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Patrick Steltzer (Cascadeur équestre)Interview Clips - 2004

Libertine & Pourvu qu'elles soient douces

Je me souviens de ces instants... C’est le directeur de production (Jean Éric Grandgerard) qui m’appelle, car j’ai déjà travaillé avec lui. Je dois régler et exécuter la chute de cheval, vers la fin du film. J’ai un bon contact avec Mylène... Une fille timide, très disponible, qui aime les chevaux – elle n’est pas encore la star qu’elle deviendra par la suite. Je la sens facile d’accès. Quant à Laurent Boutonnat, pendant les repérages, il m’explique ce qu’il souhaite. Je ne travaille qu’un seul après-midi sur cette cascade. Dans mon métier, je reste toujours effacé vis-à-vis des acteurs : par la suite, je doublerai Réno pendant très longtemps, ce sera toujours « bonjour/tu vas bien/au revoir ». À l’inverse, certains leur font tellement la cour ! Quand on travaille avec Mylène et Laurent, même si les plans se tournent rapidement, on sens ce que ça va donner, on voit que ces gens sont passionnés, on n’est pas là que pour "faire de l’argent", cela donne envie de s’investir. À ce moment-là, ce n’est pas du gros business !

Après Libertine, je rejoins Mylène Laurent sur le tournage de Pourvu qu’elles soient douces... Je fais le cascadeur cavalier une journée et demie, sous les ordres de Mario Lurashi. La réalisation est assez particulière, c’est un gros morceau ! Sur le plateau, Laurent a la gentillesse de me reconnaître, il n’a pas du tout la grosse tête et demeure professionnel et très ouvert. Je retrouve Mylène, entre les séquences, elle n’est pas inaccessible mais garde réserve et concentration avant chaque séquence. Elle joue gros sur cette affaire. Quand tout repose sur vous, vous êtes moins disponible ! J’imagine que, pour ces gens là, le stress est multiplié. Mylène, je la reverrai plus tard, pour les 50 ans de Mario...


Annie & Bernard Réval pour 'De chair et de sang' - 06/09/2004