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François Hanss (Réalisateur)Interview Timeless 2013 - 2014

Dernière projection du film au Mans

Le 11 mai 2014, pour fêter l'ouverture d'un nouveau complexe de cinémas Pathé dans la ville du Mans, "Timeless 2013 - Le film" y a été diffusé une toute dernière fois. Le réalisateur avait fait le déplacement pour une petite demi-heure de questions/réponses avec le public de la salle à la fin de la séance.

Thierry Fontaine (Pathé Live) : Entre la préparation, le tournage lui-même en septembre l'année dernière à Lyon, la diffusion au cinéma du 27, et je mets ce soir à part, quel est le plus beau souvenir, est-ce qu'il une anecdote particulière, quelque chose qui t'a marqué dans toute cette aventure qui dure ?
- On va couper la question au montage, je la reprendrais juste après. Je voudrais juste vous remercier parce que c'est pas tous les jours que je suis mis comme ça en lumière, et c'est super touchant, de me retrouver avec cet accueil et ça me fait vraiment chaud au coeur. Merci à toute l'équipe de Pathé, vous avez un sublime cinéma, je le découvre ce soir. J'adore l'endroit, j'adore la projection, c'est super. Retrouver un film qu'on a monté pendant des mois et des mois, qu'on a voulu, et de le voir arriver dans des salles comme ça, ça fait tout simplement plaisir... C'est peut-être une banalité de le dire, mais en fait le film n'était pas du tout destiné à la salle, mais au support qu'on appelle "vidéo", DVD/Blu-Ray. L'histoire veut que c'est Thierry Fontaine qui est venu chercher ce film fin octobre avec toute son équipe Pathé, et qui a organisé cette séance unique le 27 mars, et qui a rencontré un franc succès qui nous a tous beaucoup marqué. Parce que c'est pas gagné de faire une projection de film de concert dans une salle de cinéma. Donc ce soir ça parachève ce bonheur qui se concrètise comme ça, c'est un rêve éveillé qui se dilate un peu plus grâce à vous ce soir. Je voulais vous remercier. Et concernant la question de Thierry elle engendre plein de réponses, donc je pense qu'on va, au fil peut-être de nos échanges... Et puis moi je ne suis pas là pour vous donner un cours de cinéma, je suis là très simplement pour participer avec vous à cette projection, donc si vous avez des questions, effectivement je veux bien y répondre...

Thierry Fontaine : Un seul moment, un seul !
- C'est le moment où en fait on tourne, mais c'est un moment où on se retrouve... Moi j'adore cadrer, j'adore être derrière une caméra. Donc pendant des semaines j'ai assisté aux répétitions à Bercy, ensuite on a travaillé sur Lyon principalement pour le film. Mais c'est vrai que c'est le moment où on se retrouve vraiment à Bercy le 7 septembre pour le premier show que Mylène a donné. Et moi j'ai cadré une caméra qui était essentiellement dans un esprit de plans très larges, et j'ai adoré ce moment-là, c'est un moment où je retrouve l'ADN de ce pourquoi j'ai voulu faire ce métier : cadrer, faire des images... Et se retrouver dans une salle avec ce mélange de participation, de public, et en même temps faire un film qui commençait le 7 septembre.

Homme (1) : À part Lyon, vous avez fait Bercy, et puis quoi ? Pour le film.
- Pour le tournage ? Principalement le film est tourné à la Halle Tony Garnier à Lyon. Donc on a tourné quatre soirs, puisque c'était quatre soirs où Mylène se produisait. Et on a effectivement quelques plans qui sont issus de la ville de... enfin de Bercy pardon. Et il y a quelques plans aussi de Nice, sur des plans du public, mais très anecdotiques.

Homme (1) : On vous a laissé le champs libre complètement pour travailler ? On vous a pas mis de réstrictions ?
- Il vaut mieux que j'ai le champs libre parce que sinon le film on ne peut pas le faire ! (rires)

Homme (1) : Félifications c'est magnifique.
- Merci, merci.

Femme (2) : Bonjour.
- Bonsoir !

