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En Concert 89 - l'affiche (Concert)Inspirations de Mylène Farmer


Alfred Hitchcock

Films

MF : En Concert 89 - l'affiche

non renseigné

Confidences de Gilles Laurent (co-concepteur du concert) :
"Quels ont été les éléments principaux qui se sont dégagés de vos réunions de travail ?
L’affiche illustre un monde fermé, rendu mystérieux par la brume, auquel le commun des mortels n’a pas forcément accès, et dont Mylène est le gardien. Elle invite le public à y entrer, à la manière d’un Hitchcock nous disant « C’est ici que tout a commencé, entrez, je vais vous expliquer comment c’est arrivé »… C’était donc en référence à Hitchcock, entre autres."
(IAO Mylène Farmer, 2006)

Henry James

Le tour d’écrou

MF : En Concert 89

Le Tour d'écrou (en anglais, The Turn of the Screw) est un roman d'Henry James, paru pour la première fois en 1898.

Cette œuvre courte est considérée comme un patron particulièrement réussi de la littérature fantastique en instaurant une tension "du réel", où le lecteur ne cesse d'osciller entre une interprétation rationnelle ou une interprétation surnaturelle des faits.

Ce roman fut largement salué lors de sa parution, autant par la critique que par des auteurs reconnus ; Oscar Wilde et Jorge Luis Borges entre autres. Aujourd'hui encore il ne cesse de nourrir la réflexion de nombreux commentateurs du genre, Tzvetan Todorov en tête.

Le narrateur assiste à la lecture du journal d'une gouvernante. La jeune femme a été engagée pour veiller sur deux orphelins, Flora et Miles, dans une vaste propriété isolée. Mais le comportement des enfants est de plus en plus étrange. La gouvernante assiste elle-même peu à peu à d'effrayantes apparitions, dont celle d'un homme, un ancien serviteur nommé Peter Quint, qui entretenait une liaison avec la précédente gouvernante, Miss Jessel. Or tous deux sont morts peu avant l'arrivée de la nouvelle gouvernante et semblent toujours exercer sur les enfants une attirance maléfique.

Littéralement le titre original se traduit par le tour de vis (« screw » est le mot anglais pour « vis »), auquel on peut rapprocher l'expression « turn the screw » signifiant « exercer une pression psychologique ».
Ceci fait référence à la tension perpétuelle qui agite les personnages ; et aux multiples événements qu'ils ont à affronter. Une analyse plus poussée est cependant nécessaire afin de rendre toute la polysémie du titre.

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Confidences de Gilles Laurent (co-concepteur du concert) :
"On avait, avec Laurent, une fascination commune pour une certaine littérature, qu’on pourrait illustrer par « Le tour d’écrou ». Un roman angoissant et tragique, à la fin obscure, que beaucoup de cinéastes ont vainement essayé de restituer. Il s’agit de l’histoire d’une hantise qui touche un enfant. Le visuel du spectacle de Mylène a très naturellement été imprégné par cette littérature du XIXème, morbide, effrayante et romantique. Mais je ne sais pas trop ce qui en est resté dans le spectacle, au final."

Laurence Olivier

Hamlet

MF : En Concert 89



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Hamlet est un film britannique de Laurence Olivier, sorti en 1948, adaptation de la pièce éponyme de William Shakespeare. Ce film est le second de la trilogie shakespearienne de Laurence Olivier (Henry V, Hamlet et Richard III).



Réalisation : Laurence Olivier
Scénario : Laurence Olivier (non crédité) d'après William Shakespeare
Acteurs principaux : Laurence Olivier, Eileen Herlie, Basil Sydney, Jean Simmons, Peter Cushing
Date de sortie France : 14 octobre 1948
Synopsis : Le roi du Danemark, le père d'Hamlet, est mort récemment ; son frère Claudius l'a remplacé comme roi, et moins d'un mois après avoir épousé Gertrude, la veuve de son frère. Le spectre du roi apparaît alors, et révèle, à son fils, qu'il a été tué par Claudius. Hamlet doit venger son père, et, pour mener à bien sa tâche, simule la folie. Mais il semble incapable d'agir, et, devant l'étrangeté de son comportement, l'on en vient à se demander dans quelle mesure il a conservé sa raison. On met cette folie passagère sur le compte de l'amour qu'il porterait à Ophélie, fille de Polonius, chambellan et conseiller du roi.

L’'introduction de Libertine du spectacle "En Concert 89" est une tirade tirée de Hamlet, de Shakespeare. Plus particulièrement, il s’agit de la voix du spectre dans le film Hamlet de Laurence Olivier, acte I scène V. On retrouve ce passage (à partir de 265s sur l'extrait à gauche) avant le duel avec la Rivale de Libertine :






Let not the royal bed of Denmark be
A couch for luxury and damned incest.
But, howsoever thou pursuest this act,
Taint not thy mind, nor let thy soul contrive
Against thy mother aught: leave her to heaven
Fare thee well at once!
The glow-worm shows the matin to be near,
And ’gins to pale his uneffectual fire:
Adieu, adieu, adieu! Remember me...

