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Ramon Zenker (Remixeur)Interview Remixes - 2006


L'instant X et California

Un des plus grands producteurs de musique électronique à accepté de répondre à nos questions, en tout simplicité et sans chichis. Rencontre avec le remixeur de « L’instant X » et « California »…

Vous avez remixé « L’instant X » et « California » en 1995. Qui vous a contacté pour remixer ces titres ?
C’est la maison de disques de Mylène Farmer, par le biais d’un responsable artistique. Ils ont tout simplement envoyé un fax.

Connaissaient-ils vos précédents travaux ?
Oui, je pense qu’ils savaient ce que j’avais fait avant, et ils voulaient que Mylène soit un peu plus présente sur la scène électronique, qu’on l’entende plus en clubs.

Je sais que Peter Parker est un de vos alias, mais qui est Niki Gasolino, qui a travaillé sur le « Gaspar Inc. Remix » ?
C’est mon frère, Niki Zenker ! C’était du temps où il faisait de la musique. Il recommence en ce moment après une longue période de pause.

Selon moi, et pour rester sur « California », le « Gaspar Inc. Remix » s’apparente à un dub jazzy, les remixes radio et extended ont une ligne de basse délicieuse. Quelle est votre opinion ?
J’aime toujours beaucoup les versions radio et extended. C’était une période où je produisais beaucoup de morceaux house (ndlr : son style est beaucoup plus dur habituellement, oscillant entre techno froide et électro minimaliste).

Est-ce difficile de remixer Moby, Scooter (ndlr : groupe de happy hardcore) et quelques semaines plus tard Mylène Farmer ? Ce n’est pas vraiment le même style !
Si vous regardez ce que j’ai fait avant, vous verrez que j’ai produit beaucoup de choses différentes. C’est toujours des morceaux dance, mais chaque artiste a un son différent. C’est essentiel, j’ai besoin de ça, d’artistes radicalement différents. Un jour, je touche à un style, le suivant à autre chose. Sinon je finis par m’ennuyer.

Habituellement, les singles de Mylène sortent avec l’instrumental en second titre. Mais pour « California », c’est la version courte de votre remix qui a été choisie. Pourquoi, selon vous ?
Je ne sais pas vraiment, mais je pense que c’est pour trouver de nouveaux fans et aussi montrer à ses vieux fans qu’elle est ouverte à d’autres styles musicaux, et que sa voix et sa musique sont utilisables pour des remixes.

Mylène Farmer est une grande star en France. La connaissiez-vous avant « L’instant X » ? Et que pensez-vous de sa carrière ?
Je la connaissais, bien sûr. J’ai été très honoré quand la maison de disques m’a demandé un remix. J’aime vraiment ce qu’elle fait, et tout particulièrement ses clips, que j’ai découvert sur MTV au début des années 90.

Quels sont vos projets ?
Actuellement, je produis beaucoup de titres underground. Plutôt des morceaux teckhouse/électro pour des petits labels. Et je suis toujours très occupé avec Hardfloor (ndlr : son groupe depuis vingt ans, à qui l’on doit notamment le remix très populaire du « Yéké Yéké » de Mory Kante en 1996). Nous travaillons aussi beaucoup avec un label indépendant français qui s’appelle Brique Rouge. C’est le label de David Duriez.

Pensez-vous que chaque chanson nécessite un remix ?
Les chansons ne sont pas toutes remixables. Nous remixons en ce moment avec Hardfloor un titre qui n’est pas remixable selon moi : « Blue Monday » par New Order. J’aime vraiment notre remix et nous avons été très prudents, mais rien ne remplacera jamais la version originale.

Mylène Farmer et vous - 2006
    

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