Femme (2) : Oui bonsoir. Je voulais savoir c'est qui le génie qui a eu l'idée des robots ? C'est génial, sérieux !
- Effectivement ils sont géniaux. Enfin "elles sont", puisque Mylène les appelait "ses filles". C'est vrai en plus ! C'est Philippe Stegemann qui est à l'origine des robots que vous avez vus sur ce spectacle. C'est lui qui a conçu toute la robotique, la synchronisation avec la partie musicale qu'Yvan Cassar avait composée sur Schubert, et puis le travail sur "Une belle journée". C'est un monsieur qui n'a rien à voir avec le monde du spectacle. Lui il a des robots à des fins personnelles, d'une certaine manière. Ce sont des robots qui sont utilisés dans l'industrie, automobile essentiellement. Et puis on a fait quelque chose pour le spectacle, qui décline... et en l’occurrence que Mylène absolument voulait avoir sur sa scène.

Homme (3) : Bonsoir, merci d'abord pour la qualité visuelle du film. J'avais une question : je trouve qu'il y a sur ce film une présence plus importante du public, est-ce que c'est un choix de vous, ou de Mylène, de présenter cette communion du public avec elle ?
- Juste pour comprendre, quand vous parlez de public vous parlez des plans rapprochés ou des plans un peu...

Homme (3) : Des deux !
- Alors moi depuis que je fais les concerts de Mylène, depuis le tout premier puisque finalement j'avais tourné déjà en 1989 au Forest National avec Laurent Boutonnat. On avait déjà d'emblée, enfin moi j'ai toujours eu l'envie d'inscrire dans les films ce qu'on appellerait un contre-champs. Donc les plans publics pour moi sont des choses très importantes. J'adore les visages, j'adore les attitudes, j'adore les expressions. Je trouve que ça amène également autant de choses que ce qui peut se passer sur scène. Je suis pas sûr que ce film là il y en ai plus. Maintenant le ressenti est peut-être différent parce que la salle de la Halle Tony Garnier, qui n'était pas forcément un bon choix mais de toute façon moi je n'avais pas mon mot à dire là-dessus. C'était un choix de Thierry Suc et Mylène de sortir de Bercy. Parce que Bercy finalement on l'avait filmé pour trois concerts précédemment donc là il y avait l'idée de changer un petit peu de registre de salle. Et en fait j'ai trouvé que celle salle avait plein de vertus, notamment la profondeur, il y avait quelque chose d'assez beau sur l'aspect large, la foule, qu'on a à Bercy mais dans l'oeil de la caméra ça répond pas de la même manière. On peut dire que c'est ça aussi que vous avez ressenti. Et puis j'ai utilisé cette caméra qui fait des panoramiques, c'est la fameuse X-Fly qui vole au-dessus du public. Donc ça plus les plans d'inserts, plus les plans publics, plus les gros plans... Cela dit si c'est votre ressenti je l'approuve parce que c'est ce que j'aime aussi dans le film.

Homme (4) : Bonsoir M. Hanss, je voulais vous remercier et vous féliciter pour la qualité du film.
- Bonsoir, merci.

Homme (4) : Je voulais juste vous poser une question : est-ce que vous avez rencontré des difficultés, quelles sont les difficultés quand on fait un film justement comme ça où on mélange les humains, les robots ? Parce que moi je travaille dans le secteur du son et de la lumière, donc en vidéo je voulais savoir si vous aviez rencontré des difficultés sur la tournée et sur la réalisation de ce film ?
- Alors elles sont immenses, il y en a plein. Et c'est justement pour ça qu'on travaille ensemble, avec Mylène et toute l'équipe. Moi ce que je fais c'est surtout un travail d'accompagnement, c'est à dire que je prépare avec Mylène, Laurent ou toutes les équipes, j'existe en long, je suis une petite souris, je regarde un peu ce qui se fait, pendant des semaines et des semaines. Donc ça, ça me permet déjà de m'inscrire au milieu d'une équipe qui est nombreuse, il y a plus de cent personnes qui travaillent sur un spectacle comme ça. Et après vous avez la possibilité au jour le jour de voir les difficultés, de les appréhender, mais tout doucement. Parce que si vous arrivez, comme on peut le faire sur certains films, y compris sur des émissions de télé, vous arrivez vous mettez trois caméras, dix caméras, vingt caméras, peu importe le nombre, et vous arrivez à faire des images. Mais moi ça m'intéresse pas de faire des images pour faire des images, je veux les avoir avec des axes favorables, trouver l'émotion, trouver le meilleur angle, trouver la meilleure lumière. Mais c'est vrai qu'il faut dépasser toutes les difficultés dont vous parlez. Alors après les robots c'est justement une des difficultés : pouvoir appréhender l'ergonomie, faut appréhender les mouvements, les sorties, la mécanique, il y a plein de gens sous la scène... Donc il faut voir ça mais ça ne se fait pas en une journée, c'est pour ça que je dirais que la liste est tellement importante, de difficultés, que c'est aussi pour ça qu'on met autant de tant pour faire le film le mieux possible, y compris dans la préparation et dans le tournage.

