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Pourvu qu'elles soient doucesClip de Mylène Farmer - 1988

Crédits du clip Pourvu qu'elles soient douces

Réalisateur : Laurent Boutonnat
Durée : 17'52
Année : 1988
Production : Jean-François Casamayou, Laurent Boutonnat, Toutankhamon, Casa Films, Polydor & Polygram Music
Budget : environ 750.000 €

Scénario : Laurent Boutonnat & Gilles Laurent
Adaptation anglaise : Sandy Whitelaw
Conseiller historique : Jean-Louis Viau
Directeur de la photographie : Jean-Pierre Sauvaire
Montage : Agnès Mouchel
Décorateur : Franck Lagache
Perruques : Laurent Caille
Cascades chevaux : Mario Luraschi
Photographe : Marianne Rosenstiehl
Acteurs : Sophie Tellier (la Rivale), Yann Babilee (le capitaine Alec Parker), Sandy Whitelaw (Mr. Swift), David Sadler Hall (le petit tambour)

Dates du tournage : août 1988 (5 jours et 5 nuits)
Lieux du tournage : forêt de Rambouillet, dans les Yvelines (le long de la route de la croix St Jacques)

Clip présent sur : Les clips - Volume II, The Videos, Music Videos

Chronologie du clip Pourvu qu'elles soient douces

08/1988 - Tournage clip (Cinq jours et cinq nuits dans la forêt de Rambouillet, dans les Yvelines)
06/10/1988 - Projection clip en avant-première (Paris - Cinéma UGC Normandie)
07/10/1988 - Première diffusion clip ('Nulle part ailleurs' - Canal +)

Articles de presse sur le clip Pourvu qu'elles soient douces

Synopsis du clip Pourvu qu'elles soient douces

Un soldat et un 'petit tambour' de l'armée anglaise découvrent le corps de Libertine et de son amant. Alors qu'ils s'en approchent et se demandent quel est le sexe de Libertine, celle-ci se réveille. Libertine est vivante ! Les deux anglais la ramènent à leur campement, commandé par le courageux capitaine Alec Parker, qui est venu rejoindre l'armée Prusse sur ordre de Sa Majesté Georges II, en guerre contre la coalition franco-austro-russe(-suédo-espagnole aussi, en vérité). Cependant l'armée, persuadée d'être en Prusse, se rend compte qu'elle a fait fausse route : Libertine a demandé en français "Où suis-je ?", autrement dit, le détachement de l'armée anglais est en territoire ennemi. Inquiet, mais troublé par Libertine, le capitaine Parker décide de lui rendre visite dans la tente où elle repose. En essayant de la réveiller, il découvre ses fesses, ce qui ne le laisse pas indifférent. Le petit tambour assiste à la scène, ce qui énerve passablement le capitaine, qui décide de le fouetter. Libertine se fraye un chemin parmi les soldats et arrive à l'endroit où le capitaine punit le jeune garçon. Le capitaine lui tend alors le fouet, mais c'est à lui que Libertine décoche un énorme coup au visage ! Fou de rage, il l'oblige à revêtir un costume de soldat (l'occasion pour lui de revoir les fesses tant convoitées de Libertine). Mais déjà, celle-ci prend la fuite en volant un cheval. Le capitaine la poursuit à travers les champs, ce qui ne manque pas d'alerter des troupes françaises embusquées, qui concluent un marché avec des prostituées. A leur tête, on retrouve la rivale de Libertine... La nuit tombée, les prostituées font une entrée remarquée dans le camp, et corrompent les soldats au vin et au sexe. Pendant ce temps, Libertine et le capitaine se laissent aller et font l'amour à l'abri des regards... si ce n'est celui du petit tambour qui les espionne. Le matin, l'une des prostituées avertit les troupes françaises qu'elles peuvent passer à l'attaque. Pris par surprise, les anglais subissent de terribles pertes. Alors que le combat fait rage, la rivale abbat le capitaine, sous les yeux de Libertine. Celle-ci se jette sur sa vieille rivale et les deux femmes se livrent un combat sans merci. Libertine finit par avoir raison d'elle en la transperçant avec une épée. Un terrible silence succède au massacre... Le petit tambour semble être le seul survivant de l'armée anglaise. "Mon père m'avait prévenu : "Tu reconnaîtras la Mort à son grand cheval noir. Si par malheur elle s'arrête devant toi, surtout, ne la regarde pas, ne la regarde pas...". Alors qu'il s'avance vers les rangs français, un grand cheval noir s'arrête devant lui. Le petit tambour lèe un regard craintif vers le cheval Libertine, vêtue de noir, est dessus. Elle lui tend la main et le fait monter derrière elle. Les troupes françaises se retirent. "Je ne l'ai jamais revue, mais je n'oublierai jamais l'odeur de son parfum et la douceur de sa peau, tandis qu'elle m'emmenait vers... la Vie !"

