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La pochette de l'album
- L'idée c'est justement qu'on peut imaginer beaucoup de significations, j'ai tenté là d'exprimer le... ou une certain envolée en tout cas de... l'idée de... du choc amoureux, tomber amoureux, et ça peut vous porter vers le haut comme ça peut vous porter vers le bas. (NRJ, 06 avril 1999)
- C’est l'idée qu’on est sorti, mais qu’on peut y rentrer à nouveau... (Radio Scoop, 16 avril 1999)
- La porte est ouverte, donc je peux toujours y… Rentrer à nouveau, donc c’est une interrogation que j’ai.
On peut y voir ce qu’on veut, mais c’est vrai qu’à la lecture immédiate, on y voit une cage, on voit une silhouette au-dessus, on peut penser à l’oiseau. Maintenant, peu m’importe d’ailleurs si c’est un oiseau ou non, mais c’est plus l’idée qu’on puisse voir effectivement cette porte entrouverte et que cette cage elle-même est entourée d’eau qui peut être menaçante, qui peut être paisible, on ne sait pas bien... (Top Music Strasbourg, 16 avril 1999)
L'album Innamoramento
- "Innamoramento" est un mot que j’avais trouvé, dont j’avais envie. Le thème de l’album évoquant l’amour en général est quelque chose qui existait avant même que la musique ne naisse. (Radio Scoop, 16 avril 1999)
- ‘Innamoramento’ exprime le choc amoureux, donc j’ai tenté dans cet album de décliner l’amour dans son spectre le plus large. J’ai également été intéressée par ce mot parce que à l’intérieur, il y a ‘amour’, il y a ‘mort’, autant de choses qui font partie du sentiment amoureux... (Wit FM, 8 avril 1999)
- C’est avec l’écriture que j’ai ouvert les vannes à toutes mes émotions, mes troubles. C’était vital. Sur l’album précédent, j’ai exprimé des choses plus douces, moins violentes. Je pensais être sur le chemin de la sérénité. Avec « Innamoramento », le dernier, je réalise étrangement que je bascule à nouveau vers l’autre monde, d’autres angoisses. Tout se fait et se défait inexorablement. (Vogue, septembre 1999)
L'Âme-Stram-Gram
J’ai tenté d’évoquer l’idée de la confidence, du secret, la confession - l’idée de l’autre, tout simplement. Son double, peut-être. En tout cas, une oreille amie... (NRJ, 06 avril 1999)
Pas le temps de vivre
Moi, quand j’ai pensé à cette chanson, c’était dans un contexte particulier, l’évocation d’une personne en particulier. Maintenant, on sait que ça peut s’attacher à une multitude d’autres personnes. Effectivement, c’est toujours le côté récurrent, si je puis dire, qui est la peur, là encore de l’abandon, de l’être qui n’est plus et qu’on voudrait à côté de soi... Et la peur de ce déséquilibre, de ne pas survivre à ce déséquilibre. (Radio Scoop, 16 avril 1999)
Dessine-moi un mouton
Un de vos titres phares reprend la célèbre phrase de Saint-Exupéry, ‘Dessine-moi un mouton’. Vous sentez-vous parfois dans la peau du Petit Prince ?
