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Esteban Diácono (Créateur images)Interview Paris La Défense Arena 2019 - 2019

À propos de ses rapports avec Mylène et son équipe :
Ca a été une merveilleuse expérience. Ils avaient fait spécialement le déplacement pour s’entretenir avec moi. Je ne m’attendais vraiment pas à les rencontrer car il est inhabituel, d’après mon expérience, d’avoir un contact direct avec les artistes, mais nous avons eu une belle réunion où nous avons échangé nos idées et ils se sont montrés très ouverts à l’idée de travailler ensemble. J’ai pu discuter à maintes reprises avec Laurent sur la conception du spectacle. Mylène était toujours là, attentive aux moindres détails, supervisant tout. Son énergie, son enthousiasme, son humour étaient invraisemblables. Qu’elle conduise des gens d’un bout à l’autre de l’Arena avec sa voiturette de golf ou qu’elle joue ave ses chiens tout en contrôlant un numéro de danse ou un jeu de lumière, c’était un ravissement de la voir ! Elle a toujours été très accueillante, très chaleureuse avec moi. Je me souviens en particulier de la manière dont elle m’a elle-même fait découvrir les lieux quand je suis arrivé et qu’elle m’a fait visiter les studios où répétaient danseurs et orchestre.

À propos du travail sur Histoires de fesses :
La première note que j’ai reçue disait : "Érotisme abstrait". Mon premier entretien avec Mylène et la manière dont elle a réagi en voyant mes dessins m’ont indiqué assez clairement quelle direction je devais prendre. Les images que je lui proposais l’amusaient. Je lui ai soumis trois atmosphères possibles. J’ai élaboré l’esthétique visuelle du bakdrop à partir de celle quelle avait retenue. Puis j’ai divisé la chanson en sections (couplet, refrain, pont) et associé à chacune d’elles un thème visuel. Au départ, j’ai eu cette idée des bavardages, de ces histoires qu’on entend ici et là sur les gens. J’ai voulu éviter de montrer des visages, préférant avoir recours à des parties du corps dans un espace très sexy, éclairé au néon. J’ai défini trois sections principales, l’une avec des silhouettes féminines, l’autre avec une mer de corps distordus et une dernière, pour le pont, construite essentiellement sur des simulations de tissu et des rétroéclairages.

À propos des difficultés rencontrées :
Tout ce que je suggérais n’a pas été retenu. Mes premières propositions ont récolté des réactions plutôt négatives. Pourquoi ? Je ne saurais vous le dire. Je crois qu’on a jugé que c’était trop sérieux. Mylène et Laurent ont alors regardé toutes mes vidéos déjà existantes, ont choisi des passages qui leur avaient particulièrement plu et m’ont demandé de m’en inspirer pour réaliser un montage épousant rythme et musique. Ma femme a été mon sauveur. Personne ne sait comme elle monte des images, d’une manière aussi inventive. Elle a pris les extraits qu’avaient retenus Mylène et Laurent et les plans que j’avais créés dans le même esprit. Elle a combiné le tout en accord avec le rythme de la musique, en s’attachant tout particulièrement à souligner l’effet de crescendo. Le résultat final est un peu bizarre, mais il a enchanté Mylène et Laurent.


Sophie Khairallah pour 'De scène en scène' - 22/07/2019