Single et album

Single Pourvu qu'elles soient douces Album Ainsi soit je...

Vêtements : tenues et accessoires

Pourvu qu'elles soient douces - 10/1988
Aristide Boyer et Galvin pour les chaussures
Les costumes ont été livrés depuis Marseille.

Costumière : Carine Sarfati
Perruques : Ateliers Denis Poulin.

Anecdotes sur le clip Pourvu qu'elles soient douces

En décembre 2014, Christine Catonné, scripte sur le clip Pourvu qu'elles soient douces a posté sur son blog ce polaroid accompagné de l'histoire de celui-ci :
"1988. Scripte sur le clip "Pourvu qu'elles soient douces" mis en scène par Laurent Boutonnat, relatant la suite des aventures de Libertine. A l'époque, c'était le clip le plus cher jamais tourné (3 millions de francs), le plus long aussi (dix-huit minutes). Une semaine de tournage en région parisienne, journées épuisantes, nuits courtes. Quelques cinq cents figurants courants dans tous les sens dans la fumée épaisse des machines, une grosse équipe les pieds plantés dans la boue, des caméras un peu partout. Le dernier jour de cette semaine de tournage, je bouclais mes rapports, rangeais mes affaires. Ce Polaroïd de Mylène, je venais de le serrer dans mon poing, et de le jeter dans la poubelle de la table régie. Je ne le trouvais pas assez bien. C'est alors qu'une personne souriante s'est approchée de moi pour me demander sans plus de cérémonie de lui remettre sur le champ tous les Polaroïds que j'avais pris au cours du tournage, et que je tenais justement dans mes mains. "- Vous les donner... tous? - Tous." Ils étaient nombreux mes Polaroïds, la collection était fort belle. Je précise ici que les photos prises par la scripte au cours d'un tournage n'appartiennent qu'à elle, mais je n'ai pas eu d'alternative à tout donner. Je me suis retrouvée, bras ballants, dépouillée de mes clichés. Je n'ai pas tardé à plonger mes deux mains dans les profondeurs de la poubelle-sac plastique. Au milieu des gobelets souillés, des serviettes en papier collantes, des tranches de jambon desséchées, et des sachets de thé dégoulinants, j'ai récupéré la photo que je venais de jeter. Je l'ai essuyée, lissée soigneusement du plat de ma main, et glissée entre les pages d'un livre une fois chez moi.
2014: Ce Polaroïd, je ne savais plus où il était. L'autre jour, il s'est échappé de l'édition définitive du "Hitchcock Truffaut" pour que je parle de lui. J'ai su immédiatement que c'était une photo intéressante. Tout ce qui m'avait parue des défauts à l'époque, m'apparaissait à présent, à la lumière du temps qui passe et de l'expérience acquise, comme des qualités. Pourquoi avais-je jeté cette photo? Sans doute parce que c'était incongru, inhabituel, non conventionnel à l'époque de voir une personne poser les yeux clos, d'autant plus qu'elle était connue. Cette photo m'avait parue hors normes, m'avait sans doute fait peur parce qu'elle révélait quelque chose de différent, d'intime, de vulnérable, et surtout avais-je droit à cette révélation, à cette intimité? Sans doute aussi avais-je vécu trop peu de choses (...). Cette photo de Mylène m'évoque ce moment là, et graphiquement ça, ou ça, ou encore ça. La chanteuse s'est laissée aller quelques secondes, comme on se laisse aller dans le sommeil, ou le rêve. Pourrait-on croire qu'elle ait refusé de faire la photo simplement parce qu'elle ferme ses yeux ? Qui serions nous pour juger anormal qu'elle l'ait fait? A t-elle regretté d'avoir lâché prise, au point de récupérer tous les Polaroïds à la fin du tournage pour garder l'absolu contrôle de son image? La photo qui compte, pour une raison ou pour une autre, est toujours un peu effrayante, parce qu'elle responsabilise, fait réfléchir. Elle oblige celui qui l'a faite à en répondre, à savoir la conserver, à choisir de la montrer ou pas. Quand j'illustre les textes de ce blog, je prends toujours soin d'éviter les paupières mi-closes, les doubles mentons disgracieux, les bouches tordues, les mimiques ridicules, les corps parfois très déshabillés. Là, je trouve cette photo belle parce que les yeux sont simplement et paisiblement fermés. En connivence. J'ai conscience qu'on pourrait me dire que j'accorde de la valeur à cette photo juste parce que c'est celle d'une chanteuse connue. Mais non, ce qui compte pour moi, c'est que cette photo est la seule qui me reste de ce tournage. Ce Polaroïd de Mylène me fait d'abord penser que j'ai perdu la mémoire de toutes mes autres photos prises sur ce clip. Si elles étaient devant moi aujourd'hui, je pourrais instantanément faire un commentaire sur chacune d'elles. (...) Mes Polaroïds ont-ils été jetés après que certains aient intégré le making off du clip? Si oui, j'aurais bien aimé plonger mes mains dans la poubelle pour les récupérer tous. Sinon, où sont-ils? Après toutes ces années, ce texte est ma seule alternative, le bref éclat d'un sentiment étrange qui, dans l'ombre de mes souvenirs, a ondulé jusqu'à aujourd'hui. J'aurais beau siffler, mes Polaroïds (en)volés ne reviendront jamais.
"