Cette chanson est la preuve absolue que je ne veux pas quitter le stade de l’enfance. J’ai peur de notre monde, par trop heurté et heurtant. (Le Matin, Suisse, 10 mars 2000)
Je te rends ton amour
- J'aime passionnément la peinture d'Egon Schiele. J'aurais pu être son modèle. Lorsque je me regarde dans un miroir, j'ai l'impression d'être une de ses rousses écorchées. Il a tout compris, jusque dans la manière de signer ses toiles. (Madame Figaro, 1er novembre 1991)
- A chaque fois que je m’envisage, ou dans mes pires moments quand je... Quand je me vois, je me vois comme un nu d’Egon Schiele. J’aime ce peintre profondément, j’aime sa peinture, j’aime sa… Sa torture… Je ne me fais pas un compliment quand je m’envisage d’être un nu, même d’un maître, parce que ce sont des femmes qui sont… Qui sont acérées, qui sont maigres, qui sont, euh... Voilà, oui, voilà comment je peux me voir parfois
(rires) ! (Top Music Strasbourg, 16 avril 1999)
Méfie-toi
- Là, en l’occurrence, j’ai fait abstraction de moi si je puis dire. En tout cas quant à ce « Méfie-toi », je ne m’adressais pas à moi-même, ni à mon double ou à mon deuxième moi (petit rire). Là, je faisais plus référence à l’esprit fort, à l’esprit non pas réfléchi, mais l’idée que l’âme et les mots sont des choses très importantes, que les actes, et les actes méchants, sont des choses qui ne sont pas… Sont des choses qui sont vaines, donc quand j’évoquais la force, c’était plus la force de l’esprit qui a le dessus... (Radio Scoop, 16 avril 1999)
- J'ai peut-être besoin de rendre des comptes, c'est sans doute vrai ! (rires) Le ‘méfie-toi’ se voulait menaçant et, je crois, l'est ! (rires) (Top Music Strasbourg, 16 avril 1999)
Optimistique-moi
Vous chantez ‘Papa, reviens-moi’. Que se cache-t-il derrière cette expression ?
Là, j'ai pas envie de justification… (rire nerveux) (Top Music Strasbourg, 16 avril 1999)
Consentement
C’est en tout cas érotique (rires). J’aime l’idée du « Vous », j’aime sa sensualité. J’aime l’inconnu qui se cache derrière ce « Vous ».
Ce n'est pas le déchaînement de l’amour, là j’y voyais plutôt une… Une non saveur… Quelque chose de trop… D’acquis.
J’aime la distance du « Vous », j’aime ce que ça peut suggérer à la fois de mystère, cette chose décharnée, éventuellement.
C’est une distance qui électrise, en tout cas... (Top Music Strasbourg, 16 avril 1999)
Et si vieillir m'était conté
- Vous allez décidément tout nous dire ! Extrait de votre nouvel album, « Et si vieillir m’était conté ». La nuit me semble comparée à… Peut-être à la mort, elle a des doigts de fée, et c’est aussi une femme…
Oui... Mais la lune est une femme aussi (rires) ! (Top Music Strasbourg, 16 avril 1999)
- Mylène Farmer avec nous, sur Wit FM. Mylène, mine de rien vous approchez de la quarantaine, même si vous masquez bien votre jeu ! Vieillir, c'est quelque chose qui vous inquiète ?
Vieillir est quelque chose qui m’inquiète, oui, bien évidemment ! (rires)
D’où la chanson « Et si vieillir m’était conté » ?
Voilà !
On peut en parler un instant pour les gens qui ne l’ont pas écoutée et qui vont l’écouter dans un instant ?
Ben, vous avez dévoilé le thème, et c’est un sentiment qui est parfois oppressant... (Wit FM, 8 avril 1999)
Souviens-toi du jour
Dans « Souviens-toi du Jour… » vous chantez des paroles qui ne sont pas en français. Qu'évoquent-elles ?
Oui, ça c'est de l'hébreu, et ça veut dire justement ‘souviens-toi du jour’ -c'est dans la Torah. Quand j'ai écrit cette chanson, c'est parce que j'ai lu énormément -j'ai un livre de chevet qui s'appelle « Si c'est un Homme », justement, de Primo Levi, et qui évoque la déportation, et j'avais envie de parler de ça, tout en ne l'imprimant pas avec évidence. Donc là encore, il y a plusieurs lectures possibles, mais, c'est ce à quoi j'ai pensé : cette idée et cette nécessité que de se souvenir de ces choses-là. (Top Music Strasbourg, 16 avril 1999)
Clip L'Âme-Stram-Gram
J'avais envie de fantômes, j'avais envie de surnaturel, j'avais envie d'une soeur jumelle, et ma foi je me suis penché sur le problème et j'ai écrit le scénario. (NRJ, 06 avril 1999) |