Mylène (s')expliqueL'artiste parle de son travail

Quand Mylène (ou Laurent) parle de ses albums, de ses textes...


Mylène Farmer / Mylène s'explique Libertine
Pensez-vous vraiment que "la vie est triste comme un verre de grenadine" ?
C'est un peu ça, oui. Triste, elle l'est. Est-ce qu'un verre de grenadine est pétillant ? (Salut, 10 avril 1991)

Chloé
C'est ma comptine... et aussi l'innocence et la cruauté des enfants. C'est diabolique ! Une petite fille aux yeux bleus et au sourire angélique qui vient vous dire qu'elle a tué sa petite copine... (Gai Pied, 12 janvier 1987)

Maman a tort
C'était une façon de parler d'amour étrange qu'on peut avoir quand on est adolescente, ou adolescent. Rencontrer une personne, là c'était un domaine hospitalier avec une infirmière. C'est une projection comme ça de la mère. C'est un amour interdit qu'on peut avoir, avec une personnalité féminine pourquoi pas. (Lazer, M6, mai 1987)

Plus grandir
(Laurent) En écoutant bien on s'aperçoit que le texte parle de la mort, de l'enfance et de la perte de la virginité. En même temps, on peut bien extrapoler et en parler en termes différents. (Starfix, avril 1986)



Clip Plus grandir
- La landau n'a pas réellement de signification. Il fait plus allusion à un corbillard ou à une tombe qu'à un vrai landau ! (NRJ, avril 1988)
- (Laurent) Fantasmes principalement religieux - j'ai été longuement en pension chez les jésuites - et liés surtout au monde de l'enfance. Tu sais, toutes ces petites choses qui, petit, te font peur. J'ai tenté de les retranscrire dans mon clip comme cette statuette phosphorescente de vierge qui s'anime ou les apparitions des naines. (Starfix, avril 1986)


Mylène Farmer / Mylène s'explique La pochette de l'album
La Mylène Farmer de gauche est encore plus étrange que celle de droite... (Skyrock, 07 mai 1988)

Le titre Ainsi soit je...
C'est difficile de résumer un titre comme ça. Moi, je donne beaucoup d'importance aux trois points de suspension d'« Ainsi Soit Je... ». Si on pouvait résumer « Ainsi Soit Je... », ce serait mon portrait. (NRJ, avril 1988)



Sans contrefaçon
- « Sans contrefaçon », c'est quelque chose qui est dans mon esprit depuis très longtemps. C'est quand j'étais adolescente, on me prenait vraiment pour un garçon. Et j'ai ce souvenir précis d'un gardien d'immeuble qui m'a rencontrée et qui m'a dit « Mylène, c'est joli pour un petit garçon ». Et c'est vrai que j'ai eu au premier abord une animosité, et puis après... je sais pas, ça me semblait évident, alors j'étais mi-homme, mi-femme ! C'était assez étrange. (Nulle part ailleurs, 23 novembre 1987)
- C'est parti d'une musique de Laurent Boutonnat et le texte est venu se greffer ensuite. C'est moi qui l'ai écrit et il se réfère à l'enfance, c'est un énorme clin d'oeil à mon vécu de fille manquée. C'est vrai, lorsque j'étais une gamine, je ne m'intéressais guère aux choses dites féminines. Par exemple, je ne jouais jamais à la poupée, je préférais déjà les petites voitures, je n'avais pas d'amies filles mais plutôt des copains. Attention, cette chanson n'est pas un règlement de compte. Ce ne fut pas comme on pourrait le croire, traumatisant, bien au contraire, j'ai vécu mes particularités avec une sacrée bonne santé notoire. (Graffiti, décembre 1987)
- Quand j'étais enfant, j'avais beaucoup de mal à imposer mon visage de jeune fille, je tenais le rôle du garçon. L'histoire du mouchoir roulé en boule est une histoire vraie, que j'ai transposée en chevalier d'Eon dans une époque qui m'est chère. En fait, j'avais beaucoup de mal à exister en tant que femme. (Perfect, novembre 1988)

Pourvu qu'elles soient douces
Il s'agit là des petites fesses, des fesses en général... C'est une des plus jolie parties du corps. (Skyrock, 07 mai 1988)

Ainsi soit je...
Pourquoi c'est pas "Ainsi soit-il" ? Parce que j'ai préféré parler de moi. (Skyrock, 1988)

Jardin de Vienne
- Cela évoque quelque chose de très particulier pour moi, puisque j'ai connu cette personne, qui est une personne qui s'est effectivement pendue dans un jardin de Vienne. (NRJ, 1988)
- J'évoque Vienne, en rappel à la pendaison de quelqu'un que j'ai effectivement connu... C'est une introspection, une affirmation et un point d'interrogation aussi. C'est peut-être une manière de percevoir qui je suis, tout simplement. Dans « Jardin de Vienne », je parle de quelqu'un qui habille, qui met en scène son suicide. Là c'est romantique, esthétique même. (Graffiti, avril 1988)

