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Jean-François Berger (Claviers)Interview Tournée 2009 - 2018

À propos du niveau d’exigence sur les concerts de Mylène :
Mylène était là du début à la fin. Les répétitions se sont très bien passées et c’était une très bonne expérience, car c’est l’une des rares artistes française dont les spectacles comportent des exigences techniques et musicales poussées à ce point. Pour ma part, c’est le seul spectacle où j’ai eu l’occasion de travailler dans des conditions d’organisation aussi bonnes et avec des niveaux de compétence aussi élevés.

À propos de Mylène :
Elle est très présente, se met au niveau de chacun, ce n’est pas quelqu’un qui est coupé de l’équipe, bien au contraire ! Elle respecte tous les gens qui travaillent pour elle. Je me souviens qu’un technicien est tombé, un jour de filage. Heureusement, tout s’est bien terminé malgré une chute spectaculaire. Et Mylène est restée du début à la fin, elle était là, elle n’a pas bougé. Je connais d’autres artistes qui seraient allés en loge parce qu’ils auraient été fatigués, par exemple... Elle, non ! Ce ne sont pas forcément les artistes qui paraissent le plus généreux qui le sont réellement. Quand on avait des jours off, Mylène était la première à nous inviter au restaurant. Elle n’oubliait pas les gens qui travaillaient avec elle. L’un des soirs au Stade de France, elle a invité tout le monde à manger au Costes, par exemple. On était une bonne trentaine ou quarantaine. Son producteur était dans le même état d’esprit. Je me souviens que lors du voyage en Russie, la production avait loué un avion juste pour les musiciens. C’est quand même génial, comme conditions de travail !

À propos de la discipline nécessaire sur les concerts de Mylène :
Nous étions nombreux sur scène et ce n’est vraiment pas le genre de show qui laisse de la place au hasard. Chacun a un rôle très précis auquel il doit se tenir le mieux possible pour la cohésion d’ensemble. Donc la singularité sur ce genre de spectacle, c’est la discipline. C’est forcément très différent de ceux de Benabar ou Marc Lavoine, par exemple qui laissent plus de place à l’improvisation que chez Mylène. Rien n’est improvisé chez elle mais c’est normal, car c’est un show énorme. Et c’est une expérience très formatrice ! Il faut être réactif, c’est très intéressant.


Sophie Khairallah & Julien Autier pour 'De scène en scène' - 23/03/2018