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Conférence de presse du 16 décembre 2004

Mylène Farmer / Conférence de presse 2004

Jusqu'au dernier moment, personne ne voulait y croire. Quelques jours seulement avant le jour J, les journalistes reçoivent une invitation : ce sera le jeudi 16 décembre (2004) à 18h30, aux Salons France-Amériques de l'avenue Franklin Roosevelt (Paris 8ème).

Reconstitution vidéo



Retranscription écrite

Yves (La dernière heure Belgique) : On a annoncé, à tort ou a raisons, que ce concert serait votre concert d'adieu, que vous n'en feriez plus après, est-ce exact ?
Mylène : Vous m'annoncez quelque chose que j'ignore. Ce n'est pas mon concert d'adieu. Je souhaite faire ce métier le plus longtemps possible.

Michel Troadec (Ouest France) : Juste une question facile : c'est la symbolique des 13 concerts à partir d'un vendredi 13. Comment est venue l'idée ?
Mylène : Écoutez, c'est vraiment un pur hasard et j'avoue qu'on s'amuse de cette idée en tout cas (rires). C'est juste un hasard.
Thierry Suc : Juste pour la petite histoire, c'est un vrai hasard car Bercy est peu disponible pour les spectacles car c'est avant tout une salle de sport. Quand on a téléphoné pour parler de notre projet, une des seules possibilités était à partir de ce vendredi 13 janvier et juste pendant 13 dates... Et si vous additionnez 13 janvier 2006, la somme des chiffres fait encore 13. (Ndlr : 1+3+0+1+2+0+0+6=13)

Un journaliste (anonyme) : Si c'est un spectacle intransportable, c'est que vous avez prévu des choses un peu particulières. Est ce qu'on peut en savoir plus...
Mylène : Cela fait pour l'instant à peut près 6 mois qu'on travaille sur ce spectacle avec quelques idées, vous dire que ce sera magique, je l'espère... Que ce sera émouvant, je le souhaite,.... Ma foi, après, il faut continuer pour nous de travailler tous les trois (rires). Si monsieur Boutonnat veut rajouter des choses, non ?
Laurent Boutonnat : Par rapport au fait que ce soit intransportable... L'idée c'est en fait d'utiliser toute la salle de Bercy, qui est une salle assez incroyable, et de pouvoir l'utiliser complètement, c'est à dire de se dire que tout à coup on n'a pas besoin de restreindre la scène... Qu'on peut tout faire : avoir plusieurs scènes, maquiller la salle, mettre du son partout, mettre des caissons de basses sous tous les gradins... Par exemple, mettre du son de façon à ce que tous les gens, où qu'ils soient dans la salle, aient la même vision direction sonore, qu'il n'y ait pas de direction sonore face à une scène. Donc, on essaie plein de choses, on va essayer plein de choses comme ça. Voilà... Plus des tas d'éléments qu'on ne peut pas transporter.

Daniel Beaucourt (Télé Poche) : Je voudrais vous parler de ce qu'on a qualifié de "stratégie du silence", qui vous a plutôt réussi ces dernières années... Pourquoi la brisez-vous  aujourd'hui ? La conférence de presse n'est pas un exercice auquel vous êtes rompue, en tout cas, pas en France...
Mylène : ...

Daniel Beaucourt : Pourquoi avez vous décidé de vous adresser aux médias de cette façon ?
Mylène : Écoutez, je l'ai fait vraiment pour une raison, pour répondre à une demande de Thierry Suc, qui est mon ami, mon manager et mon producteur de spectacles. Parce que je pense que parfois il faut être quelqu'un d'autre que soi-même. Ma nature profonde est le mystère. Je ne cultive pas le mystère, contrairement à tout ce qu'on peut dire sur moi, c'est ma nature profonde. J'ai beaucoup de mal à me justifier, maintenant je pense qu'il était important de répondre à cette demande.

Sonia (NRJ) : Est ce que vous pouvez parler du contenu du spectacle ? Nouvel album ? Pas de nouvel album ? Nouvelles chansons sur scène ?
Mylène : Alors, oui j'ai un nouvel album qui sortira, je pense, mi-mars. Nous sommes en quasi-finalité de cet album, en mixage donc. Vous dire qu'il existera sur scène, certainement, dans sa majorité, avec, bien sur, d'autres chansons d'autres albums... Quant au contenu de la scène, là, j'avoue que je ne peux pas répondre précisément car c'est en cours d'élaboration.