Homme (5) : Bonsoir !
- Bonsoir

Homme (5) : Je suis là ! Je tenais déjà à vous féliciter. Vous avez vraiment une façon de filmer pas comme les autres, vous avez votre "patte". Même à la télévision, j'ai vu régulièrement des shows comme "Starmania" ou un hommage à Michel Berger. Est-ce qu'il y aurait un projet par exemple pourquoi pas avec Mylène Farmer, avec une émission un petit peu spéciale à la télévision ? Elle se fait très rare. Est-ce que ce serait aussi un des projets de faire autre chose parce que maintenant évidemment ça va être difficile de faire... de faire mieux, non ? Comment on peut faire ? Est-ce qu'il y a des idées, est-ce qu'il y a d'autres choses avec Mylène ?
- Encore déjà merci pour toutes ces choses très sympathiques. Non il y a toujours mieux à faire ! D'ailleurs l'idée c'est de remettre à zéro les compteurs. Quand on a démarré "Timeless" bien sûr on s'est dit que le Stade de France c'était un défi, on l'avait a priori relevé, c'était compliqué parce que c'était deux soirs. "Timeless" cache bien son jeu, ce spectacle est peut-être aussi compliqué, voire plus. Mais je dirais que la "patte" dont vous parlez, je sais pas, ça c'est l'oeil que l'on a... Les émissions dont vous parlez effectivement j'ai eu plaisir à les faire. Mais c'est aussi parce que j'ai juste moi pas du tout la position d'un réalisateur de télévision. Quand j'ai travaillé avec France Gall ou avec Johnny, c'est vrai que je leur demande aussi de jouer le jeu du parti pris d'un tournage et d'un montage. Donc derrière il faut aussi valoriser tout ce qui fait que l'image est choisie, qu'on prend le temps, qu'on joue la carte d'un raccord. Et c'est pas une émission de télévision, moi ça ne m'intéresse pas de faire des émissions de télévision. Tout ça pour dire que le projet que vous évoquez, que je pourrais avoir... J'adorerais faire une émission avec Mylène mais pour l'instant il n'y a rien de prévu et puis je ne suis pas sûr que Mylène ait très envie aujourd'hui de faire une émission de télévision comme elles se font. C'est aussi ça qui fait qu'elle est extrêmement rare sur les plateaux.

Homme (5) : Merci.
- Je vous en prie.

Homme (6) : Bonsoir ! Juste là !
- Bonsoir.