Leni Riefenstahl

Les Dieux du Stade

MF : En Concert 89 - le film



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Réalisation : Leni Riefenstahl
Documentaire allemand en 2 parties
Sortie : 20 avril 1938
Titre original :
Olympia 1. Teil - Fest der Völker (fête des peuples),
Olympia 2. Teil - Fest der Schönheit (fête de la beauté)
Durée : 201 à 220 min. (selon versions)
Musique : Herbert Windt
Budget : 1,8 million de Reichsmarks (entièrement couvert par le régime nazi)
Récompenses obtenues :
Deutschen Filmpreis 1937/38 (Allemagne)
Polar-Preis 1938 (Suède)
Médaille d'Or olympique du Comité International Olympique(1938) Diplôme olympique au Festival de Lausanne (1948)
Coupe Mussolini au Festival de Venise (suite à une intervention directe de Benito Mussolini alors que le jury hésitait entre Olympia et Autant en emporte le vent)
Un des 100 meilleurs films de tous les temps selon Time.com (2005)
Synopsis : Les Dieux du stade (Olympia) est un film documentaire en deux parties tourné par Leni Riefenstahl en 1936 lors des Jeux Olympiques d'été de 1936 et sorti le 20 avril 1938.
Déjà auteur du documentaire controversé Le Triomphe de la volonté (1934), Leni Riefenstahl est le maître d'oeuvre de ce film. Hitler apprécie beaucoup le travail avant tout esthétique de cette cinéaste et il lui demande de réaliser une oeuvre sur les Jeux Olympiques se tenant quelques mois plus tard à Berlin. Riefenstahl qui avait déjà traîné des pieds pour réaliser Le Triomphe de la volonté, exige des moyens exceptionnels pour réaliser une oeuvre novatrice. Hitler lui donne les pleins pouvoirs permettant à la réalisatrice de trouver des angles inédits, de travailler sur les ralentis et d'expérimenter des caméras en mouvement. L'équipe du film au budget d'1,8 million de Reichsmarks entièrement couvert par le régime nazi comprend plus de 300 personnes dont 40 caméramen. Ces derniers travaillent plusieurs mois avant les débuts des compétitions afin de mettre au point des techniques inédites, comme la caméra catapulte pour les épreuves de saut, ou la mise en place de rails de travelling le long des pistes d'athlétisme, notamment.

Le début du film d'En Concert 89 est inspiré des premières minutes du documentaire "Les Dieux du Stade" (1936) de Leni Riefenstahl.
Laurent Boutonnat reproduit l’interminable et silencieux travelling circulaire autour du Parthénon, en le remplaçant par le décor du spectacle, transposé en rase campagne. Les deux clips qu’il tirera du concert en 1990 (Allan Live et Plus Grandir Live) s’ouvriront et se finiront sur la même image d’un ciel chargé de nuages noirs, figure quasi obsessionnelle qui hante "Les Dieux du Stade" sur toute sa longueur, et en sépare de façon régulière toutes les séquences.

Luc Dietrich

L’apprentissage de la ville

MF : En Concert 89 - le programme

« Entrer en scène sous un masque n'est pas un mensonge : c'est le plus souvent le seul moyen de tout dire sans offenser la pudeur ni trahir les secrets qu'il faut respecter. »

Extrait retranscrit dans le programme d'En Concert 89.

Stonehenge

Divers

MF : En Concert 89


Site de Stonehenge, dans la plaine de Salisbury en Grande-Bretagne

Il y a près de 3 000 ans, les derniers hommes de la Préhistoire ont édifié en Europe des pierres énormes et mystérieuses, que nous appelons mégalithes. Certaines mesure plusieurs dizaines de mètres et pèses plus de 50 tonnes. 50 000 kilos que l'homme a réussi a soulever et à traîner, en un temps où la roue et la poulie n'existaient pas !

On a calculé qu'il a fallu plus d'un millier d'hommes pour déplacer certaines de ces lourdes pierres. Pour les faire avancer, ils ont dû les faire rouler sur de troncs d'arbres, car les tirer à même le sol est impossible. elles étaient munies de grosses bosses saillantes, qui servaient à accrocher des cordes.

Pour les dresser, les hommes ont creusé des fosses, renforcées sur les côtés, et édifié des rampes d'accès. Une fois parvenus au sommet, les blocs étaient alors basculés dans le trou au moyen de leviers en bois, puis placés debout, à la verticale, à l'aide de cordes.

Ces constructions ont traversé les siècles et nous pouvons encore les voir aujourd'hui. A quoi servaient-elles? Certains de ces monuments sont des sortes de grands cimetières. Pour les autres, le mystère demeure. Les préhistoriens y voient des observatoires astronomiques, ou des temples qui accueillaient des sacrifices rituels...

Décor de la tournée "En Concert" (1989) :


Confidences de Gilles Laurent (co-concepteur du concert) :
"Parlez-nous du décor. Pourquoi un cimetière ?
Ce n’était pas vraiment un cimetière. On est partis des photos de Stonehenge que j’avais trouvées – des pierres en ruine, mystérieusement agencées, véritable observatoire des planètes, qui raconte les hommes face au temps. On y trouvait une liaison symbolique évidente avec l’idée maîtresse des saisons et du temps qui passe. Que cela ait revêtu des habits de cimetière au final, c’est une dérive, sans doute, mais qui raconte aussi « le temps assassin » dont parle « L’horloge ». La mort a toujours été une attirance très profonde, tant chez Mylène et Laurent que chez moi. A l’époque où Laurent ne connaissait pas encore Mylène, j’avais fait un court-métrage, « La lettre à Dieu », et je lui avait demandé de bien vouloir filmer en tant que cadreur (car Laurent cadre fort bien !). La fin se déroulait dans un cimetière. Cela fait partie des choses qui nous ont réunies. Il y avait un aspect de la foi chez Laurent qui m’intéressait beaucoup. On en a beaucoup parlé. Il avait un rapport à la mort aussi qui me touchait. Quant nous nous sommes connus, il répétait tout le temps qu’il mourrait à vingt ans !"
(IAO Mylène Farmer, 2006)
    

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