Déshabillez-moi
Une idée en l'air ! J'ai couru au Drugstore acheter le disque de Juliette Gréco. Et le lendemain, nous avions créé une nouvelle version. (France Soir, 13 novembre 1987)

The Farmer's Conclusion
Cette chanson dure, je sais pas, mais très peu de temps. Le pied, c'est le cochon, la basse, c'est le chien, enfin il y a toute une construction comme ça... (Skyrock, 1988)


Mylène Farmer / Mylène s'explique La pochette de l'album
- Le corbeau s'est imposé à cause de son aspect paradoxal. Considéré comme un oiseau de mauvais augure, il est, dans ce cas, protecteur. D'ailleurs, en Afrique noire, c'est le symbole de cet animal. Et, dans la Genèse, Noé ne l'utilise-t-il pas comme messager ? J'aimais ce paradoxe, cette opposition de sa noirceur et de ma blancheur... (TV Hebdo, 20 avril 1991)
- Le choix de la photo est de moi. En ce qui me concerne, je ne trouve d'ailleurs pas la pochette effrayante du tout, mais l'inconscient collectif doit évidemment fonctionner. Pour moi, elle est plutôt très reposante. Si chez nous cet oiseau est perçu comme un symbole de mauvais augure ou de mort, il n'en va pas de même partout. En tout cas, sa présence n'a rien de provocateur. (La Libre Belgique, 30 avril 1991)



Agnus Dei
- C'est encore un peu cynique de ma part. Je ne me suis toujours pas débarrassée de toutes ces choses. Par contre au niveau de la production et de la structure de la chanson, c'est assez nouveau pour moi. (Podium)
- Quand j'ai écrit cette chanson, j'ai pensé au « Diable » de Ken Russel, je ne sais pas si vous avez vu ce film, qui se passait sous l'Inquisition... Et ma foi, je n'ai pas eu peur de ce genre de réaction... Et quand bien même... (RTL, 1991)

Désenchantée
- C'est quelque chose qui m'est familier depuis très longtemps. C'est une perte d'illusion personnelle. Pour moi, ce mot est poétique, il est déjà beau comme ça. Il évoque des choses dans la sonorité des syllabes. Pour le reste je ne peux que répéter la signification du mot : plus d'illusions, plus d'enchantement... (Podium)
- Moi, je me situais dans une génération que je supposais désenchantée. Mais tous ces mots-là, on ne peut pas les mettre dans une chanson, ça fait trop de mots et ce n'est pas très joli. Donc j'étais obligée d'évoquer tout de suite la génération. Là je ne suis pas en désaccord avec ce que j'ai écrit, mais en même temps, je ne revendique pas une génération, je ne suis pas le porte-parole d'une génération. Je l'imagine désenchantée parce qu'on a l'impression... J'évoque souvent cette phrase de Cioran qui parle de liberté et qui dit « libre dans un désert ». J'ai l'impression que c'est peut-être propre à notre génération de lutter et d'avoir ces envies de révoltes, ces révoltes qui mènent... Pour moi au néant... Enfin, chacun a sa vision des choses, mais j'ai l'impression que tout ça est en ébullition et que ça nous mène à de grandes désillusions, donc un désenchantement. C'est une vision, je crois un peu pessimiste, mais parce que moi je dois l'être. (Radio 2 Belgique, 1991)

L'autre
Je ne peux pas non plus lui donner une définition très précise. "L'Autre" suggère tellement de choses. Cela peut-être l'autre moi, l'autre, le compagnon. J'ai pris ce mot pour évoquer beaucoup de choses dont certaines ne sont pas visibles et planes au-dessus de nous. Pour ce qui est de la chanson, elle parle de la présence très volatile de quelqu'un ! C'est quelqu'un en particulier pour moi qui n'a pas de nom, qui n'a pas de chair. (Podium)

Je t'aime mélancolie
Il est vrai que cela fait partie de mes thèmes de prédilection. L'état de mélancolie est quelque chose d'aigre-doux. J'ai essayé de développer cette idée... J'aime bien ces états même s'ils sont parfois un peu douloureux. On peut se laisser un peu bercer dans ces états même si cela mène sur les larmes. Mais les larmes, j'aime ça aussi... (Podium)