Homme (6) : J'ai cru comprendre tout à l'heure que vous étiez aussi un fan de Mylène, et du coup je voulais savoir ce que ça faisait en tant que fan de tourner à coté d'une grande star comme ça ? La sensation qu'on reçoit c'est quoi ?
- Je ne sais pas si le mot "fan" est approprié mais en tout cas on est ami depuis très longtemps, enfin ça fait maintenant trente ans qu'on se connaît puisque moi j'ai démarré sur les premiers clips de Mylène comme assistant. Je dirais que le rapport à l'artiste, et le rapport à l'ami, fait que vous avez toujours beaucoup d'admiration. Bien sûr que la personne qui passe sur scène c'est un moment assez étrange, vous avez beau la connaître dans le quotidien... Il y a quelque chose qui transcende, qui fait qu'il y a une dimension... Je n'ai pas un rapport de fan avec Mylène, j'ai un rapport de complicité. Et le temps est extrêmement important dans la manière de travailler finalement. On a une collaboration qui s'enrichit de plus en plus. Et c'est ça qui est agréable avec cette artiste, parce que c'est vraiment une artiste qui en plus prend beaucoup de précaution sur l'image, le son, les finitions, qui a vraiment beaucoup d’intérêt sur toutes les phases de travail. Donc moi je suis gâté parce que finalement c'est une artiste unique je pense en France, parce qu'elle décide déjà dans le mode de fabrication, dans la chaîne d'un spectacle, de faire ce que peu font finalement. C'est pas une question d'argent ou de budget, c'est qu'elle a de l'appétit, elle a de l'appétit pour l'image, elle a de l'appétit pour pour les choses, elle veut que ce soit... Elle prend soin, y compris dans la scène... Tous les gens qui travaillent avec elle, avant même de parler du film... Elle est très sensible aux différents départements artistiques, techniques. Donc moi je n'ai pas un rapport de fan, j'ai un rapport d'admiration pour la personne humaine et artistique.

Thierry Fontaine : Je peux raconter juste une petit anecdote ? Moi je ne la connaissais pas, mais juste par rapport à l’exigence moi ça m'a bluffé ! L’exigence professionnelle et artistique qu'elle avait. Je ne vais pas rentrer dans les détails techniques mais on avait deux types de format de ce que vous avez vu ce soir, en fonction de différents types de cinéma. Et c'est elle, jusqu'au dernier moment, avec François, qui validait la qualité de l'image et du son. Et le deuxième format qu'on a eu a été validé quelques jours avant la diffusion du 27 mars ! Si elle nous avait dit "non", on était... voilà ! Si c'était pas à la hauteur de ses exigences et de son professionnalisme... Moi ça m'a vraiment subjugué, vraiment.

Femme (7) : Bonsoir, juste ici !
- Bonsoir.

Femme (7) : Quand Mylène a vu le montage final, on connait tous Mylène, on sait tous qu'elle est très sensible, a-t-elle eu une petite larme voire même une grande larme, de voir ce très, très beau résultat que vous avez réussi à faire ?
- Merci encore. Alors elle le voit mais... Je vais vous dire un peu comment ça s'est passé puisque je pense que c'est ça qui vous intéresse. En fait, la tournée s'est achevée le 7 décembre me semble-t-il à Nice. Moi j'ai commencé le montage très tôt, en octobre, et Mylène n'avait rien vu, du montage principal du film je parle. On avait fait la bande annonce et on avait fait le clip "Diabolique mon Ange". Quand j'ai proposé à Mylène de découvrir le film, le film il est encore... on appelle ça un "ours" mais c'est pas fini, il n'y a pas le générique, il manque des transitions, mais l'esprit est là. J'ai dû lui présenter le film avec beaucoup de précautions parce qu'elle a un ressenti bien sûr sur l'image. J'avais privilégié le fait qu'elle ne voie rien avant la tournée, ce qui était son souhait aussi. Et après pendant les fêtes on s'est retrouvé tranquillement, on a regardé le film en plusieurs fois. Elle l'a pas vu en une seule partie la première fois, elle a dû voir une première heure je pense. Et c'est pas évident pour chacun de nous de se voir, donc vous imaginez bien ce que ça peut représenter pour Mylène ! Maintenant vous parlez de sensibilité, effectivement elle était très impressionnée je crois par le public qu'elle voyait. Parce que quand on est sur scène le public on le voit mais là il y avait des partis pris justement, sur des visages aussi. Et puis après il y a tout ce qui fait que le film est proposé, mais on monte le film encore et encore une fois les visionnages avec Mylène. Mais ça, ça se fait comme tout film. Après il faut améliorer, il faut enrichir, il faut écouter aussi, son ressenti est très important. Elle a un sens du rythme comme personne, donc il faut aussi aller dans tout ce qu'elle peut observer et vous dire. Ca ne rend le film que meilleur de toute façon, avec toute sa sensibilité. Cela dit ça s'est fait relativement simplement sur "Timeless".

