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Paul VerlaineInspirations de Mylène Farmer


Optimistique-moi (Paroles)

Paul Verlaine / Printemps

Pour Mylène

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Tendre, la jeune femme rousse,
Que tant d’innocence émoustille,
Dit à la blonde jeune fille
Ces mots, tout bas, d’une voix douce :

« Sève qui monte et fleur qui pousse,
Ton enfance est une charmille ;
Laisse errer mes doigts dans la mousse
Où le bouton de rose brille.

Laisse-moi, parmi l’herbe claire,
Boire les gouttes de rosée
Dont la fleur tendre est arrosée ;

Afin que le plaisir, ma chère,
Illumine ton front candide,
Comme l’aube l’azur timide. »

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Il disait tout bas :
"Petit bouton de rose,
Aux pétales humides,
Un baiser je dépose"
Optimistique-moi, Papa
Optimistique-moi, quand j’ai froid
Je me dis tout bat
Quand rien ne s’interpose,
Qu’aussitôt, tes câlins
Cessent toute ecchymose
Optimistique-moi, Papa
Optimistique-moi, reviens-moi...

Serais-tu là ? (Paroles)

Paul Verlaine / Mon rêve familier (Poèmes saturniens)

Pour Mylène

Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
D'une femme inconnue, et que j'aime, et qui m'aime,
Et qui n'est, chaque fois, ni tout à fait la même
Ni tout à fait une autre, et m'aime et me comprend.
Car elle me comprend, et mon cœur, transparent
Pour elle seule, hélas ! cesse d'être un problème
Pour elle seule, et les moiteurs de mon front blême,
Elle seule les sait rafraîchir, en pleurant.
Est-elle brune, blonde ou rousse ? Je l'ignore.
Son nom ? Je me souviens qu'il est doux et sonore
Comme ceux des aimés que la Vie exila.
Son regard est pareil au regard des statues,
Et, pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a
L'inflexion des voix chères qui se sont tues.

Quand je fais ce rêve étrange,
Et quand, pénétrant tes songes
Je deviens volute, poussière d'ange
Je songe, la faute est un poison qui ronge
    

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