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Michael Kintzig (Directeur technique)Interview Avant que l'ombre... à Bercy - 2018

À propos du début du travail préparatoire sur le spectacle :
C’est environ deux ans avant les shows à Bercy que le travail préparatoire a commencé. Nous avions des réunions de production avec tous les corps de métier. Mylène était systématiquement là aussi. Sur d’autres réunions, divers intervenants nous rejoignaient pour la vidéo-projection, les effets spéciaux, la captation... La dramaturgie, le déroulement du spectacle ainsi que les effets ont été discutés, débattus et validés lors de ces réunions. Mylène arrivait avec des idées assez précises concernant le décor et elle a trouvé en Mark Fisher une oreille attentive et surtout un immense talent avec un indéniable savoir-faire en la matière.

À propos de la faisabilité des idées proposées :
Mylène Farmer avait une idée qu’elle soumettait à Mark Fisher, qui la dessinait. Il fallait alors vérifier sa faisabilité technique, la chiffrer et voir si Laurent Boutonnat pouvait s’en servir dans la mise en scène. Tout cela a du être passé à la moulinette de la contrainte de poids maximum à ne pas dépasser, facteur qui a, dans un certain nombre de cas, sérieusement alourdi la facture. Par exemple, le pont entre les deux scènes a du être réalisé en fibre de carbone : ce n’est pas le même prix que l’aluminium... Il n’y a que pour le rideau d’eau à écritures que les choses ont du être considérées différemment. La technologie employée ainsi que le poids de ce système ont du être pris en compte dans l’état sans rien pouvoir retirer : à prendre ou à laisser !

À propos du fait de faire une résidence :
Le fait que le spectacle ne parte pas en tournée permet d’envisager une scénographie différente, mais qui implique d’autres contraintes. À ce niveau, il n’y a rien de facile, ni dans un cas, ni dans l’autre. Le fait de rester sur place, surtout dans une salle telle que Bercy, permet un niveau de qualité largement supérieur à celui d’un spectacle en tournée. Bercy offre des possibilités certes limitées, mais bien plus étendues qu’un bon nombre de salles faisant partie du circuit traditionnel des tournées en France, Belgique et Suisse. Mais en dehors de cela, il est évident que Bercy n’a pas été une promenade de santé. Pendant le montage, nous travaillions à deux équipes de huit heures chacune, laissant un créneau horaire de huit heures (entre minuit et 8 heures) au cas où le retard serait trop important. Il fallait absolument livrer la salle pour les répétitions à temps.


Sophie Khairallah & Julien Autier pour 'De scène en scène' - 29/05/2018