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Charly et Lulu (Animateurs)Interview Médias - 2003

Charly & Lulu animent le « Hit Machine » tous les samedis matin sur M6 depuis plus d’une dizaine d’années. Même si elle y a régulièrement été classée dans les meilleures places, Mylène n’a pas participé à l’émission avant avril 1999...

Vous n’avez jamais reçu Mylène avant 1999, un refus de sa part ou de la vôtre ?
Lulu – On ne refuse personne et surtout pas Mylène Farmer parce qu’elle est un gage d’audience.
Charly – Les choses se sont faites naturellement dans le sens où, a priori, Mylène Farmer n’a pas besoin de beaucoup de promo pour vendre des disques. C’est l’une des rares, avec Jean-Jacques Goldman. Je pense qu’elle ne fait donc que les émissions qu’elle a envie de faire. Peut-être que son entourage lui a dit que c’était plus important de faire le « Hit Machine » plutôt que telle autre émission et voilà. Idem pour Johnny. Je pense que ces gens-là n’ont pas besoin du « Hit Machine ». S’ils le font, c’est parce qu’ils en ont envie et qu’ils trouvent ça plutôt bien.

A-t-elle posé des conditions à sa venue dans votre émission ?
Ensemble – Non.
Lulu – Le seul truc, c’est qu’on ne l’a pas interviewée car elle ne voulait pas d’interview.

Je crois savoir que son passage a été tourné à part ?
Charly – La première fois qu’elle est venue, oui. Sa prestation a été tournée à part, avec un public de fans. Mais les autres fois, non.

Lors de son dernier passage pour « C’est une belle journée », sa prestation a nécessité trois prises, pour des problèmes de chorégraphie, puis de lumières. Trouvez-vous Mylène plus exigeante que d’autres artistes sur les conditions de tournage ?
Lulu – Non pas spécialement.

Elle refuse notamment la présence de photographes non ?
Lulu – C’est le cas de beaucoup d’artistes. C’est très rare les artistes qui acceptent d’être photographiés lors de leurs passages en télé.
Charly – Pascal Obispo n’aime pas du tout les photos.
Lulu – C’est la maison de disques et l’entourage qui gère ça.
Charly – Je les comprends. T’as pas envie que ton image soit diffusée n’importe comment, n’importe où.

L’avez-vous approchée avant ou après l’émission ?
Charly – Non, pas du tout.
Lulu – Je crois qu’elle avait envie d’être tranquille, de faire son boulot comme elle l’entend. On respecte ça. On va pas forcer sa porte en hurlant : « Hey Mylène ! Pouet Pouet ! (rires) ».
Charly – Je pense que ce côté inaccessible fait un peu partie de son personnage aussi.

Et quand elle vient à une émission comme ça, elle débarque avec une garde rapprochée ?
Lulu – C’est une grande dame qui vend beaucoup de disques, donc il y a beaucoup de gens qui l’entourent, c’est normal (sourire).
Charly – Pas tant que ça. Je me rappelle qu’il y avait ses danseurs, Thierry Suc, et sans doute des gens de sa maison de disques.

Et Laurent Boutonnat ?
Charly – Je crois qu’il est venu une fois, oui.

Lorsque vous recevez Alizée, Mylène l’accompagne-t-elle ?
Charly – Non, jamais. Mais les artistes ne viennent pas toujours avec leurs auteurs-compositeurs, ils sont plutôt accompagnés de leur attaché de presse. Sinon on n’en sort plus. Ils vont venir avec leurs parents, leurs grands-parents (rires). Remarque, Lauryn Hill est venue avec quarante-cinq personnes ! il y avait ses enfants, ses nièces et neveux, ses oncles, ses tantes (rires)…

Pensez-vous, comme beaucoup le disent, qu’Alizée est une mini Mylène ?
Lulu – Non, elle est beaucoup plus simple que Mylène Farmer.

Elle ne pourrait pas se permettre de jouer les divas de toute façon, non ?
Lulu – Oh ! Si vous saviez ! Ca vient très vite ce genre de choses (rires).
Charly – Comment est-ce qu’Alizée est perçue par les fans de Mylène ?

Je crois que c’est assez partagé. Beaucoup la suivent parce que justement c’est Mylène qui s’en occupe. D’autres l’ignorent parce que ça sonne trop gamin. Je pense même que certains la détestent parce qu’elle vole du temps à Mylène. Il y a certainement beaucoup de jalousie là-dessous.
Charly – Elle touche beaucoup les jeunes.
Lulu – Et les vieux messieurs aussi. Et les mecs en prison (rires).

Revenons-en à Mylène. A-t-elle des contacts avec les autres artistes quand elle vient dans une émission comme la vôtre ?
Charly – Ah non, non, non !
Lulu – (rires)

Distante à ce point-là ?
Lulu – C’est pas qu’elle est distante, c’est qu’elle est dans sa bulle. Elle vient avec sa bulle, elle reste dedans, elle fait son truc et elle s’en va. C’est pas grave !

Aviez-vous une image de Mylène avant de la recevoir ? A-t-elle changé depuis ?
Charly – Je n’ai jamais d’a priori sur les gens.

Vous évoluez dans ce milieu depuis un moment, vous avez sans doute eu vent de sa réputation de perfectionniste, d’artiste exigeante ?
Lulu – Elle a son truc. Chiante ou pas chiante, on s’en fout. Nous, elle nous a pas fait chier, ça se passe bien à chaque fois.
Charly – De toute façon, je le répète, on ne se fait pas d’opinion sur les gens en fonction de leur réputation. On attend de les rencontrer. Il y a des artistes dont on n’aime pas forcément ce qu’ils font, mais qui humainement sont adorables.

Vous n’aimez pas ce que fait Mylène ?
Lulu – Moi, ce n’est pas du tout ma came, mais je trouve ça hyper efficace et je comprends que ça marche. Idem pour Goldman d’ailleurs.
Charly – C’est bien fait, bien pensé.

Est-ce le fait de recevoir Mylène Farmer a été important pour vous ?
Lulu – Pour l’émission, oui.

Elle ne vous a pas marqués plus que ça ?
Charly – Nous, on est vendeurs de disques à la télé. L’émission avec Mylène Farmer marche bien, on n’a pas besoin de lui taper dans le dos pour que ça aille mieux.

L’audience était meilleure quand elle était là ?
Charly – Je ne sais pas.
Lulu – Je ne crois pas que ça ait spécialement mieux marché que les autres semaines, mais en terme d’image, c’était bien pour le « Hit Machine ».
Charly – C’est un événement de recevoir quelqu’un comme Mylène Farmer.


Mylène Farmer et vous - 2003
    

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