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Bruno Fontaine (Claviers et direction musicale)Interview En Concert 89 - 2006

Technique
C’était très sophistiqué techniquement car ils voulaient recréer musicalement le disque sur scène. Soit ils engageaient cinq pianistes et des claviers dans tous les coins de la scène, soit on devait faire un travail de pré-production faramineux… Tout le spectacle était au « clic » et on avait beaucoup de musiques additionnelles qui tournaient sur des bandes derrière.

Laurent
Laurent avait une formation classique comme moi mais aimait les bandes originales de Bernard Herrmann sur les films d’Hitchcock et ceux d’Orson Welles ou de Martin Scorsese. Je me suis très bien entendu avec Laurent. J’ai beaucoup d’admiration pour ce garçon qui est brillant, cultivé. Toute appréciation artistique mise à part, on doit tirer son chapeau à Boutonnat car il savait depuis très jeune ce qu’il voulait faire et il va toujours depuis dans la direction qu’il s’est fixée.

Mylène
Avec Mylène, il y a une vraie amitié qui s’est développée. On était venu me chercher pour travailler. On s’est rencontré, on a beaucoup parlé. Nous avions beaucoup de passions littéraires en commun. Mylène avait émis plusieurs souhaits pour ce spectacle : avoir un saxophoniste qui aurait dû être John Helliwell et un violoncelliste sur scène.

Ambiance de troupe
Quand l’équipe s’entend bien, la moitié du travail est fait. On travaillait sur une grosse machine avec Mylène. Je me souviens très bien de ce sentiment étrange d’être à l’origine de quelque chose d’exceptionnel. On avait l’impression que Laurent Boutonnat et elle jetaient dans ce spectacle tous les rêves de scène qu’ils avaient depuis des années. Je me souviens de l’ambiance de la première à Saint-Etienne où toute l’équipe était bouleversée…
J’ai vécu avec Mylène l’ambiance de troupe que je ne connaissais pas. J’ai eu une grande amitié et une grande admiration avec les techniciens et les backliners (ndlr : chargés d’installer et d’accorder les instruments sur une tournée) de cette tournée. Il n’y a pas d’enfoirés dans ce métier-là. Ces types travaillent tellement ! Nous, musiciens, étions surprotégés. Une fois que le spectacle était terminé, on partait mais le lendemain, je n’avais qu’à poser mes fesses sur mes tabourets avec le backliner qui m’avait tout chargé et qui avait tout installé. Si j’ai une nostalgie de ce temps-là, c’est de cette ambiance familiale-là…
Chaque technicien de ce spectacle était important, même si, quand le rideau s’ouvrait sur « L’Horloge » et que Mylène apparaissait en fond de scène sans qu’on voie exactement son visage, on savait que l’essentiel, ce serait la musique.


Belle de scène - 2006
    

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