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Fred Peveri (Concepteur lumières)Interview Avant que l'ombre... à Bercy - 2006


Voici la retranscription des propos disponibles dans le DVD Bonus du spectacle Avant que l’ombre... à Bercy.

Les influences de lumière, c’est le dernier album qui les a dictées, avec une connotation très chaleureuse, très dans les rouges, très dans les ors, très profonde. Et aussi, entre guillemets, dictées par l’orthodoxie, c’est-à-dire qu’on est vraiment dans un monde où Mylène est à l’heure actuelle. Et donc c’était simple, le chemin était tracé, il fallait essayer de trouver le moyen de réaliser ces ambiances.
Sur la scène elle-même, on travaille sur des tissus qui ont énormément de caractère, si je peux dire, des tissus qui sont en surépaisseur, et qui aussi ont une certaine transparence. Donc j’essaye de révéler ces matières qui sont très fortes, très intéressantes, particulièrement ce tissu rouge qui a de multiples épaisseurs et transparences, et qui nous donne une sensation très particulière, et une atmosphère très particulière et très intéressante à travailler. Difficile, mais intéressante.
Des compromis, on en a tous faits. Ca passait par trouver des solutions pour ne pas rajouter de poids sur les structures, donc trouver des projecteurs moins lourds - en ce qui concerne ceux qui sont accrochés au-dessus de la scène principale entre autres -, ramener des structures sur moteurs informatiques, de façon à me casser ce cadre de scène, à faire du graphisme de lumières plus bas, plus proche de l’artiste, différent voilà… Une structure plus légère…
La, on se retrouve en plus avec des écrans mobiles, donc qui me déstructurent - ou qui me restructurent si on veut – la scène principale, ce qui m’oblige à trouver des axes de lumières différents, parce que, d’une chanson sur l’autre, ou parfois même au sein d’une même chanson, ils sont à des emplacements différents. Donc j’ai des perspectives, après je les perds… D’une part, je joue avec, bien entendu, ça fait partie du spectacle. D’autre part, les images, par elles-mêmes, m’inscrivent dans un climat. J’essaye justement de prolonger ce climat, de m’associer à ces images de façon à créer une ambiance homogène en fonction de ces images.
Le décor, j’ai essayé de révéler son âme, entre guillemets, son relief, ses profondeurs, sa couleur… Concernant les portes, j’ai essayé de mettre en valeur les creux, par exemple, les moulures, lui donner une âme, le faire vivre… Le rapprocher d’une couleur un peu bronze, un peu rouge, quelque chose de chaleureux, et pour aussi densifier son importance.
On a une scène principale qui est très importante, avec beaucoup d’amplitude. Là je travaille avec une lumière peut-être un petit peu plus puissante parce que les gens sont plus loin, et graphiquement j’ai besoin d’avoir une certaine force. La scène centrale, ce qu’on appelle la scène en croix, la scène B, moi je… Ca m’a permis de créer une lumière peut-être plus intimiste, de façon à rapprocher Mylène des gens. J’utilise des structures mobiles qui me permettent de ramener, de resserrer un peu la lumière autour d’elle, ce qui est une ambiance complètement différente de la scène principale, beaucoup plus épurée et plus proche.
De toute façon, on fait du spectacle avec Mylène où on est à cent pour cent. Il faut le réaliser parfaitement, donc le fond est le même. Ce spectacle était beaucoup plus délicat à mettre en œuvre... Beaucoup plus important, plus délicat...

DVD Bonus - 2006
    

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