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Michael Drieberg (Producteur de spectacles)Interview Timeless 2013 - 2013

Pour Farmer, Palexpo se mue en salle de concert

«En 20 ans de spectacles, c’est la 1ère fois qu’on envahit une salle pas prévue pour ça.» Malgré ce challenge, Michael Drieberg, l’organisateur des deux shows suisses de Mylène Farmer [ndlr : Directeur général de Live Music Production], reste serein quant au montage de la structure d’un coût d’un million de francs.


Michael, comment s'est déroulé le montage?
Ça nous a pris 10 jours. Nous nous sommes occupés des gradins de 8000 places, des bars, de l'agencement du backstage ou des rideaux de 18m de haut. Ils ne sont pas là que pour faire joli. On voulait que les gens se sentent comme dans un cocon, comme dans une vraie salle de spectacle et pas dans une halle d’exposition. Et, évidemment, c’est aussi pour l’acoustique même si avec les 8000 personnes dans les gradins le son sera déjà bien absorbé.

Le montage s'est effectué en deux temps...
C'est inhabituel. On a dû préparer le terrain en amont en calculant par exemple au laser les point d’accroche de la scène. Ainsi, quand toute la structure arrive, deux jours avant le premier concert, les techniciens savent exactement où la poser.

Palexpo est une halle d'exposition et non une salle de spectacle. Quelles ont été les contraintes ?
Il y a pas mal de surprises. Certains points on les connaissait. D’autres on les a découvert petit à petit. Comme par exemple l’impossibilité d’utiliser les lumières de la halle. Ce sont des spots qui mettent un certain temps pour s’allumer. Ce qui veut dire que quand on les éteint on ne peut pas les rallumer directement. Niveau sécuritaire, ce n’est pas bon. Donc, on a tout dû éclairer avec d’autres projecteurs. Et pour les utiliser il faut une structure. Et pour accrocher cette structure à 20m de haut il faut des grues. On doit aussi installer les toilettes, tirer de l'eau chaude pour les douches, préparer un restaurant en backstages pour 400 personnes. D’ailleurs, pour ce point, on a dû installer des extracteurs d’air pour que l’odeur de la nourriture ne se répande pas dans la salle.

Produire deux concerts de Mylène Farmer à Palexpo, c'est un pari risqué financièrement ?
Le risque était surtout lié au coût des gradins. Sans eux, impossible d’atteindre la qualité d’écoute requise pour ce type de concert. Cette structure représente un surcoût de 600'000 francs. Conséquence, le prix de la place assise est plus élevé comparativement à la France. Par contre, le tarif des places debout est identique à celui pratiqué en France.

Que pensez-vous de tout le mystère qui entoure Mylène Farmer ?
On a dit au début que c’était un argument marketing. Mais comme ça fait trente ans que ça dure, c’est devenu une marque de fabrique. C’est aussi une manière de préserver la magie de son show. Le secret, c’est aussi sa façon de vivre. Elle vit cachée. Elle n’apparaît jamais dans la presse people.

En tant qu'organisateur, ce secret vous a-t-il causé des soucis ?
C'est cauchemardesque même! Surtout en 2009, au Stade de Genève. C’était le premier show de sa tournée des stades. Aucune photo ne devait filtrer, y compris pendant ses répétitions. Avec une grue, on a dû occulter les fenêtres de l’hôtel qui jouxte le stade de la Praille pour que personne ne puisse prendre de photos de la scène. On avait aussi des agents de sécurités sur le toit du stade.

Comment résumeriez-vous son show «Timeless» ?
Mylène, il faut l’avoir vu une fois sur scène. Ce n’est pas que de la musique mais tout un univers. C’est un spectacle futuriste, en avance technologiquement. Les gens seront surpris.


20min.ch - 17/10/2013
    

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