Sonia : L'atmosphère des chansons peut être ?
Mylène : L'atmosphère, ce sera en terme de production qu'il y aura de petits changements, mais moi je reste la même, donc, c'est la même atmosphère (rires).
Laurent Boutonnat : C'est difficile de répondre précisément sur quelque chose qu'on fait soi-même, d'avoir du recul dessus, sur les choses qui changent, qui sont différentes...

Frank (Egérie) : Je voudrais savoir s'il était envisageable d'aller au-delà de ces 13 dates prévues ou alors est-ce que c'est 13 dates quoi qu'il en soit ?
Mylène : Je pense que c'est plus Thierry Suc qui pourra vous répondre...
Thierry Suc : Pour l'instant, c'est vraiment 13 dates parce que les disponibilités de Bercy ne permettent pas de faire autrement. Les choses peuvent évoluer, on verra avec le temps, mais aujourd'hui, c'est 13 concerts.

Un journaliste (anonyme) : C'est un énorme travail pour 13 représentations... Est ce que vous attendez ce travail avec impatience, est ce que vous y prenez votre pied ?
Mylène : Mon pied ? (rires) Vous savez, la production d'un spectacle... Le travail, j'aime le travail. J'aime travailler, ça donne un sens à ma vie. La seule chose qui me guide, c'est l'envie d'être sur scène, de partager la scène avec le public. Donc quel que soit le travail, peu m'importe, mais c'est beaucoup de travail, en effet...

Le journaliste : Mais 13 fois sur scène, c'est vraiment peu ?
Mylène : C'est vrai, c'est aussi une frustration, croyez-moi, mais c'est mon choix. J'assume ce choix-là. Je sais déjà que je remonterai sur scène dans le futur. Je sais que je retrouverais la province et... Voilà.

Antoine Menuisier (Le Matin) : Est ce qu'il y aura un DVD du spectacle ?
Mylène : Oui, bien sur, comme pour tous mes spectacles.

Antoine : Et la province, ce sera pour quand ?
Mylène (qui n'a pas bien entendu la question ) : La province ne peut pas exister pour toutes ces raisons, mais sachez quand même que pour les trois scènes précédentes que j'ai faites, nous avons, et c'était vraiment très important pour le respect du public, transporter le même spectacle de Paris en province. Or, là, ça n'est pas possible.

Un journaliste (anonyme) : Donc l'idée c'est que les gens viennent à Paris ?
Mylène : Voilà, très humblement, je vais demander aux gens de venir à moi...
Thierry Suc : D'habiter Bercy complètement de de pouvoir faire des choses dans Bercy qu'on ne peut pas faire quand on s'installe quatre soirs ou six soirs...

Virginie Carton (La Voix du Nord) : Vous avez évoqué quelques éléments du spectacles, est-ce qu'il y aura aussi des chorégraphies, est ce que vous savez à peu près combien vous serez sur scène ?
Mylène : Il y aura des chorégraphies, il y aura des danseurs... Il y aura bien sur (rire) des musiciens... Maintenant, combien serons-nous sur scène ? Je ne sais pas actuellement. Peut-être Thierry Suc...
Thierry Suc : Non, on est dans la phase où les castings vont commencer, c'est un tout petit peu tôt. Pour pouvoir commencer à mettre les spectacles en ventes... Ils vont être en vente à partir de demain matin.... Il y a d'ailleurs un site qui vient d'être créé, qui sera opérationnel dès demain matin avec la possibilité pour tous les gens de province d'accéder aux fameux packages donc je parlais... Pour pouvoir mettre en vente donc, on a dû donc savoir un petit peu où l'on allai, qu'elle serait l'angle de vision à tel endroit ou à tel endroit. On n'a pas du tout envie d'avoir des gens qui se retrouvent derrière la scène, contrairement à d'autres spectacles. C'est la seule chose qu'on sait aujourd'hui : on a avancé sur l'infrastructure... On sait que les gens seront là et verront bien et que comme les places qui seraient là ne verraient rien, on ne les met pas en vente...

Une journaliste (anonyme) : Ca sera quelque chose de jamais vu ?
Mylène : Écoutez, ce serait présomptueux de notre part, mais, en tout cas, le plus magique possible, oui...
Laurent Boutonnat : Ce qui est bien, c'est qu'on peut tout faire dans un cas comme ça. Le but n'est pas de faire des choses jamais vues, car les choses qu'on n'a jamais vues, on s'aperçoit souvent que..., mais que ce soit surprenant.

