir s'il était envisageable d'aller au-delà de
ces 13 dates prévues ou alors est-ce que c'est 13 dates quoi qu'il en
soit ?
Mylène : Je pense que c'est plus Thierry Suc qui pourra vous répondre...
Thierry Suc : Pour l'instant, c'est vraiment 13 dates parce que les
disponibilités de Bercy ne permettent pas de faire autrement. Les choses
peuvent évoluer, on verra avec le temps, mais aujourd'hui, c'est 13
concerts.
Un journaliste (anonyme) : C'est un énorme travail pour 13
représentations... Est ce que vous attendez ce travail avec impatience,
est ce que vous y prenez votre pied ?
Mylène : Mon pied ? (rires) Vous savez, la production d'un spectacle...
Le travail, j'aime le travail. J'aime travailler, ça donne un sens à ma
vie. La seule chose qui me guide, c'est l'envie d'être sur scène, de
partager la scène avec le public. Donc quel que soit le travail, peu
m'importe, mais c'est beaucoup de travail, en effet...
Le journaliste : Mais 13 fois sur scène, c'est vraiment peu ?
Mylène : C'est vrai, c'est aussi une frustration, croyez-moi, mais c'est
mon choix. J'assume ce choix-là. Je sais déjà que je remonterai sur
scène dans le futur. Je sais que je retrouverais la province et...
Voilà.
Antoine Menuisier (Le Matin) : Est ce qu'il y aura un DVD du spectacle ?
Mylène : Oui, bien sur, comme pour tous mes spectacles.
Antoine : Et la province, ce sera pour quand ?
Mylène (qui n'a pas bien entendu la question ) : La province ne peut pas
exister pour toutes ces raisons, mais sachez quand même que pour les
trois scènes précédentes que j'ai faites, nous avons, et c'était
vraiment très important pour le respect du public, transporter le même
spectacle de Paris en province. Or, là, ça n'est pas possible.
Un journaliste (anonyme) : Donc l'idée c'est que les gens viennent à
Paris ?
Mylène : Voilà, très humblement, je vais demander aux gens de venir à
moi...
Thierry Suc : D'habiter Bercy complètement de de pouvoir faire des choses
dans Bercy qu'on ne peut pas faire quand on s'installe quatre soirs ou six
soirs...
Virginie Carton (La Voix du Nord)
: Vous avez évoqué quelques éléments du spectacles,
est-ce qu'il y aura aussi des chorégraphies, est ce que vous savez à peu
près combien vous serez sur scène ?
Mylène : Il y aura des chorégraphies, il y aura des danseurs... Il y
aura bien sur (rire) des musiciens... Maintenant, combien serons-nous sur
scène ? Je ne sais pas actuellement. Peut-être Thierry Suc...
Thierry Suc : Non, on est dans la phase où les castings vont commencer,
c'est un tout petit peu tôt. Pour pouvoir commencer à mettre les
spectacles en ventes... Ils vont être en vente à partir de demain
matin.... Il y a d'ailleurs un site qui vient d'être créé, qui sera
opérationnel dès demain matin avec la possibilité pour tous les gens de
province d'accéder aux fameux packages donc je parlais... Pour pouvoir
mettre en vente donc, on a dû donc savoir un petit peu où l'on allai,
qu'elle serait l'angle de vision à tel endroit ou à tel endroit. On n'a
pas du tout envie d'avoir des gens qui se retrouvent derrière la scène,
contrairement à d'autres spectacles. C'est la seule chose qu'on sait
aujourd'hui : on a avancé sur l'infrastructure... On sait que les gens
seront là et verront bien et que comme les places qui seraient là ne
verraient rien, on ne les met pas en vente...
Une journaliste (anonyme) :
Ca sera
quelque chose de jamais vu ?
Mylène : Écoutez, ce serait présomptueux
de notre part, mais, en tout cas, le plus magique possible, oui...