Psychiatric
- Je voulais y mettre très peu de mots, donc très peu de démonstration. C'est compliqué pour moi de donner une justification par rapport à cette chanson. J'ai une attirance commune avec Laurent pour l'univers de la psychiatrie, qui nous semble très proche et en même temps très éloigné parce que je ne suis jamais allée dans un hôpital de ce type. J'en ai un désir profond, mais là serait réellement l'impudeur, par le côté voyeur. Cette chanson est venue après un reportage, qui m'a bouleversée et passionnée, sur un asile d'aliénés en Grèce où les internés sont laissés à l'abandon, livrés à eux-mêmes et réduits à l'état d'animal. La folie me touche, tout simplement. (La Libre Belgique, 30 avril 1991)
- Laurent a complètement développé et refait "Psychatric". La nouvelle version est encore plus clinique (rires) ! C'est un univers qui me fascine... Du moins cette imagerie de la psychiatrie. C'est passionnant parce que bouleversant et incompréhensible. (Podium)

Regrets
Là aussi je dirais que je ne marie pas le regret avec déception et ratage. Plutôt ces choses que l'on aurait pu faire mais que l'on décide de ne pas faire... avec tout ce que cela comporte de masochisme et de romantisme aussi ! J'ai écrit la chanson en pensant à Jean-Louis Murat. (Podium)

Pas de doute
Cela fait partie du cycle "Libertine", "Pourvu qu'elles soient douces". Là encore j'ai sûrement certains comptes à régler avec la gente masculine. C'est une façon de ne pas se prendre au sérieux pour la chanson un peu différence du reste de l'album. (Podium)

Il n'y a pas d'ailleurs
Le titre explique je crois la pensée de la chanson. Oui, ma foi, il n'y a pas d'ailleurs. C'est dur de penser et d'accepter cela. Toute chose naît et meurt et c'est partout pareil ! Tout se termine par la même chose... (Podium)

Beyond my control
C'est une histoire d'amour qui se termine dans le sang... Car c'est plus facile de garder les personnes comma ça (rires). (Podium)
Quand j'ai écrit cette chanson... J'ai l'impression que cette chanson a une écriture plus cinématographique que les autres. Ce sont des images assez précises et rapides, qui suggèrent tout de suite un état. C'est vrai que j'imagine tout à fait le scénario pour un prochain clip ! (NRJ, avril 1991)

Nous souviendrons nous
J'ai essayé d'évoquer la vérité des choses et d'être honnête avec moi par rapport à des personnes que j'ai pu rencontrer et avec qui j'ai pu partager des choses. Cela peut-être le public et mille autres choses. Là c'est véritablement l'autre ! (Podium)



Clip Désenchantée
- Le lieu était assez étonnant et quant au mot « fin » de l'histoire, il n'est pas très encourageant... Parce que je crois que ça symbolisait pour moi ma vision du désenchantement. Voilà, c'était... (Radio 2 Belgique, 1991)
- Le plan final du clip montre ces prisonniers révoltés qui arrivent sur une colline et voient, à l'infini, cette plaine immaculée, en Hongrie. Mais malgré leur rébellion, il n'y a rien. C'est ce qui me terrifie dans la vie de tous les jours : on n'a pas le choix. Si l'espoir fait vivre, comme on dit pour se rassurer, je sais qu'il n'y a pas d'espoir. Alors, et même s'il n'y a rien, les plus pessimistes se fabriquent quelque chose... (TV Hebdo, 20 avril 1991)


Mylène Farmer / Mylène s'explique La pochette de l'album
Je savais que ça pouvait évoquer la décapitation. Moi je l'ai plus pensé en ce sens... l'esprit, l'esprit qui s'échappe, l'esprit qui va vers le haut, l'esprit qui voyage. Donc c'est ce que moi j'ai voulu évoquer. (Paris Première, 30 mai 1996)

Le titre Anamorphosée
- C'est un terme cinématographique, mais j'avoue que moi je lui ai trouvé un sens plus poétique. Et j'ai mis "ée" à la fin. C'était plus pour évoquer... l'idée d'un spectre qui s'est élargit, donc ma vision du monde, mes sensations qui se sont élargis. Et l'idée de ce rassemblement, non pas de la compression, mais d'un rassemblement pour ne faire plus qu'une image épure. J'écarte moi le sens de la déformation. En aucun cas déformation. Peut-être transformation... Mais ce n'est pas non plus "métamorphoser". Peu importe d'ailleurs, je préfère le sens poétique de ce mot. (Paris Première, 30 mai 1996)
- Je vais vous donner l'explication que moi j'ai bien voulu lui donner. Ma perception du monde a probablement changée, en tout cas s'est élargie. Et l'idée de l'anamorphose est cette idée que j'ai besoin de l'anamorphose pour reconcentrer toutes ces idées, toutes ces impressions, ces sensations pour n'en faire plus qu'une. (Radio Contact, 15 novembre 1995)

Le Tour 96
Par rapport au spectacle de 1989, je n'ai pas voulu reproduire le "trop de tristesse".
J'avais envie de... Mais là encore ça a commencé par l'écriture de l'album, donc fatalement la scène est différente, puisque j'ai suggéré moi des choses avant, en tout cas mes changements intimes.
J'ai eu envie d'abord d'évoquer le blanc, tout ce que ça peut évoquer pour l'autre. Essayer de donner de la joie, de la réflexion bien évidement. L'idée du show en soit, l'idée du show qui est quelque chose de... à la fois factice, rapide, mais quelque chose de fondé.
(Déjeuner de gala, Radio Nostalgie, 1996)