Une journaliste (Gala) : Je me demande si cela n'est pas un peu restrictif de faire ça sur Paris et quel va être le coût pour ceux qui vont venir vous voir de Province... Je sais que vous avez un fan-club très actif, particulièrement, fanatique d'ailleurs...
Mylène : "Aimant", peut-être. Pas fanatique, je préfère le mot "aimant".

La journaliste : Votre public est quand même très passionnel, et donc, il va se déplacer pour venir vous voir. Ca lui coût cher ?
Mylène : Monsieur Thierry Suc ?
Thierry : Les places... Je vais vous donner les prix des places... Ca va s'échelonner de 54 euros, les moins chères, à 132 euros, les plus chères ; prix de vente public. Il y aura aussi des packages comme je vous l'ai expliqué". Et puis, ça sera peut-être aussi un rendez-vous pour certaines personnes... L'occasion de passer un week-end à Paris... Avec une nuit d'hôtel, deux nuits, un hôtel une étoile, deux étoiles... On a fait travailler les gens, des agences de voyages qui ont essayé de négocier 10 000 chambres d'hôtel au meilleur tarif possible, on a pris tout ça en amont, on a une négociation avec Air France qui a permis d'obtenir un prix aller-retour à 100 euros de quelque ville que les gens viennent. Bien sûr, c'est de l'argent, on est très conscient. Mais pour moins de 300 euros, quelqu'un pourra venir voir le spectacle et passer un week-end à Paris. Ca se fait dans plein de villes dans le monde. Quand il y a un rendez-vous lié à un projet artistique, je pense que ça vaut la peine.

Aurélie Janssen (M6) : Pourquoi avoir attendu cinq ans avant de remonter sur scène ? Le public vous a manqué?
Mylène : Le public me mange... me mange toujours (rires) pardon, me manque toujours. Lapsus. Pourquoi avoir attendu aussi longtemps ? Parce que j'ai eu besoin de faire un nouvel album, que j'attendais aussi que Laurent soit disponible (Ndlr : Laurent trouve ça un peu fort...) D'autre part, je veux ces moments rares. Je suis peu montée sur scène ; j'ai trois spectacles à mon actif, pour cette raison. Parce que j'ai besoin d'avoir une émotion intacte, que j'ai besoin de ces moments de silence pour pouvoir revenir et j'espère donner le maximum, et recevoir aussi.

Eric Jean-Jean (RTL) : Deux questions sur l'album, on sait qu'il arrive en Mars, qu'est-ce qu'on peut dire dessus, comment va-t-il s'appeler, qu'est-ce que vous Mylène, en tant qu'auteur, avez envie d'y raconter ?
Mylène : Je vais surtout répondre à la première question. L'album s'intitulera "Avant que l'ombre" avec trois petits points derrière. Il y aura de nombreuses chansons, je pense 14 titres enregistrés. Et, je vais tenter de répondre à la deuxième question, c'est continuer très égoïstement (sourire) de parler de moi, de mes ombres, de mes lumières, et puis, voilà...

Eric : Vous en êtes où de l'enregistrement, mixage, production ?
Mylène : Très très avancés là.
Laurent Boutonnat : L'album sera probablement terminé à la fin de l'année, le 31 probablement. Il sera pratiquement terminé à la fin de l'année et il y aura un premier single fin janvier.

Pierre Yobert (Pink TV) : Pourquoi êtes-vous devenue une idole, une icône gay, pour la communauté gay qui fait partie de votre public ?
Mylène : Pourquoi ? C'est probablement plus à eux de répondre pour moi! (rires) Si ce n'est que la chose qui me vient à l'esprit, c'est... peut-être ont-ils une sensibilité exacerbée comme la mienne. Et puis, quoi qu'il arrive, ça me réjouit (rires).

David Lelait (Nous Deux) : Vous présentez depuis des années des spectacles très impressionnants, vous êtes une show-woman, je voulais savoir si vous n'aviez pas envie par moment de présenter un spectacle plus intimiste, pourquoi pas à l'Olympia, pourquoi pas un tour de chant ?
Mylène : Ca peut être envisageable dans l'avenir, mais c'est vrai que j'ai encore envie de grandes salles, d'immensité... Mais, pourquoi pas ? C'est possible. Je ne connais pas, en tout cas, cette expérience, mais de dont je suis sûre c'est que même si on fait un Bercy ou j'imagine un Stade de France, pour ceux qui ont envie de le faire... on peut tout à fait créer une intimité dans cette immensité, donc ça ne me  manque pas à priori. Peut-être pas au Stade de France, me dit-on (Ndlr : Laurent), je ne sais pas alors (rires). Peut-être dans l'avenir, pourquoi pas ?

