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Nelly Giraud (Habilleuse)Interview Mylènium Tour - 2006

En quoi consiste votre métier ?
Je m’occupe des costumes. A savoir les changements, pendant le spectacle, et l’entretien, entre deux concerts. Je m’occupe aussi de l’artiste, en préparant sa loge.

C’est-à-dire ?
Je mets en place ce qu’il faut dans la loge. Mylène est une grande consommatrice de thé et de miel.

Vous faites cela depuis longtemps ?
Oui, une trentaine d’années. J’ai beaucoup travaillé avec Sylvie Vartan, Johnny, Yves Montand, Barbara.

Et vous avez fait les tournées de 96 et 99 avec Mylène…
Oui, et le dernier spectacle de cette année aussi.

Est-ce que vous assistez aux essayages des costumes en amont de la tournée ?
Pas tout le temps, ça dépend. Pour le « Mylenium Tour », oui, car elle avait besoin moi, car je suis aussi couturière. Pour le spectacle « Avant que l’ombre… à Bercy », on a commencé à travailler fin décembre.

Il existe une tenue, vert émeraude, que Mylène n’a portée qu’à la toute première date du « Mylenium Tour » à Marseille. Pourquoi ne l’a-t-elle plus jamais revêtue ensuite ?
Elle n’était pas que verte, elle était argentée aussi. Je crois qu’elle n’était simplement pas bien dedans.

Vous avez suivi Mylène sur toutes les dates, même jusqu’en Russie ?
Oui. Mais je n’étais pas toute seule. On était quatre habilleuses, dont deux pour Mylène.

Vous l’habilliez combien de temps avant le début du concert ?
Une demi heure avant. Trois quarts d’heure maxi.

Parle-t-elle dans les dernières minutes qui précèdent le spectacle ?
Non, pas du tout.

Il existe plusieurs exemplaires de chaque tenue ?
Non, en général, il n’y en a qu’un seul.

Et s’il y a un vêtement qui s’abîme ?
Nous sommes là pour le réparer avant le concert d’après.

C’est arrivé ?
Oui. Surtout le voile avec lequel Mylène entre en scène. Il était souvent troué après le concert car elle s’accrochait régulièrement dans la main de la statue.

Et le faux cul de « Optimistique-moi » ?
Ah c’était très beau ça ! Mais il ne nous a posé aucun problème d’entretien. Par contre, c’était très compliqué à mettre. On avait trouvé une astuce pour l’enfiler à Mylène : on se mettait à deux et on accrochait les chaps (ndlr : surpantalon façon cow-boy) sur la guêpière et Mylène l’enfilait presque comme un pantalon.

En fin de tournée, Mylène réunit-elle toute l’équipe pour vous remercier ?
Oui, on fait un grand repas. Tout le monde se retrouve. On reçoit généralement des cadeaux. Pour le « Mylenium Tour », chacun a eu un blouson Reskin.


IAO - 2006
    

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