California
Moi, "Ma vie qui s'anamorphose", si je peux essayer de trouver un sens à ce mot... c'est plus dans l'idée de ce rétroviseur, et là on en revient plus à l'aspect cinématographique, donc de cette concentration du format cinémascope, etc. (Paris Première, 30 mai 1996)

Mylène s'en fout
Le jade... L'évocation du jade, qui évoque effectivement la pureté. L'idée aussi d'un matériaux brut, d'un matériaux qui n'est pas précieux, mais qui devient avec le temps quelque chose de précieux. Mais là je n'évoquais pas (incompréhensible)... précisément. (Déjeuner de gala, Radio Nostalgie, 1996)

L'instant X
- J'ai voulu retracer la vie... Non pas la vie mais une journée, que l'on peut avoir, où tout va mal. Tout val mal, c'est une concentration d'événements... Dès qu'on se lève, et tout va mal à nouveau. Et on attend ce moment... Et souvent il se passe ça ou dans une journée ou dans un mois, où à la fin toutes les choses viennent se concentrer, se former un peu comme un puzzle, et c'est le moment où tout rejailli, et rejailli cette fois vers le haut et non pas vers le bas ! (Paris Première, 30 mai 1996)
- A propos de « L'Instant X » où elle évoque un manque de spiritualité :
Le manque de spiritualité est probablement dangereux. Je pense qu'il faut élever l'esprit, changer les comportements, faire don de soi, mais sans forcément célébrer un dieu ou une religion. (L'Express, 02 novembre 1995)

Eaunanisme
- Un texte plus sensuel que sexe, je pense. J'avais envie de l'élément eau. Maintenant l'onanisme c'est effectivement la recherche du plaisir par soi-même. Moi quand j'ai écris cette chanson je pensais à l'écriture, donc je pense qu'il y aura des milliers de lectures quant à cette chanson. J'ai essayé d'évoquer l'écriture. L'écriture est aussi un... plaisir solitaire, en tout cas dans un premier temps. Et j'avais envie d'écrire comme un petit conte, en évoquant un personnage... (NRJ, 16 octobre 1995)
- J'ai essayé d'évoquer l'écriture : la liberté de la poésie, du lecteur qui essaie de puiser plus des sensations qu'une réelle explication sur un sujet. J'ai voulu parler de l'écriture, de sa sensualité, du plaisir solitaire de l'écrivain. (Le Soir, Belgique, 25 octobre 1995)
- Cette chanson n'est pas vraiment une provocation. L'idée de l'onanisme, c'est d'arriver par soi-même au plaisir, à la jouissance. Je considère que c'est la même chose pour l'écriture. On écrit avant tout pour son propre plaisir, on a besoin de personne, c'est en cela qu'on peut faire le rapprochement avec le mot onanisme. (Radio FFN, Allemagne, février 1996)

Et tournoie...
- Là je pensais à l'évocation du bouddhisme, et toutes ces choses qui sont très belles et très reposantes. Mais malgré tout, on se lève le matin et on peut toujours avoir cette notion du mal qu'on a en soi, cette capacité à faire le mal et cette négation de soi. Toutes ces choses qui font que ça perturbe votre esprit. Et c'est là où c'est difficile parce que c'est là où vous décidez que vous êtes réellement maître, ou de votre vie ou de votre journée, et décidez que non, ça va aller mieux, parce que ça vaut le coup. (Déjeuner de gala, Radio Nostalgie, 1996)
- A propos de « Et Tournoie » où elle semble évoquer l'auto-analyse :
Bien sûr, dans une chanson il y a forcément de soi. Mais parlons plutôt de l'artiste. Le texte de cette chanson m'a été inspire par le cône de lumière de Jérôme Bosch. (L'Express, 02 novembre 1995)

Alice
- Quand j'ai évoqué l'araignée, j'ai eu envie d'écrire sur cette petite Alice, je pensais à la face... au visage noir de l'artiste. Ce que peut ressentir... l'autodestruction de l'artiste. Donc cette envie de dire à cette araignée de s'effacer et de partir. (XXelle, MCM)
- J'ai une phobie des araignées (rires). Mais j'ai toujours eu en mémoire... C'était une toute petite histoire d'une araignée dans une cellule qui était le compagnon, le seul compagnon du prisonnier. Ce qui n'a rien à voir avec le thème d'Alice ! Mais je peux apprivoiser aussi une petite araignée ! L'araignée n'est pas un symbole particulier pour moi. L'araignée... Vous savez parfois on a des choses comme ça qui vous viennent, vous ne savez pas pourquoi. Et c'est vrai que quand j'ai entendu cette musique qui a cette boucle, cette répétition... J'y voyais bien la marche d'un petit animal, comme ça. Et puis après vous n'savez pas, vous parlez de... Alice est devenue l'artiste, la représentation du mal-être de l'artiste. (Radio Contact, 15 novembre 1995)

