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Jean-Marie Leroy (Photographe plateau)Interview Giorgino - 2003

Passionné de cinéma, il a débuté sa carrière au magazine culte Starfix, avec Marianne Rosenstiehl, puis il a été reporter photographe pour de grandes agences photos.

Préparation
Pour Giorgino, la mise en route a été brève. Je suis arrivé un soir à vingt-trois heures dans une ville de l’extrême Est de la Slovaquie. Le réveil était le lendemain à cinq heures pour se rendre sur le lieu de tournage, avec des conditions difficiles en raison de la météo. Arrivé sur place, c’était une sorte de camp de base, avec des tentes, et la garbure à midi, une sorte de soupe aux choux. C’était pittoresque ! J’ai eu un bon feeling avec Laurent, qui est très sympathique. Je connaissais son travail, j’avais vu quelques clips, et cela me donnait une idée de l’imagerie et des symboliques qu’il voulait utiliser. J’ai suivi toute la partie des extérieurs en Slovaquie, puis je les ai suivis deux ou trois semaines sur Prague, en studio. Comme je ne pouvais pas rester, j’ai soumis l’hypothèse qu’Etienne puisse prendre le relais. Je suis resté en tout près de deux mois.

Laurent
L’ambiance était assez particulière. Je garde le souvenir d’un tournage magique et pas facile. De par les conditions extrêmes, l’équipe était plus forte, plus soudée. Mais il y avait des pressions financières. J’ai trouvé Laurent étonnant, vu les pressions. C’est quelqu’un qui a une force de caractère incroyable pour pouvoir tenir un tel projet sur les épaules. Il avait toujours le regard qui pétillait, quelles que soient les situations. Quand on est à la fois coproducteur, metteur en scène, intime de son actrice principale, ça fait beaucoup ! Laurent a voulu aller au bout de son film et je trouve ça tout à fait respectable. Je garde le souvenir d’un homme sympathique et étonnant. De fort.

Mylène
J’avais un peu discuté avec Marianne Rosenstiehl avant de partir, qui avait beaucoup travaillé avec Mylène par le passé. Mylène Farmer, c’est un label, elle sait à quel point tout est important et elle gère tout ça très bien. Je n’avais pas l’intention de la brusquer, ni de la mettre mal à l’aise. J’avais envie de lui faire plaisir et de me faire plaisir aussi. J’ai pris le temps de la photographier, et de respecter son image et sa personnalité. Je suis totalement resté sous son charme.

Scène finale
Pendant la scène finale des « loups », il y avait une mise en place très importante. On m’avait prévenu que c’était dangereux, que les chiens pouvaient être nerveux. Une fois que tous les chiens ont été lâchés, et alors que je n’étais vraiment pas rassuré, il y en a un qui est arrivé droit sur moi et qui m’a sauté dessus en me faisant de grosses léchouilles, comme si j’étais son maître ! Soudainement, j’avais devant moi le chien le plus gentil du monde !

Instant-Mag - 2003
    

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