Homme (8) : Bonsoir, tout d'abord bravo parce que pour avoir vu son concert, son premier à Bercy, on se replonge facilement dedans et on s'y croit pleinement donc félicitations.
- Vous aviez vu le spectacle à Bercy ?

Homme (8) : Le spectacle le 7, donc c'était pas le meilleur comme toute première !
- (rires) C'est un spectacle vivant !

Homme (8) : Oui, il y avait eu juste quelques couacs le 7 mais bon elle le savait...
- C'est aussi pour ça d'ailleurs que quand on fait un film de spectacle, on évite le premier soir aussi...

Homme (8) : Ma question portait un petit peu plus sur la technique, et peut-être aussi un peu plus par curiosité. Ca incombe, pour le tournage d'un film comme ça, combien de caméras en comptant même celle qui est dehors qui film la Hall de l'extérieur ? Et combien de personnes travaillent sur ce film de A jusqu'à Z ?
- Alors combien de caméras... En fait, comme j'ai tourné comme je le disais tout à l'heure un petit peu à Bercy, plus à Lyon... Si vous voulez à Lyon, j'ai dû avoir un premier soir avec trois caméras, le deuxième soir à six, le troisième à sept et le quatrième à sept. Donc globalement, plus les petits rajouts, plus les caméras dont vous parlez qui ont fait les "timelaps", les plans anecdotiques, les plans de la Halle, les plans extérieurs, tout ce que j'aime faire aussi qui a servi pour d'autres séquences que pour le film, pour des bonus et tout ça. Donc globalement on arrive à un total de plus de trente caméras, si vous voulez, quand vous avez la timeline dans le montage. Ca fait l'équivalent de trente caméras. Mais c'est jamais trente caméras qui filmaient, ce serait déraisonnable. En plus, moi j'ai un credo que j'essaye de respecter dans les montages, c'est que le public est un peu gêné certains soirs par une grue ou une caméra montée sur câble, mais j'aime bien que dans le film, au montage final, on ait très peu de technique apparente, très peu de caméras. Il n'y a jamais un cadreur sur scène, il n'y a jamais un Steadicam derrière Mylène parce que ça c'est pas du tout dans l'optique de ce qu'on souhaite faire. Donc c'est aussi pour ça qu'on répartit sur plusieurs soirs, et c'était aussi la chance de pouvoir le faire à Lyon. Et maintenant vous dire le nombre de personnes sur le film, c'est pas un concours, mais on doit dépasser les cent personnes. Parce que finalement vous avez le tournage, avec beaucoup de... en plus on a tourné avec des caméras qui étaient très lourdes, des alexin, donc ça nécessite par caméra au moins trois personnes, plus un département montage post-production qui est assez important.

Homme (9) : Bonsoir M. Hanss, bravo pour le film.
- Bonsoir Yannik !

Homme (9) : Deux petites questions si vous le permettez, anecdotiques en fait, la première : depuis trente ans, vous avez tourné avec Mylène souvent en concerts et clips... C'est son profil gauche qui est toujours filmé depuis trente ans. Et je me demandais si aujourd'hui elle le précise encore ou est-ce que pour vous c'est acquis que de toute façon il faudra toujours filmer avec cet angle de vue Mylène ?
- J'espère que vous n'avez pas vu le film que comme ça ! (rires) Franchement, il n'y a pas de plégie dans le film, en fait Mylène on tourne autour d'elle sans problème.

Homme (9) : Mais il y a une tendance à ce profil là...
- Maintenant je pense que, c'est ce que je disais tout à l'heure, Mylène ou pas, chacun a son regard sur soi-même...

Homme (9) : Non mais après c'est son choix, mais est-ce qu'elle le précise à chaque fois...
- Non mais je vais pas non plus lui imposer un gros plan... Cela dit je trouve que vous êtes un petit peu "malhonnête" parce que au fil des films je trouve qu'on est un poil plus servi sur le profil droit...

