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Jean-Philippe Audin (Violoncelliste)Interview En Concert 89 - 2018

À propos de la voix de Mylène :
Elle savait les progrès qu’elle avait à faire, dans le sens où c’était quand même une petite voix. Donc avec une petite voix, il fallait arriver à tenir en dansant sur scène.

À propos des répétitions :
C’était très professionnel Ca n’allait pas très vite car on répétait chaque chanson pour elle-même. Ce n’était pas comme pour certains artistes avec un orchestre complet en acoustique. Là, il y avait un tissu complexe avec des bandes, des musiciens, des parties improvisées et d’autres qui ne l’étaient pas. C’était un travail de mixage titre par titre, vraiment très technique. Au début, Thierry Rogen (qui avait mixé l’album Ainsi soit je...) était présent. Ils désiraient le même son. Ils savaient déjà ce qu’ils attendaient de chaque musicien. Pour moi c’était assez facile : ils souhaitaient entendre du violoncelle. Donc, une fois qu’on m’avait branché et qu’il y avait un micro dessus, ce n’était pas très compliqué. Pour d’autres, c’était différent. Mais ils voulaient un son fidèle à l’album. Ils voulaient l’album sur scène.

À propos de la place du violoncelle dans le spectacle :
Le violoncelle, lorsque c’est bien écrit, ça fonctionne un peu comme une deuxième voix. Si ce n’est que pour faire de l’accompagnement, il est difficile de faire ressortir l’instrument car on a la même tessiture que le milieu du clavier d’un piano, qu’une guitare... Donc ce serait difficile de faire exister l’instrument au milieu de tout ça s’il n’y avait pas des parties avec de grandes phrases de violoncelle dans lesquelles il trouve sa place. Or c’était le cas sur ce concert. Me fondre dans l’univers musical de Mylène a été très facile parce que les lignes de violoncelle qui ont été écrites étaient prévues pour être là et pour mettre le morceau en valeur. Sur Tristana par exemple, il y avait un contre-chant de violoncelle : il fallait qu’il soit là ! J’improvisais beaucoup parce qu’il y avait des moments où il n’y avait rien d’écrit mais visuellement, c’était nécessaire que je joue... mais je n’étais pas sûr que l’on m’entendait toujours dans la salle !

À propos de Je voudrais tant que tu comprennes :
Lorsqu’elle reprenait cette chanson, j’avais de la place pour jouer, c’était un vrai dialogue avec Mylène. Il n’y avait pas un soir où les émotions étaient les mêmes. Habituellement, sur les autres titres, il y avait beaucoup d’instruments, de machineries. Là, on était seuls avec Mylène et Bruno aux claviers.


Sophie Khairallah & Julien Autier pour 'De scène en scène' - 30/04/2018