Stéphane Lecarrier (Radio 6 Calais) : Bon nombre de vos clips sont de véritables productions cinématographiques, est-ce qu'on peut s'attendre à un concert réalisé dans un environnement cinématographique avec des effets 5.1 ?
Mylène (s'adressant à Laurent) : A toi ! (rires)
Laurent : Non, le problème du 5.1 c'est que ça demande une direction. Si vous envisagez du 5.1, il faudrait que les gens soient face à une scène. L'idée est effectivement de jouer avec ça, mais sans avoir de direction, mais d'avoir le même son où que soient les gens. Par contre, jouer avec le son, avec les basses, avec les effets... Ponctuer, entre des moments, des chansons, avec des effets de lumières, de sons, bien sûr...
Thierry Suc : Le son va être habillé avec un jeune ingénieur du son très talentueux, avec lequel on a déjà travaillé, qui s'appelle Stéphane Bisson.

Jean-Louis Gérard (MCM) : C'est aussi une question pour Laurent Boutonnat, quel est la couleur musicale de l'album, qu'est-ce qui vous a inspiré ? Vous étiez revenu avec un single aux sonorités électro... "L'Âme-Stram-Gram"... Qu'en-est-il cette fois-ci ?
Laurent Boutonnat : C'est difficile, c'est très difficile. On aime, Mylène et moi-même, les mélanges... C'est un album où il y a beaucoup de musiciens, un mélange de musiciens... de sons électroniques et d'instruments acoustiques.
Mylène : Je vais t'interrompre... Mais il y a sans doute, par rapport aux autres albums, beaucoup plus de guitares.
Laurent : Oui... beaucoup d'instruments ... acoustiques ! (rires dans la salle).

Jean-Christophe Fédérici (Star Club) : J'ai une question sur les concerts, vous vous déplacez assez souvent en concert. Est-ce qu'il y a un performer ou un concert récent qui vous a plu ou moins marquée ? Avez-vous une préférence scénique personnelle qui vous tient à cœur ?
Mylène : La première... Le premier groupe qui me vient à l'esprit, c'est U2, qui j'avoue et pour sa musique et pour la performance, la voix, l'âme... surtout, m'impressionne énormément. C'est toujours quand on vous pose la question qu'on a un énorme trou (rires).
Laurent : Contrairement à ce que vous dites. Mylène ne va pas très très souvent en concert...

Un journaliste : Je crois que vous êtes allée voir Madonna. Qu'en avez-vous pensé, est-ce que ça vous a inspiré ?
Mylène : Écoutez, je trouve que c'est évidemment une personne de grand talent, une grande professionnelle. Si je puis formuler une toute petite critique, je trouve que ça manque un tout petit peu de sentiment, manque d'âme... Maintenant, voilà, ce n'est pas à moi d'en juger. Vous me posez la question. J'y réponds. Mais néanmoins, c'est une personne, évidemment de grand talent.

Daniel Beaucourt (Télé poche) : Contrairement à ce que dis ma consœur, vous n'avez pas de fan club en France, vous n'avez jamais voulu en avoir...
Mylène : Non, je n'ai jamais souhaité...

Daniel : Toutefois, il y a eu des publications qui, je sais pas, ont vu le jour, peut-être avec votre assentiment ou non. Je pense que l'Instant-Mag faisait partie de celles-là...
Mylène : Qui est de qualité...

Daniel : Justement, que vous évoque la fin de ce magazine ?
Mylène : La fin... Il y a une fin à tout. Donc, je la prends avec sérénité et je crois qu'ils ont l'intention de poursuivre un autre magazine, il me semble...
Thierry Suc : Oui, ils en démarrent un autre. Mais comme rien n'est initié par Mylène, ni par son entourage, en fait, les fans qui décident de créer un fan club, peuvent le faire. On les a toujours laissé complètement libre de le faire. Et ceux qui décident d'arrêter quelque chose sont bien évidemment libres de le faire également. C'est leur choix de faire ou de ne pas faire.

Daniel : Je pensais que vous aviez un droit de regard...
Mylène : Non, absolument pas...
Thierry Suc : Non, aucune ligne éditoriale n'est contrôlée, regardée... Ils font ce qu'ils veulent, ils disent ce qu'ils veulent...