Homme (9) : C'est ce que j'allais dire, sur ce dernier live justement... Et la deuxième petite question c'est juste nous raconter, si vous vous souvenez, la toute première fois où vous avez rencontré Mylène, il y a presque trente ans ?
- C'était Jérôme Dahan et Laurent Boutonnat... Et c'est Laurent qui avait une petite cassette avec la maquette de "Maman a Tort". Mylène avait passé un casting pour justement pour faire... pour jouer... enfin pour chanter puisque "Maman a Tort" était une chanson conçue sans que Mylène ne soit forcément choisie. Et c'est lors d'un casting que du coup elle a été retenue. J'ai dû la voir juste quelques temps après, voilà, c'était autour de cette période-là en tout cas.

Homme (10) : Bonsoir M. Hanss.
- Bonsoir.

Homme (10) : Je me présente, je m’appelle Yohann, j'ai vu votre film il est magnifique. En fait je pense que Mylène est généreuse, enfin j'imagine, et plutôt qu'une question j'ai juste un service à vous demander, si vous le permettez...
- Son numéro de téléphone ? (rires) En fait elle est très heureuse que cette projection ai lieu ce soir, je l'ai eue tout à l'heure.
(la personne du public s'est levée et est allée remettre un CD à M. Hanss pour qu'il le transmette à Mylène)

Homme (11) : Bonsoir M.Hanss.
- Bonsoir.

Homme (11) : Je me présente, Michaël, je suis fan depuis les premières heures. J'ai beaucoup aimé les films "Giorgino" et "Jacquou le Croquant". Je sais que vous y avez participé. Je voulais savoir si éventuellement il y avait d'autres projets cinématographiques avec l'artiste ? Et puis je vous remercie pour tout votre talent, parce que c'est encore magnifique, "Timeless", c'est vraiment magnifique, félicitations, bravo monsieur.
- Merci. Je sais, par rapport au cinéma, il y a souvent eu des projets comme ça qui ont été avortés. C'est difficile de monter des films. Bien que Mylène remplisse des salles, c'est pas pour autant que... Vous avez vu le succès, ou l'insuccès, de "Giorgino". Ca a été quelque chose de difficile je pense pour Laurent. Après y'a pas d'équation, pour faire un film derrière un échec c'est pas simple. Maintenant moi je pense qu'elle a plein de choses pour le cinéma en tant qu'artiste, en tant qu'actrice, mais je ne sais pas ce qu'on lui propose. Franchement là-dessus je n'ai pas d'informations particulières à vous donner. Je sais qu'au fil du temps on voit des tas de projets annoncés, vous avez ça dans le milieu du cinéma que Thierry connaît bien puisque la branche Pathé c'est aussi une des plus grosses de la distribution en France. Cent projets de films annoncés pour qu'il y en ait un qui se réalise vraiment...

Femme (12) : Bonsoir, je tenais à vous remercier. Et puis si vous pouvez aussi passer le merci à Mylène ce serait super. J'avais juste une petite question anecdotique sur les visages de certains spectateurs. J'ai remarqué qu'on les retrouvait au fil des films... Alors s'agit-il d'une coïncidence ou est-ce que vous les recherchez pour voir si ils sont fidèles ?
- (rires) Alors là, j'aurais du temps à perdre à faire ce genre d’exercices ! Déjà il y a beaucoup de gens fidèles, effectivement. C'est vrai qu'au fil des films on s'est rendu compte qu'il y avait des spectateurs inconditionnels du premier rang. C'est aussi pour ça que sur "Timeless" j'ai fait beaucoup d'efforts pour aller chercher des plans de public dans la salle, avec des axes différents. Maintenant pour revenir aux gens dont vous parlez, qui sont un peu récurrents, qu'on voit un petit peu, comme nous, vieillir au fil du temps, dans certains films, j'ai pas de détermination à les inscrire plutôt que d'autres, ça répond aussi au montage, à des vrais choix mais qui échappent au "casting". Je cherche pas à mettre des gens plutôt que d'autres, c'est pas du tout comme ça qu'on procède.


Public de la salle - 11/05/2014
    

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