Tomber 7 fois...
C'est ma devise dans la vie, en tout cas ça fait vraiment partie de moi. Un : je ne me donne pas le droit de tomber, en tout cas plus bas que terre. Et j'ai toujours cette volonté que de toujours relever la tête. Et c'est surtout pas moi qui ai inventé ça, c'est un proverbe chinois qui dit "Tomber 7 fois, toujours se relever 8". Et que c'est toujours une belle idée, c'est toujours² cette notion de cette résurrection, cette envie que de se redresser. Donc c'était quelque chose que j'avais envie d'exprimer. (Radio Contact, 15 novembre 1995)



Clip XXL
- C'est la première fois que je travaillais avec ce réalisateur allemand, Marcus Niespel. Je lui ai donné la chanson, il connaissait mes clips... C'est quelqu'un qui s'intéresse beaucoup au travail des autres, donc connaissait mon univers. Et j'avoue que je lui ai laissé carte blanche, parce que j'avais envie d'avoir justement, cette fois, peut-être quelqu'un d'horizon différent qui pourrait lui m'apporter quelque chose. Il a eu donc cette idée de cette figure de proue, devant le train, de cette locomotive, et j'avoue que j'ai tout de suite répondu oui parce qu'elle me semblait belle et intéressante... (Europe 2, décembre 1995)
- Le train, le train c'est le voyage... Maintenant vous dire pourquoi il est utilisé dans ce clip, c'est pas précisément pour cette raison. C'est vrai que l'idée de Marcus Niespel, le réalisateur, était une très, très belle idée, selon moi. Cette idée du ventre qui est le train et qui a tous ses enfants à l'intérieur, et toutes ces vies, je trouve que c'est une très, très, très belle idée. (Radio Contact, 15 novembre 1995)


Mylène Farmer / Mylène s'explique La pochette de l'album
- L'idée c'est justement qu'on peut imaginer beaucoup de significations, j'ai tenté là d'exprimer le... ou une certain envolée en tout cas de... l'idée de... du choc amoureux, tomber amoureux, et ça peut vous porter vers le haut comme ça peut vous porter vers le bas. (NRJ, 06 avril 1999)
- C'est l'idée qu'on est sorti, mais qu'on peut y rentrer à nouveau... (Radio Scoop, 16 avril 1999)
- La porte est ouverte, donc je peux toujours y... Rentrer à nouveau, donc c'est une interrogation que j'ai. On peut y voir ce qu'on veut, mais c'est vrai qu'à la lecture immédiate, on y voit une cage, on voit une silhouette au-dessus, on peut penser à l'oiseau. Maintenant, peu m'importe d'ailleurs si c'est un oiseau ou non, mais c'est plus l'idée qu'on puisse voir effectivement cette porte entrouverte et que cette cage elle-même est entourée d'eau qui peut être menaçante, qui peut être paisible, on ne sait pas bien... (Top Music Strasbourg, 16 avril 1999)

L'album Innamoramento
- "Innamoramento" est un mot que j'avais trouvé, dont j'avais envie. Le thème de l'album évoquant l'amour en général est quelque chose qui existait avant même que la musique ne naisse. (Radio Scoop, 16 avril 1999)
- ‘Innamoramento' exprime le choc amoureux, donc j'ai tenté dans cet album de décliner l'amour dans son spectre le plus large. J'ai également été intéressée par ce mot parce que à l'intérieur, il y a ‘amour', il y a ‘mort', autant de choses qui font partie du sentiment amoureux... (Wit FM, 8 avril 1999)
- C'est avec l'écriture que j'ai ouvert les vannes à toutes mes émotions, mes troubles. C'était vital. Sur l'album précédent, j'ai exprimé des choses plus douces, moins violentes. Je pensais être sur le chemin de la sérénité. Avec « Innamoramento », le dernier, je réalise étrangement que je bascule à nouveau vers l'autre monde, d'autres angoisses. Tout se fait et se défait inexorablement. (Vogue, septembre 1999)



L'Âme-Stram-Gram
J'ai tenté d'évoquer l'idée de la confidence, du secret, la confession - l'idée de l'autre, tout simplement. Son double, peut-être. En tout cas, une oreille amie... (NRJ, 06 avril 1999)

Pas le temps de vivre
Moi, quand j'ai pensé à cette chanson, c'était dans un contexte particulier, l'évocation d'une personne en particulier. Maintenant, on sait que ça peut s'attacher à une multitude d'autres personnes. Effectivement, c'est toujours le côté récurrent, si je puis dire, qui est la peur, là encore de l'abandon, de l'être qui n'est plus et qu'on voudrait à côté de soi... Et la peur de ce déséquilibre, de ne pas survivre à ce déséquilibre. (Radio Scoop, 16 avril 1999)