Annuaire : fiches biographiques

Yann Babilee (Acteur)
Laurent Boutonnat (Dieu)
Laurent Caille (Coiffeur)
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Sandy Whitelaw (Acteur, traducteur)

Confidences - Interviews

Agnès Mouchel / Ancienne chef monteuse - 2004 - Instant-Mag
Agnès Mouchel / Ancienne chef monteuse - 2005 - IAO
Franck Lagache / Chef décorateur - 2006 - IAO
Gilles Laurent / Co-concepteur - 2006 - IAO
Jean-Louis Viau / Conseiller historique - 2006 - IAO
Sandy Whitelaw / Acteur - 2006 - IAO
Sophie Tellier / Actrice - 2003 - Mylène Farmer Magazine
Yann Babilee / Acteur - 2006 - IAO

Photographies sur le tournage du clip Pourvu qu'elles soient douces

Photographe : Christine Catonné.
Polaroid pris par une scripte du clip.

Photographe : Marianne Rosenstiehl.
Photos prises lors du tournage du clip Pourvu qu'elles soient douces (Libertine II).








Écouter le clip Pourvu qu'elles soient douces

BO Clip 17'52
17'52
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Vidéos


08/1988 - Pourvu qu'elles soient douces
Rushes making of

07/03/1998 - 30 ans de cinéma de Mario Luraschi (Paris Première)
Reconstitution du clip de PQSD

07/03/1998 - 30 ans de cinéma de Mario Luraschi (Paris Première)
Vidéo filmée par un fan présent dans le public

Le clip Pourvu qu'elles soient douces vu ailleurs

Attention à la marche (TF1), 23/05/2010 -
Une question a été posée au candidat par rapport à un clip de Mylène : "Combien de temps dure le clip de Pourvu qu'elles soient douces ?"
    

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