Laurent Boutonnat : Ce qui est bien, c'est qu'on peut tout faire dans un
cas comme ça. Le but n'est pas de faire des choses jamais vues, car les
choses qu'on n'a jamais vues, on s'aperçoit souvent que..., mais que ce
soit surprenant.
Une journaliste (Gala) :
Je me demande si
cela n'est pas un peu restrictif de faire ça sur Paris et quel va être
le coût pour ceux qui vont venir vous voir de Province... Je sais que
vous avez un fan-club très actif, particulièrement, fanatique
d'ailleurs...
Mylène : "Aimant", peut-être.
Pas fanatique, je préfère le mot "aimant".
La journaliste : Votre public est quand
même très passionnel, et donc, il va se déplacer pour venir vous voir.
Ca lui coût cher ?
Mylène : Monsieur Thierry Suc ?
Thierry : Les places... Je vais vous donner
les prix des places... Ca va s'échelonner de 54 euros, les moins chères,
à 132 euros, les plus chères ; prix de vente public. Il y aura aussi des
packages comme je vous l'ai expliqué". Et puis, ça sera peut-être
aussi un rendez-vous pour certaines personnes... L'occasion de passer un
week-end à Paris... Avec une nuit d'hôtel, deux nuits, un hôtel une
étoile, deux étoiles... On a fait travailler les gens, des agences de
voyages qui ont essayé de négocier 10 000 chambres d'hôtel au meilleur
tarif possible, on a pris tout ça en amont, on a une négociation avec
Air France qui a permis d'obtenir un prix aller-retour à 100 euros de
quelque ville que les gens viennent. Bien sûr, c'est de l'argent, on est
très conscient. Mais pour moins de 300 euros, quelqu'un pourra venir voir
le spectacle et passer un week-end à Paris. Ca se fait dans plein de
villes dans le monde. Quand il y a un rendez-vous lié à un projet
artistique, je pense que ça vaut la peine.
Aurélie Janssen (M6) : Pourquoi avoir
attendu cinq ans avant de remonter sur scène ? Le public vous a manqué?
Mylène : Le public me mange... me mange
toujours (rires) pardon, me manque toujours. Lapsus. Pourquoi avoir
attendu aussi longtemps ? Parce que j'ai eu besoin de faire un nouvel
album, que j'attendais aussi que Laurent soit disponible (Ndlr : Laurent
trouve ça un peu fort...) D'autre part, je veux ces moments rares. Je
suis peu montée sur scène ; j'ai trois spectacles à mon actif, pour
cette raison. Parce que j'ai besoin d'avoir une émotion intacte, que j'ai
besoin de ces moments de silence pour pouvoir revenir et j'espère donner
le maximum, et recevoir aussi.
Eric Jean-Jean (RTL) : Deux questions sur
l'album, on sait qu'il arrive en Mars, qu'est-ce qu'on peut dire dessus,
comment va-t-il s'appeler, qu'est-ce que vous Mylène, en tant qu'auteur,
avez envie d'y raconter ?
Mylène : Je vais surtout répondre à la
première question. L'album s'intitulera "Avant que l'ombre"
avec trois petits points derrière. Il y aura de nombreuses chansons, je
pense 14 titres enregistrés. Et, je vais tenter de répondre à la
deuxième question, c'est continuer très égoïstement (sourire) de
parler de moi, de mes ombres, de mes lumières, et puis, voilà...
Eric : Vous en êtes où de
l'enregistrement, mixage, production ?
Mylène : Très très avancés là.
Laurent Boutonnat : L'album sera
probablement terminé à la fin de l'année, le 31 probablement. Il sera
pratiquement terminé à la fin de l'année et il y aura un premier single
fin janvier.
Pierre Yobert (Pink TV) : Pourquoi
êtes-vous devenue une idole, une icône gay, pour la communauté gay qui
fait partie de votre public ?
Mylène : Pourquoi ? C'est probablement
plus à eux de répondre pour moi! (rires) Si ce n'est que la chose qui me vient à
l'esprit, c'est... peut-être ont-ils une sensibilité exacerbée comme
la mienne. Et puis, quoi qu'il arrive, ça me réjouit (rires).