Dessine-moi un mouton
Un de vos titres phares reprend la célèbre phrase de Saint-Exupéry, ‘Dessine-moi un mouton'. Vous sentez-vous parfois dans la peau du Petit Prince ?
Cette chanson est la preuve absolue que je ne veux pas quitter le stade de l'enfance. J'ai peur de notre monde, par trop heurté et heurtant. (Le Matin, Suisse, 10 mars 2000)

Je te rends ton amour
- J'aime passionnément la peinture d'Egon Schiele. J'aurais pu être son modèle. Lorsque je me regarde dans un miroir, j'ai l'impression d'être une de ses rousses écorchées. Il a tout compris, jusque dans la manière de signer ses toiles. (Madame Figaro, 1er novembre 1991)
- A chaque fois que je m'envisage, ou dans mes pires moments quand je... Quand je me vois, je me vois comme un nu d'Egon Schiele. J'aime ce peintre profondément, j'aime sa peinture, j'aime sa... Sa torture... Je ne me fais pas un compliment quand je m'envisage d'être un nu, même d'un maître, parce que ce sont des femmes qui sont... Qui sont acérées, qui sont maigres, qui sont, euh... Voilà, oui, voilà comment je peux me voir parfois (rires) ! (Top Music Strasbourg, 16 avril 1999)

Méfie-toi
- Là, en l'occurrence, j'ai fait abstraction de moi si je puis dire. En tout cas quant à ce « Méfie-toi », je ne m'adressais pas à moi-même, ni à mon double ou à mon deuxième moi (petit rire). Là, je faisais plus référence à l'esprit fort, à l'esprit non pas réfléchi, mais l'idée que l'âme et les mots sont des choses très importantes, que les actes, et les actes méchants, sont des choses qui ne sont pas... Sont des choses qui sont vaines, donc quand j'évoquais la force, c'était plus la force de l'esprit qui a le dessus... (Radio Scoop, 16 avril 1999)
- J'ai peut-être besoin de rendre des comptes, c'est sans doute vrai ! (rires) Le ‘méfie-toi' se voulait menaçant et, je crois, l'est ! (rires) (Top Music Strasbourg, 16 avril 1999)

Optimistique-moi
Vous chantez ‘Papa, reviens-moi'. Que se cache-t-il derrière cette expression ?
Là, j'ai pas envie de justification... (rire nerveux) (Top Music Strasbourg, 16 avril 1999)

Consentement
C'est en tout cas érotique (rires). J'aime l'idée du « Vous », j'aime sa sensualité. J'aime l'inconnu qui se cache derrière ce « Vous ». Ce n'est pas le déchaînement de l'amour, là j'y voyais plutôt une... Une non saveur... Quelque chose de trop... D'acquis.
J'aime la distance du « Vous », j'aime ce que ça peut suggérer à la fois de mystère, cette chose décharnée, éventuellement. C'est une distance qui électrise, en tout cas...
(Top Music Strasbourg, 16 avril 1999)

Et si vieillir m'était conté
- Vous allez décidément tout nous dire ! Extrait de votre nouvel album, « Et si vieillir m'était conté ». La nuit me semble comparée à... Peut-être à la mort, elle a des doigts de fée, et c'est aussi une femme...
Oui... Mais la lune est une femme aussi (rires) ! (Top Music Strasbourg, 16 avril 1999)
- Mylène Farmer avec nous, sur Wit FM. Mylène, mine de rien vous approchez de la quarantaine, même si vous masquez bien votre jeu ! Vieillir, c'est quelque chose qui vous inquiète ?
Vieillir est quelque chose qui m'inquiète, oui, bien évidemment ! (rires)
D'où la chanson « Et si vieillir m'était conté » ?
Voilà !
On peut en parler un instant pour les gens qui ne l'ont pas écoutée et qui vont l'écouter dans un instant ?
Ben, vous avez dévoilé le thème, et c'est un sentiment qui est parfois oppressant... (Wit FM, 8 avril 1999)

Souviens-toi du jour
Dans « Souviens-toi du Jour... » vous chantez des paroles qui ne sont pas en français. Qu'évoquent-elles ?
Oui, ça c'est de l'hébreu, et ça veut dire justement ‘souviens-toi du jour' -c'est dans la Torah. Quand j'ai écrit cette chanson, c'est parce que j'ai lu énormément -j'ai un livre de chevet qui s'appelle « Si c'est un Homme », justement, de Primo Levi, et qui évoque la déportation, et j'avais envie de parler de ça, tout en ne l'imprimant pas avec évidence. Donc là encore, il y a plusieurs lectures possibles, mais, c'est ce à quoi j'ai pensé : cette idée et cette nécessité que de se souvenir de ces choses-là. (Top Music Strasbourg, 16 avril 1999)



