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Christophe Danchaud (Chorégraphe)Interview Divers - 2020

Comment débute la collaboration avec Mylène Farmer?
Je vais rencontrer une fille que je connaissais depuis très longtemps, mais avec qui je vais beaucoup travailler, qui s’appelle Sophie Tellier, qui est comédienne aujourd’hui. Et elle, elle est très amie avec Mylène Farmer. Ils recherchent des gens pour faire les télés de Sans contrefaçon à l’époque. Et je passe l’audition, mais je ne suis pas pris, Mylène préfère prendre d’autres gens. Mais par contre je sympathise avec elle, et quand elle va faire sa première scène à Paris, en 1989, au Palais des Sports, je suis engagé dans l’équipe. Je vais, à partir de là, tisser un lien avec Mylène très puissant, très fort, et on est toujours très proches. Et je vais commencer en étant son danseur, jusqu’à son dernier spectacle où c’étaient d’autres chorégraphes mais où j’étais quand même coordinateur des chorégraphies. J’ai fait les chorégraphies de tous ses shows, donc la danse va me tenir malgré tout jusqu’à maintenant encore. J’ai fait évidemment des chorégraphies pour les émissions de télé, etc. Mylène va devenir vraiment le centre de gravité de mon histoire de danseur, et j’en suis d’ailleurs super content !

Et alors, travailler avec Mylène Farmer ? C’est une bosseuse acharnée j’imagine ? Comment elle est Mylène ?
Au travail, Mylène est fantastique. D’abord, la chance qu’elle a, c’est que son talent a explosé et qu’elle a eu un énorme succès avec une fanbase phénomènale...

Énorme, et qui dure encore, parce que même des plus jeunes...
C’est une relation d’amour entre eux. Du coup, évidemment, il y a des moyens, ce sont des gros spectacles : on répète à Los Angeles, on répète à New York... Je vais continuer à faire mon histoire de danseur beaucoup aux Etats-Unis, on prend des équipes américaines, enfin c’est génial ! Les deux derniers spectacles, ce sont des équipes françaises, mais pendant très longtemps, ça a été des américains. Donc je réalise un rêve aussi ! Et Mylène fait aussi ses propres chorégraphies, on travaille ensemble...

Oui, elle est super impliquée !
Elle est merveilleuse, je ne peux pas dire autre chose. C’est une amie. Je la trouve talentueuse, particulière, différente dans ce paysage. Je sais qu’il y a des gens qui n’aiment pas son œuvre ou son art, mais je respecte beaucoup ce qu’elle fait.

Oui, elle a une singularité... Les clips, ce n’était pas vous ? Les chorégraphies avec Boutonnat ? Il n’y avait peut-être pas beaucoup de chorégraphies, cela dit...
Si, il y avait des chorégraphies, mais non, ce n’était pas encore moi. Elles étaient beaucoup de Mylène seule avec Sophie Tellier, à la base. Moi, j’interviens comme chorégraphe avec Mylène vraiment en 1996. Donc tout ce qui a été fait avant, ça existait déjà, et j’ai repris les chorégraphies existantes et je les ai réaménagées pour la scène. Il y avait déjà une œuvre de construite avant que j’arrive. Mais j’étais présent, puisque je faisais déjà les ballets comme danseur.
Le premier clip que j’ai fait avec Mylène s’appelait Beyond my control : je suis tout nu dedans parce qu’ils aimaient bien mes fesses. Mannequin fesses ! C’est bien parce que quand on est plus vieux, on peut regarder ses fesses de l’époque, et je dois dire qu’il y a une petite différence ! (Rires)


Podcast "Please radio" - 09/11/2020