David Lelait (Nous Deux) : Vous présentez
depuis des années des spectacles très impressionnants, vous êtes une
show-woman, je voulais savoir si vous n'aviez pas envie par moment de
présenter un spectacle plus intimiste, pourquoi pas à l'Olympia,
pourquoi pas un tour de chant ?
Mylène : Ca peut être envisageable dans
l'avenir, mais c'est vrai que j'ai encore envie de grandes salles,
d'immensité... Mais, pourquoi pas ? C'est possible. Je ne connais pas, en
tout cas, cette expérience, mais de dont je suis sûre c'est que même si
on fait un Bercy ou j'imagine un Stade de France, pour ceux qui ont envie
de le faire... on peut tout à fait créer une intimité dans cette
immensité, donc ça ne me manque pas à priori. Peut-être pas au
Stade de France, me dit-on (Ndlr : Laurent), je ne sais pas alors (rires).
Peut-être dans l'avenir, pourquoi pas ?
Stéphane Lecarrier (Radio 6 Calais) : Bon
nombre de vos clips sont de véritables productions cinématographiques,
est-ce qu'on peut s'attendre à un concert réalisé dans un environnement
cinématographique avec des effets 5.1 ?
Mylène (s'adressant à Laurent) : A toi !
(rires)
Laurent : Non, le problème du 5.1 c'est
que ça demande une direction. Si vous envisagez du 5.1, il faudrait que
les gens soient face à une scène. L'idée est effectivement de jouer
avec ça, mais sans avoir de direction, mais d'avoir le même son où que
soient les gens. Par contre, jouer avec le son, avec les basses, avec les
effets... Ponctuer, entre des moments, des chansons, avec des effets de
lumières, de sons, bien sûr...
Thierry Suc : Le son va être habillé avec
un jeune ingénieur du son très talentueux, avec lequel on a déjà
travaillé, qui s'appelle Stéphane Bisson.
Jean-Louis Gérard (MCM) : C'est aussi une
question pour Laurent Boutonnat, quel est la couleur musicale de l'album,
qu'est-ce qui vous a inspiré ? Vous étiez revenu avec un single aux
sonorités électro... "L'Âme-Stram-Gram"... Qu'en-est-il cette
fois-ci ?
Laurent Boutonnat : C'est difficile, c'est
très difficile. On aime, Mylène et moi-même, les mélanges... C'est un
album où il y a beaucoup de musiciens, un mélange de musiciens... de
sons électroniques et d'instruments acoustiques.
Mylène : Je vais t'interrompre... Mais il
y a sans doute, par rapport aux autres albums, beaucoup plus de guitares.
Laurent : Oui... beaucoup d'instruments ...
acoustiques ! (rires dans la salle).
Jean-Christophe Fédérici (Star Club) :
J'ai une question sur les concerts, vous vous déplacez assez souvent en
concert. Est-ce qu'il y a un performer ou un concert récent qui vous a
plu ou moins marquée ? Avez-vous une préférence scénique personnelle
qui vous tient à cur ?
Mylène : La première... Le premier groupe
qui me vient à l'esprit, c'est U2, qui j'avoue et pour sa musique et pour
la performance, la voix, l'âme... surtout, m'impressionne énormément.
C'est toujours quand on vous pose la question qu'on a un énorme trou
(rires).
Laurent : Contrairement à ce que vous
dites. Mylène ne va pas très très souvent en concert...
Un journaliste : Je crois que vous êtes
allée voir Madonna. Qu'en avez-vous pensé, est-ce que ça vous a
inspiré ?
Mylène : Écoutez, je trouve que c'est
évidemment une personne de grand talent, une grande professionnelle. Si
je puis formuler une toute petite critique, je trouve que ça manque un
tout petit peu de sentiment, manque d'âme... Maintenant, voilà, ce n'est
pas à moi d'en juger. Vous me posez la question. J'y réponds. Mais
néanmoins, c'est une personne, évidemment de grand talent.
