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Edgar Allan PoeInspirations de Mylène Farmer


Allan (Paroles)

Edgar Allan Poe / Aventure sans pareille d’un certain Hans Pfaall

Pour Mylène

Je résolus de partir, mais de vivre, – de quitter le monde, mais de continuer mon existence ; – bref, et pour couper court aux énigmes, je résolus, sans m’inquiéter du reste, de me frayer, si je pouvais, un passage jusqu’à la lune.

Délaisser
Tes amertumes
Te frayer
Jusqu'à la lune
Un passage, il me faut me croire.

Edgar Allan Poe / Ligeia

Pour Mylène

Voyez ! c'est nuit de gala
Depuis ces dernières années désolées !
Une multitude d'anges, ailés, ornés
De voiles, et noyés dans les larmes,
Est assise dans un théâtre, pour voir
Un drame d'espérance et de craintes,
Pendant que l'orchestre soupire par intervalles
La musique des sphères.

Des mimes, faits à l'image du Dieu très haut,
Marmottent et marmonnent tout bas
Et voltigent de côté et d'autres ;
Pauvres poupées qui vont et viennent
Au commandement des vastes êtres sans forme
Qui transportent la scène çà et là,
Secouant de leurs ailes de condor
L'invisible Malheur !

Ce drame bigarré ! oh ! à coup sûr,
Il ne sera pas oublié,
Avec son Fantôme éternellement pourchassé
Par une foule qui ne peut pas le saisir,
A travers un cercle qui toujours retourne
Sur lui-même, exactement au même point !
Et beaucoup de Folie, et encore plus de Pêché
Et d'Horreur font l'âme de l'intrigue !

Mais voyez, à travers la cohue des mimes,
Une forme rampante fait son entrée !
Une chose rouge de sang qui vient en se tordant
De la partie solitaire de la scène !
Elle se tord ! elle se tord - Avec des angoisses mortelles
Les mimes deviennent sa pâture,
Et les séraphins sanglotent en voyant les dents du ver
Mâcher des caillots de sang humain.

Toutes les lumières s'éteignent - toutes -, toutes !
Et sur chaque forme frissonnante,
Le rideau, vaste drap mortuaire,
Descend avec la violence d'une tempête,
- Et les anges, tous pâles et blêmes,
Se levant et se dévoilant, affirment
Que ce drame est une tragédie qui s'appelle l'Homme,
Et dont le héros est le ver conquérant.

Pauvres poupées
Qui vont qui viennent
Pauvre fantôme
Étrange et blême
J'entends ton chant monotone
La nuit frissonne
J'entends ton cœur fatigué
D'avoir aimé

D'étranges rêveries comptent mes nuits
D'un long voyage où rien ne vit
D'étranges visions couvrent mon front
Tout semble revêtu d'une ombre
L'étrange goût de mort
S'offre mon corps
Saoule mon âme jusqu'à l'aurore
L'étrange Ligeia renaît en moi
De tout mon être je viens vers toi !

Masque blafard
Tu meurs ce soir
Masque empourpré
De sang séché
D'où vient ta peur du néant
Tes pleurs d'enfant
Qui sont les larmes
De tes tourments ?
    

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