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László Bordos (Créateur images)Interview Paris La Défense Arena 2019 - 2019

À propos de la manière de travailler sur le spectacle :
Les chansons sont le fondement de l’ensemble du concert, qui comprend aussi la lumière et les images. La musique détermine les tendances pour les visuels, définit un récit, les instants où les animations doivent être lentes et ceux où elles deviennent plus dynamiques. J’ai beaucoup apprécié, dans le processus créatif, que Mylène et Laurent n’aient pas souhaité illustrer uniquement leurs idées mais plutôt les interpréter en me laissant leur apporter une touche artistique personnelle. Ils sont ouverts à toutes les suggestions et mes idées sont venues se greffer à un projet bien élaboré. Après que l’on a défini ensemble la tonalité de chaque chanson, j’étais totalement libre, mais je ne devais pas écraser le spectacle avec mon univers artistique. Le but était de porter l’histoire et le concept. Comme j’avais déjà collaboré avec eux, ils connaissaient ma façon de travailler, et cette fois-ci, je n’ai dû me déplacer de Budapest à Paris que lorsque ma présence était indispensable pour prendre des décisions fondamentales. La conception des images était profondément différente par rapport à 2013 du fait de la révolution dans le monde du motion design. Aujourd’hui, le rendu en temps réel permet un travail plus modulable, plus intuitif et, bien sûr, plus rapide. Le rendu en 6K ne prend que quelques heures, parfois même quelques minutes. Bientôt les artistes graphiques pourront travailler comme les musiciens qui écoutent ce qu’ils jouent : nous pourrons voir immédiatement ce que nous créons.

À propos de l’inspiration Blade runner du spectacle :
C’est vrai, c’est d’ailleurs la première chose que Mylène et Laurent m’ont dite lors de notre première rencontre. Comme le laisse voir la scénographie, l’idée n’était pas de copier quelque chose, mais seulement de créer une ambiance brumeuse très spéciale, comme si on était dans l’espace-temps d’une mémoire où tout serait arrêté. J’ai aimé travailler sur ce concept, car il a apporté au concert une touche très subtile de ‘déjà-vu’, comme dans un rêve...

À propos du backdrop de Rêver :
J’avais fait une version de Rêver et D/Labs une autre. Laurent a aimé les deux et au final c’est devenu un mix des deux animations. En écoutant ce titre, j’ai immédiatement imaginé une imitation d’un tissu en soie. Ce textile qui flotte dans les airs me permettait de faire ressentir le fait que les rêves ne se réalisent pas. Ils sont comme des éléments impalpables, qui vous échappent si vous essayer de les attraper.

À propos du tableau L’horloge en miroir à celle de 1989 :
Bien sûr, c’était planifié par les têtes pensantes du concert. Le parallélisme avec L’horloge de 1989 n’était en rien dû au hasard. Ce sont des professionnels, le moindre détail est réfléchi.


Sophie Khairallah pour 'De scène en scène' - 15/07/2019