Clip L'Âme-Stram-Gram
J'avais envie de fantômes, j'avais envie de surnaturel, j'avais envie d'une soeur jumelle, et ma foi je me suis penché sur le problème et j'ai écrit le scénario. (NRJ, 06 avril 1999)


Mylène Farmer / Mylène s'explique

Mylène Farmer / Mylène s'explique
On est tous des imbéciles
Je n'sais pas si le titre est réellement agressif. C'est certainement provocateur. Et moi j'aime bien toujours mettre en exergue cette phrase qui disait "on est tous des imbéciles mais ce qui nous sauve c'est le style", et je pense que c'est vrai. (Lazer, M6, mai 1987)

A quoi je sers...
J'ai écrit « A Quoi Je Sers... » un peu après le début du Palais des Sports, parce que c'est la question que je me suis posée : à quoi je sers ? Justement à cela : à crier ce que les autres n'osent pas crier. (Télé 7 Jours, novembre 1989)

Mylènium Tour
- Je suis désormais plus tournée vers la poésie. Ce spectacle est plus romantique et lyrique et j'y chante plus de chansons lentes que d'habitude. D'un autre côté, il ne présente pas qu'un concept unique et cohérent : il met en scène deux héroïnes, moi-même et cette déesse qui me protège. Le célèbre artiste suisse Giger m'a offert cette gigantesque statue qui se trouve sur la scène et dont la tête et le bras sont articulés. (...) Sa création rappelle la déesse égyptienne Isis qui représente la féminité et la fertilité. Elle est bien plus qu'un accessoire gadget, un décor impressionnant. C'est une actrice cruciale de mon barnum, cette messe païenne qui prend la forme d'un concert typique de ce qui se fait dans le show-business : la scène est recouverte de glace (?!), des lumières multicolores clignotent et des confettis argentés tombent sur le public. Des effets de lumières artistiques et mystiques, crées par cinq tonnes d'équipement luminaire, insufflent la vie à la statue. (Pulse, Russie, mars 2000)
- L'idée de ce nouveau spectacle m'est venue après avoir lu « Le livre tibétain de la vie et de la mort ». Cette philosophie a bouleversé ma vie et m'a fait voir sous un nouveau jour tout ce que j'ai vécu et tout ce qui m'entoure. Ce spectacle est une sorte de reflet, sous forme de chansons et de danse, de ma nouvelle perception de la vie. (7 Dney, Russie, 6 mars 2000)

C'est une belle journée
Je me souviens, quand j'ai écrit C'est une belle journée, dans le refrain j'avais mis "C'est une belle journée, je vais me tuer", à la place de "Aujourd'hui c'est une belle journée, je vais me coucher". Et je crois que là... ce pourrait être un appel au suicide de certaines personnes un peu fragile. Et j'ai changé ce mot pour un autre. Parce que c'était peut-être tout d'un coup quelque chose de trop fort, trop déterminant. (Sept à Huit, TF1, 08 janvier 2006)

Avant que l'ombre...
J'essaye de plus en plus, et j'avoue que ce n'est pas facile, d'extraire de ma vie, et à jamais, du ressentiment. (Sept à Huit, TF1, 08 janvier 2006)


Les autres (l')expliquent


Sans contrefaçon - Elsa Trillat
Pour la voix de l'intro, « Dis maman, pourquoi je suis pas un garçon ? », c'est un petit clin d'œil à un private joke entre Mylène et moi. Et fait, quand on descendait au bourg pour faire quelques courses, et notamment le Coca, notre drogue à toutes les deux, je défiais Mylène la timide de s'adresser à la vendeuse de l'épicerie avec cette voix de gamine. Et elle le faisait ! Imaginez-la parlant à l'épicière avec la voix de l'intro de « Sans contrefaçon » : « Bonjour madame la marchande de légumes de poireaux » ! C'était tordant. (Interview par Franck Besnier, IAO Mylène Farmer, 2005)