Daniel Beaucourt (Télé poche) :
Contrairement à ce que dis ma consur, vous n'avez pas de fan club en
France, vous n'avez jamais voulu en avoir...
Mylène : Non, je n'ai jamais souhaité...
Daniel : Toutefois, il y a eu des
publications qui, je sais pas, ont vu le jour, peut-être avec votre
assentiment ou non. Je pense que l'Instant-Mag faisait partie de
celles-là...
Mylène : Qui est de qualité...
Daniel : Justement, que vous évoque la fin
de ce magazine ?
Mylène : La fin... Il y a une fin à tout.
Donc, je la prends avec sérénité et je crois qu'ils ont l'intention de
poursuivre un autre magazine, il me semble...
Thierry Suc : Oui, ils en démarrent un
autre. Mais comme rien n'est initié par Mylène, ni par son entourage, en
fait, les fans qui décident de créer un fan club, peuvent le faire. On
les a toujours laissé complètement libre de le faire. Et ceux qui
décident d'arrêter quelque chose sont bien évidemment libres de le
faire également. C'est leur choix de faire ou de ne pas faire.
Daniel : Je pensais que vous aviez un droit
de regard...
Mylène : Non, absolument pas...
Thierry Suc : Non, aucune ligne éditoriale
n'est contrôlée, regardée... Ils font ce qu'ils veulent, ils disent ce
qu'ils veulent...
Gilles Médioni (L'Express) : je croyais
que vous aviez des projets cinéma. Est-ce qu'ils sont mis entre
parenthèses à cause de la scène ?
Mylène : Écoutez, j'ai été moi-même
assez surprise de beaucoup d'annonces concernant le cinéma. Pour
l'instant, il ne s'agit pas pour mois de faire de cinéma, en revanche,
j'aime le cinéma. J'espère un jour faire un autre film et pourquoi pas
m'essayer à la production, en tout cas, c'est un métier qui me
passionne... C'est très très difficile, mais c'est un univers qui
m'intéresse.
Un journaliste (anonyme) : Laurent
Boutonnat, n'avez-vous pas aussi un projet cinéma ?
Laurent Boutonnat : C'est plus qu'un
projet, j'ai un film en préparation. Il se tournera en mars prochain.
Le journaliste : On peut savoir le sujet ?
Laurent : C'est une adaptation du roman de
XIXème siècle qui s'appelle "Jacquou le Croquant" (Ndlr : cela
a été un téléfilm célèbre des années 70 avec Eric Damain).
Un journaliste (anonyme) : Pourquoi "Giorgino"
n'est-il pas sorti en DVD ? C'est une question de droits ?
Laurent : Non, c'est que cela a été une
histoire assez difficile à vivre, "Giorgino". Ce film n'a pas
marché du tout. A l'époque, j'ai presque financé moi-même 80 % de ce
film, donc, il a fallu rebondir. J'ai pu en fait récupérer les droits
de ce film, d'exploitation vidéo, etc. Et à ce moment-là, je n'avais eu
qu'une envie, c'était prendre les droits, les mettre dans un tiroir, le
fermer, et ne plus jamais en entendre parler. C'est aussi simple que ça.
Peut-être qu'un jour, je le sortirai en DVD. Peut-être après un autre
film... Voilà.
Sophie (Too Much) : Je voudrais vous poser
deux petites questions. La première était par rapport à l'album.
J'avais entendu parler de collaborations sur les musiques avec d'autres
artistes...
Mylène : Absolument pas, non, jamais,
jamais envisagé.
Sophie : et la deuxième, c'était tout
simplement ce que vous pensez de la biographie sur vous de Bernard...
Mylène (Personne n'a entendu le nom) :
Bernard qui ? (rires) C'était facile!
(Éclat de rires général)
Laurent (discrètement à Mylène) : Mais
tu l'as lue, non ?
Mylène : (rires gênés)
(Applaudissements de
la salle)
Mylène : Je vous remercie d'être venu en tout cas, merci beaucoup.
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