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Manu Gouffran (Danseur)Interview Timeless 2013 - 2014

Avant de participer à Timeless 2013, nous avons pu vous découvrir dans le clip « Du temps ». Comment en êtes-vous arrivé à travailler avec l’équipe de Mylène à ce moment-là ?
J’ai travaillé en tant que danseur sur un défilé pour Who-s Next. Et un jour, le chorégraphe avec lequel j’ai travaillé sur ce projet m’a demandé de lui envoyer des photos et des vidéos pour une artiste. Mais je ne savais pas encore de qui il s’agissait à ce moment-là ! Et le lendemain, on m’a appelé pour me dire que j’étais pris pour faire le clip de Mylène Farmer, « Du temps »

Avez-vous été surpris lorsque vous avez appris avec qui vous alliez travailler ?
Oui, j’étais agréablement surpris et en même temps, je ne connaissais pas forcément très bien l’univers de Mylène. J’avais entendu ses tubes et vu ses clips, comme tout le monde, c’est tout. Mais c’était très intéressant de vivre cette expérience !

Qu’est-ce qui vous a donné l’envie de retravailler avec Mylène pour cette tournée ?
J’ai aimé l’équipe et beaucoup apprécié l’artiste. Et je n’avais jamais participé à une aussi grosse tournée auparavant, ce qui est très enrichissant ! Je revenais de quatre mois en Chine lorsque la production m’a appelé, fin janvier, pour savoir si je serais intéressé.

Combien de temps ont duré les répétitions ?
On a commencé à répéter début août. Et ça a duré un mois et demi environ. On a fait trois semaines en studio et ensuite dix jours sur scène, en conditions réelles. On commençait à répéter vers 10h et on repartait vers 17h ou 18h

Avez-vous répété essentiellement avec Christophe Danchaud ou Mylène était-elle là la plupart du temps ?
Justement, ce qui était bien, c’est que Mylène était là tous les jours ! Elle était un peu partout à la fois car elle répétait aussi avec les musiciens, etc. Mais elle a vraiment donné beaucoup d’énergie pour la danse ! Franck Desplanches, qui a chorégraphié la chanson « À l’ombre », était assez présent également. Quant à Christophe Danchaud et Valérie Bony (ancienne danseuse de Mylène, sur le Tour 1996 et le Mylenium Tour, ndlr), ils étaient là tous les jours, comme Mylène.

Les chorégraphies de ce concert ont été revisitées. Vous et les autres danseurs avez proposé des idées ?
Oui. Nous venons, pour la plupart, du milieu hip-hop ou contemporain, ce qui nous permettait d’amener un autre regard sur les chrographies. Donc nous proposions parfois des idées qui étaient ou non validées par Mylène et Christophe.

L’outro de « Je t’aime mélancolie » était le moment du show où les danseurs étaient vraiment à l’honneur. Avez-vous apprécié de le faire ?
Oui tout à fait ! Et le public semble avoir aimé. En fait, à l’origine, cette partie n’était pas prévue. On nous a demandé de la faire une fois arrivés à Bercy, mais on a été agréablement surpris par cette demande.

Vous avez été absent sur « À l’ombre » à Strasbourg, le 15 octobre, puis absent sur toutes les chorégraphies le lendemain, sauf celle de « Oui mais… non », ainsi que le 18 octobre à Genève, sauf sur « À l’ombre ». Pourquoi ?
Le 15, je me suis fiat un début de déchirure musculaire sur l’outro de « Je t’aime mélancolie ». Ça m’a un peu inquiété donc je n’ai pas dansé sur « À l’ombre ». Et Christophe Danchaud a préféré que me repose le lendemain, d’où le fait que j’ai juste dansé « Oui mais… non » le 16, et sur « À l’ombre » le 18. Pendant cette tournée, je n’arrêtais jamais. Lorsque j’étais en off, je retournais sur Paris pour travailler sur d’autres projets. Donc au bout d’un moment, mon corps a lâché. Mais la production a vraiment fait en sorte de bien me soigner. C’était important pour moi de remonter sur scène très vite. Et ça a été le cas, donc tant mieux ! Mais ça m’a fait bizarre de voir le spectacle de l’extérieur sans y être.

Comment était Mylène avec l’équipe durant la tournée ?
C’est quelqu’un de très sympathique et de bien ! Vraiment ! C’est une très belle personne, sur le plan humain comme professionnelle. C’est vraiment quelqu’un de normal avec de très, très belles qualités. Ce n’est pas du tout une diva. Elle est très intéressante, très intelligente. C’était très agréable de parler avec elle.

Que s’est-il passé lorsque Mylène a glissé à Nantes ?
Ce qu’il faut savoir, c’est que nous aussi, pendant les concerts, on est tombés ou on a glissé, mais ça ne se voyait pas forcément parce qu’on se relevait vite. Parfois il faisait très chaud dans la salle, et il y a des gouttes de transpiration ou de l’eau – quand quelqu’un buvait un peu vite – qui tombaient par terre, ce qui rendait le sol glissant. Mais ce soir-là, ce sont les bulles de savon qui sont en cause. Elles revenaient vers la scène au lieu d’aller vers la salle. Même Ivo qui a accouru vers Mylène, a failli glisser en l’aidant à se relevant ! Cette date-là, tout le monde a failli tomber ! (Rires)

Avez-vous fêté la fin de la tournée avec Mylène et toute l’équipe ?
Oui on l’a fêtée avec tout le monde, dans un petit restaurant qui a été privatisé pour l’occasion. Ça a duré jusqu’à 2h ou 3h du matin! Nous avons pu nous retrouver tous ensemble avec les gens de la production, les musiciens, les danseurs, les costumières, les techniciens, etc. J’aimerais d’ailleurs profiter de cette interview pour rendre hommage à Thierry Suc ainsi qu’à toutes les autres personnes qui ont travaillé sur la tournée. Sans eux, il n’y aurait pas eu de concerts possibles, et l n’y aurait pas eu de tournée aussi parfaite ! C’est très important pour moi de remercier chaque personne qui a participé à ce projet, car on pense souvent aux artistes mais pas assez aux gens de l’ombre.


Sophie Khairallah pour Styx Magazine spécial Timeless 2013 - 03/2014
    

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