Gilles Médioni (L'Express) : je croyais que vous aviez des projets cinéma. Est-ce qu'ils sont mis entre parenthèses à cause de la scène ?
Mylène : Écoutez, j'ai été moi-même assez surprise de beaucoup d'annonces concernant le cinéma. Pour l'instant, il ne s'agit pas pour mois de faire de cinéma, en revanche, j'aime le cinéma. J'espère un jour faire un autre film et pourquoi pas m'essayer à la production, en tout cas, c'est un métier qui me passionne... C'est très très difficile, mais c'est un univers qui m'intéresse.

Un journaliste (anonyme) : Laurent Boutonnat, n'avez-vous pas aussi un projet cinéma ?
Laurent Boutonnat : C'est  plus qu'un projet, j'ai un film en préparation. Il se tournera en mars prochain.

Le journaliste : On peut savoir le sujet ?
Laurent : C'est une adaptation du roman de XIXème siècle qui s'appelle "Jacquou le Croquant" (Ndlr : cela a été un téléfilm célèbre des années 70 avec Eric Damain).

Un journaliste (anonyme) : Pourquoi "Giorgino" n'est-il pas sorti en DVD ? C'est une question de droits ?
Laurent : Non, c'est que cela a été une histoire assez difficile à vivre, "Giorgino". Ce film n'a pas marché du tout. A l'époque, j'ai presque financé moi-même 80 % de ce film, donc, il a fallu rebondir. J'ai pu en fait récupérer les droits de ce film, d'exploitation vidéo, etc. Et à ce moment-là, je n'avais eu qu'une envie, c'était prendre les droits, les mettre dans un tiroir, le fermer, et ne plus jamais en entendre parler. C'est aussi simple que ça. Peut-être qu'un jour, je le sortirai en DVD. Peut-être après un autre film... Voilà.

Sophie (Too Much) : Je voudrais vous poser deux petites questions. La première était par rapport à l'album. J'avais entendu parler de collaborations sur les musiques avec d'autres artistes...
Mylène : Absolument pas, non, jamais, jamais envisagé.

Sophie : et la deuxième, c'était tout simplement ce que vous pensez de la biographie sur vous de Bernard...
Mylène (Personne n'a entendu le nom) : Bernard qui ? (rires) C'était facile!
(Éclat de rires général)
Laurent (discrètement à Mylène) : Mais tu l'as lue, non ?
Mylène : (rires gênés)

(Applaudissements de la salle)
Mylène :
Je vous remercie d'être venu en tout cas, merci beaucoup.


19h
Catherine Battner remercie les journalistes. C'est fini. Mylène sort par la porte par laquelle elle était entrée. Les journalistes sont alors invités à aller dans un autre salon du premier étage pour prendre une coupe de champagne et une petit collation. Si Thierry Suc, Pascal Nègre restent pour répondre aux journalistes, Mylène et Laurent ne réapparaissent pas.
On se demande encore si l'on n'a pas rêvé...

Interrogé par Le Matin lors du cocktail clôturant la conférence de presse, Pascal Nègre, le président de la compagnie Universal, distributrice des oeuvres de Mylène Farmer, confie avoir entendu quelques extraits d'«Avant que l'ombre...». «C'est assez étonnant, je pense que le public sera étonné», fait-il. Anxieux, avant la sortie de l'album en mars? «Un CD, ce n'est pas comme un film sur lequel la sanction du public tombe rapidement. Un CD, ça vit, son succès se bâtit dans la durée. Et puis Mylène Farmer est la seule chanteuse dont chaque album francophone s'est vendu à plus d'un million d'exemplaires.»



Photographies (Claude Gassian)




Informations

- La conférence s'est déroulée aux Salons France-Amériques, dans la salle Washington. La location de la salle aurait coûté 12.000 euros. Plus d'informations sur le site Salonsfranceameriques.abcsalles.com.
- Un site de fans avait annoncé cette conférence dès le 28 novembre 2004, puis montré le visuel de l'invitation le mercredi 9 décembre, une semaine avant la conférence qui avait donc lieu le jeudi 16 décembre au soir. Jusqu'au jour J, beaucoup de fans croyaient encore à une blague, tellement la chose n'avait pas été ébruitée dans les médias... Les places pour ses concerts 2006 avaient ensuite été mis en vente très rapidement : dès le lendemain !

Commentaires

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  • MYLENE A BIEN RAISON : " PROFITER DE. L'INSTANT PRÉSENT " 1/1
  • Valy le 08/11/2013 à 6:46