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Ma rencontre avec MylèneArticle de PtitGénie

Ma rencontre avec Mylène


Voici le récit du soir où j'ai pu rapidement croiser Mylène Farmer, rédigé tel quel le soir-même, dans l'euphorie du moment évidemment !

26 janvier 2009, 18h30. J''arrive Gare du Nord. Je cherche la zone réservée aux trajets en Eurostar.
C'est en hauteur, il faut monter des escalators ou des escaliers. Seul un petit escalator mène à la zone pour la « classe affaire ». J'y monte, et j'attend que la plate-forme qui relie l'escalator à la zone vitrée. J'attends là, accoudé à la rambarde en métal. Je regarde toutes les personnes qui montent l'escalator, je dévisage tout le monde ! C'était insoutenable de regarder ainsi vers le bas en attendant, en cherchant.

  

19h10, l'improbable se produit : une silhouette apparaît dans mon champ de vision, vers la droite, en une fraction de seconde je sais que c'est elle. Vous imaginez, voir Mylène Farmer en chaire et en os, savoir qu'elle est là à quelques mètres de vous ?  Tête baissée, blouson en jean bleu, jupe noire, béret blanc. Elle est suivi immédiatement de Benoît Je ne me laisse même pas le temps de regarder, je fais demi-tour, je regarde derrière-moi, en haut, en bas, je ne sais pas quoi faire, j'ai rien préparé, tout est chaos ! Je sors un stylo en catastrophe, je me place là, ici, puis re-là, à gauche de l'escalator, à droite ? Finalement je me met en face. Du coup, je ne la vois pas monter l'escalator de là où je suis. Je vois apparaître un groupe de filles tout en haut de l'escalator (faut s'imaginer la scène, je suis de face, du coup je ne vois les gens arriver tout en haut que petit à petit). Puis je me dis « Elle va être derrière, elle approche, aaaah ».



Les filles s'écartent : un homme derrière elles, c'est le garde du corps de Mylène. Et derrière lui, le couple, avec encore derrière Brigitte, la soeur. Mylène, plus petite que je ne l'imaginais, grosses lunettes noires, aucun cheveux roux ne sort de son béret... Avec ses bottes noires "comme d'habitude" il me semble me souvenir, et un gros sac à main noir avec une anse courte qu'elle tenait donc par l'épaule.
Je reste sur le côté, et je lance un « S'il vous plaît ». Grand moment de solitude, tout le groupe me regarde, nous sommes seuls sur la petite plate-forme. Je précise « Je peux avoir un autographe ? ». Mylène me dit un « Bien sûr » tout timide. Je m'approche d'elle (aaah !), je lui tend une feuille blanche et un stylo. Je peux dire que je n'ai jamais autant trembler de toute ma vie. J'ai regardé Benoît, j'ai cru y voir un petit sourire quand j'ai ainsi tremblé !
Elle prend donc les deux objets et cherche du regard un endroit où se poser pour écrire. Elle s'avance vers la rambarde et y pose la feuille pour écrire. Je la suis dans son mouvement, et le garde du corps se place limite entre elle et moi, genre trop peur -
Elle me demande « Quel prénom ? » (en fait, j'imagine que c'était ça, parce que je n'ai rien compris o_O). Je dis « Yannik, Y-A - deux N - I K » 
Pendant qu'elle écrit, je lui dis « Merci », et je demande si je peux lui faire la bise. Le garde du corps me lance un genre de « Hé oh faut pas trop en demander non plus » mdr ! Auquel je répond un militaire « C'est vous qui voyez » 
Elle se relève, me rend la feuille, et me dit merci Je lui répond « merci » à mon tour, quelle discussion 
Le groupe reprend alors sa route, Mylène fait deux ou trois pas, puis se retourne complètement vers moi et me dit « Au revoir Yannik » aaaaaaaah je craque ! Elle parlait vraiment tout bas, comme si ça devait rester entre elle et moi, et ainsi éloigner l'affreux garde du corps qui répondait pour elle.
Elle continue d'avancer un peu, puis se re-retourne et me lance un « Merci » tout timide. Le truc de fou !
Je suis complètement figé, je la fixe sans arrêt. Ils passent ensemble la porte vitrée qui mène à la file d'attente pour la classe affaire.



Pendant qu'ils attendent, je continue à rester là à quelques mètres. Et là, truc de fou (encore !) Mylène me cherche du regard entre sa soeur et Benoît qui discutent, et me dit « Merci » à travers la vitre, avec un sourire et un hochement de tête genre « Vraiment merci ». (Bon, certains diront à ce moment qu'elle veut que je me casse, c'est vrai qu'on peut comprendre ça à la lecture de ces passages, mais non, quand on le vit ce n'est pas du tout ça).
Quelques instants après elle tend son billet au contrôleur qui le fera tomber, détail intéressant oui ! Après, il y aura une histoire avec le portable de Mylène ou de Brigitte, Mylène ira signer des papiers sur une table dans un coin de la salle
Le garde du corps n'est pas parti avec eux. Il est ensuite venu me parler pour me demander « Mais euh juste un truc, comment vous faites pour être au courant, vous travaillez à la SNCF ?! ».
Au final, peu de mots échangés. C'est quelqu'un de très fragile d'un point de vue physique. Son visage m'a semblé maigre, ses bras tous maigres aussi. Elle avait la tête à demie baissée presque tout le temps. C'est amusant, elle m'a dit merci plus que moi je ne lui ai dit °.° Elle avait l'air tellement Comment dire Pleine de gratitude, un truc de fou ! Elle semblait me respecter totalement, et là je peux vraiment dire que cette femme est sincère dans ce genre de moments, il faut le vivre pour en être convaincu, et c'est mon cas.



Article rédigé par PtitGénie le lundi 26 janvier 2009 (édité le 12/11/2015). Le contenu de l'article n'engage que son auteur (PtitGénie).
    

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