En Concert 1989 - Gilles Laurent
L'idée de base était l'inexorable écoulement du temps. On a donc choisi un ordonnancement reprenant la ronde des saisons, organisée autour de « L'horloge » de Baudelaire. L'affiche illustre un monde fermé, rendu mystérieux par la brume, auquel le commun des mortels n'a pas forcément accès, et dont Mylène est le gardien. Elle invite le public à y entrer, à la manière d'un Hitchcock nous disant « C'est ici que tout a commencé, entrez, je vais vous expliquer comment c'est arrivé »... C'était donc en référence à Hitchcock, entre autres. On avait, avec Laurent, une fascination commune pour une certaine littérature, qu'on pourrait illustrer par « Le tour d'écrou ». Un roman angoissant et tragique, à la fin obscure, que beaucoup de cinéastes ont vainement essayé de restituer. Il s'agit de l'histoire d'une hantise qui touche un enfant. Le visuel du spectacle de Mylène a très naturellement été imprégné par cette littérature du XIXème, morbide, effrayante et romantique. Mais je ne sais pas trop ce qui en est resté dans le spectacle, au final.
Ce n'était pas vraiment un cimetière. On est partis des photos de Stonehenge que j'avais trouvées – des pierres en ruine, mystérieusement agencées, véritable observatoire des planètes, qui raconte les hommes face au temps. On y trouvait une liaison symbolique évidente avec l'idée maîtresse des saisons et du temps qui passe. Que cela ait revêtu des habits de cimetière au final, c'est une dérive, sans doute, mais qui raconte aussi « le temps assassin » dont parle « L'horloge ».
(IAO Mylène Farmer, 2006)

L'instant X - Marcus Nispel
J'avais lu un article qui disait que lorsqu'un incendie se déclare à l'intérieur d'un avion, il y a un système qui remplit complètement la carlingue de mousse en quelques secondes. Je trouvais l'idée amusante, pas trop compliquée à réaliser, et ça me rappelait les soirées-mousse à Ibiza (rires). (...) On en a parlé avec Mylène et nous avons décidé d'utiliser la mousse à grande échelle, une mousse qui avalerait la terre, un peu comme dans le film « Le blob ». (Mylène Farmer et vous, 2006)

Comme j'ai mal - Marcus Nispel
Pour ses clips, Mylène ne fournit pas de scénarios complets, mais seulement des images qu'elle a en tête, en l'occurrence ici une femme qui se transforme en insecte. (...) Une victime d'abus trouvant refuge dans un monde peuplé d'insectes était un très bon point de départ pour travailler. (Mylène Farmer et vous, 2006)

Fuck them all - Augustin Villaronga
J'ai compris que Mylène cherchait quelque chose qui vient de l'intérieur. C'est l'aspect formel, mais l'aspect formel qui vient de quelque chose d'intérieur, qui touche à sa façon de voir la vie. Toutes les choses dont m'a parlé Mylène, c'était comme un territoire normal pour moi. C'était comme être dans ma propre source. C'était facile pour moi. Elle m'a parlé de la cage qui devient plus petite, et elle m'a parlé des épouvantails surtout. Nous nous sommes très bien entendus. Ca n'a pas été quelque chose de difficile, c'est arrivé de façon fluide. (Bonus Shoot it all, 2006)

The Farmer Project - Bruno Aveillan
Mylène y incarne une créature surnaturelle dotée de pouvoirs magiques et enfermée dans un laboratoire militaire secret. Le régime dictatorial qui dirige ce pays imaginaire aimerait l'utiliser à son profit. (Paris Match, 2008)

C'est dans l'air - Alain Escalle
Le clip est beaucoup plus composé de concepts abstraits que d'un réel scénario. Tout est parti de l'idée de mon crâne qui chante. En le voyant, Mylène a tout de suite eu envie d'une chorégraphie avec des squelettes, en me laissant très libre somme toute pour le reste. L'idée du crâne était là, les matières graphiques aussi, j'ai proposé à Mylène des éléments supplémentaires d'archives (tests et explosions nucléaires) qui permettent d'introduire un second niveau de lecture plus sérieux qui contrebalance ainsi le côté très second degré des chorégraphies de squelettes. Après, c'est le travail habituel de toute construction. Mylène reste évidemment très présente dans toute cette élaboration. Le clip illustre la chanson, tout en ayant un regard détaché et amusé, un second degré nécessaire pour éviter un message trop simpliste ou trop anecdotique. Tout est dans le texte et dans les images, il n'y a pas plus à y voir, vous savez... Il faut parfois savoir garder un peu de recul et d'autodérision sur notre vie mais aussi sur notre travail... Les créations ne sont pas toujours des oeuvres prétentieuses appelant un discours d'artiste qui intellectualisent une démarche. Personnellement, je déteste cela... Je n'aime pas expliquer, car tout est dans le résultat. Je vais me répéter, mais il y a simplement ici une visualisation graphique de l'énergie pure et primitive. Une boule d'énergie comme symbole du cercle omniprésent dans l'univers... Tout comme le carré ou la croix... Nous aurions pu aller plus loin dans l'accumulation de ces formes géométriques et primitives. Il faut y voir un rapport à l'universel, point final. Je désirais un rendu complètement expérimental, mêlant des images abstraites au visage de Mylène et aux images d'archives. Le noir et blanc s'est imposé naturellement en référence au cinéma expérimental et à la technique du grattage de pellicule. Je voulais aussi un rendu sans aucun effet de paillettes visuelles. Et un résultat qui ne s'inscrive pas dans un contexte actuel. Loin de tout effet de recherche de l'air du temps. (IAO, 2009)
    

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