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Emily DickinsonInspirations de Mylène Farmer

Ange, parle-moi (Paroles)

  • Emily Dickinson / Quatrains et autres poèmes brefs
    Briser un aussi vaste Coeur
    Exigeait un Coup aussi vaste -
    Nul Zéphyr n'a abattu ce haut Cèdre -
    Mais une injuste Rafale -
  • Mylène
    L'ange parle-moi !
    Le plus vaste des coeurs se brise.
    Parle-moi !
    L'hiver pourvu qu'on le cultive.
    Dans cette pièce,
    Nul semble respirer,
    Ici, c'est un...
    Abri qui m'a été donné !
  • Emily Dickinson / Quatrains et autres poèmes brefs
    Le "pourquoi" navré de l'amour
    Est tout ce que l'amour peut dire -
    De deux syllabes sont bâtis
    Les plus vastes coeurs qui se brisent.
  • Mylène
    L'ange parle-moi !
    Le plus vaste des coeurs se brise.
    Parle-moi !
    L'hiver pourvu qu'on le cultive.
    Dans cette pièce,
    Nul semble respirer,
    Ici, c'est un...
    Abri qui m'a été donné !
  • Emily Dickinson / Quatrains et autres poèmes brefs
    L'Hiver pourvu qu'on le cultive
    Est aussi arable que le Printemps
  • Mylène
    L'ange parle-moi !
    Le plus vaste des coeurs se brise.
    Parle-moi !
    L'hiver pourvu qu'on le cultive.
    Dans cette pièce,
    Nul semble respirer,
    Ici, c'est un...
    Abri qui m'a été donné !
  • Emily Dickinson / Quatrains et autres poèmes brefs
    Qu'impitoyables sont les doux -
    Et cruels les bienveillants -
    Dieu a rompu son pacte avec l'Agneau
    Pour habiliter le Vent -
  • Mylène
    Parle-moi !
    Pourquoi cette couleur trompeuse ?
    Ange, parle-moi !
    De voir qu'en lui, ils étaient deux.
    Je sais ce que...
    Mentir veut dire pour moi,
    Tu sais,
    Dieu a rompu
    Son pacte avec cet étranger !
  • Emily Dickinson / Quatrains et autres poèmes brefs
    Décliner sans déshonneur
    Sous une couleur trompeuse
    Qui ne laissera pas l'Oeil décider
    S'il va demeurer ou pas.
  • Mylène
    Parle-moi !
    Pourquoi cette couleur trompeuse ?
    Ange, parle-moi !
    De voir qu’en lui, ils étaient deux.
    Je sais ce que...
    Mentir veut dire pour moi,
    Tu sais,
    Dieu a rompu
    Son pacte avec cet étranger !
  • Avant que l'ombre... à Bercy - livret de l'album (Remerciements)

  • Emily Dickinson / Personnalité
    non renseigné
  • Mylène
    Extrait de la dernière page du livret de l'album Avant que l'ombre... à Bercy :
    "Remerciements particuliers à E.Dickinson et Claire Malroux"
    Claire Malroux est celle qui a traduit et publié l'oeuvre d'Emily Dickinson en français.
    Mylène a été obligée de noter ce remerciement suite à une réclamation de Claire Malroux, après la sortie de l'album studio Avant que l'ombre... qui contient énormément d'extraits de poèmes de Dickinson.
  • C'est pas l'heure (Paroles)

  • Emily Dickinson / Part Five: The Single Hound, LX
    Like some old-fashioned miracle
    When Summertime is done,
    Seems Summer’s recollection
    And the affairs of June.

    As infinite tradition
    As Cinderella’s bays,
    Or little John of Lincoln Green,
    Or Bluebeard’s galleries.

    Her Bees have a fictitious hum,
    Her Blossoms, like a dream,
    Elate—until we almost weep
    So plausible they seem.

    Her Memories like strains—review—
    When Orchestra is dumb,
    The Violin in baize replaced
    And Ear and Heaven numb.
  • Mylène
    Like an old miracle
    Pour un vain délice
    Donnez-nous vos longues nuits
    Sauvez-nous du vide
  • C'est une belle journée (Paroles)

  • Emily Dickinson / Poèmes (éditions Belin)
    Si tu devais venir à l'Automne,
    Je chasserais l'Été,
    Comme mi-sourire, mi-dédain,
    La Ménagère, une Mouche.

    Si je pouvais te revoir dans un an,
    Je roulerais les mois en boules -
    Et les mettrais chacun dans son Tiroir,
    De peur que leurs nombres se mêlent -

    Si tu tardais un tant soit peu, des Siècles,
    Je les compterais sur ma Main,
    Les soustrayant, jusqu'à la chute de mes doigts
    En terre de Van Diemen.

    Si j'étais sûre que, cette vie passée -
    La tienne et la mienne, soient -
    Je la jetterais, comme la Peau d'un fruit,
    Pour mordre dans l'Éternité -

    Mais, incertaine que je suis de la durée
    De ce présent, qui les sépare,
    Il me harcèle, Maligne Abeille -
    Dont se dérobe - le dard.
  • Mylène
    C’est une belle journée
    Je vais me coucher
    Une si belle journée
    Qui s’achève
    Donne l’envie d’aimer
    Mais je vais me coucher
    Mordre l’éternité
    A dents pleines
    C’est une belle journée
    Je vais me coucher
    Une si belle journée
    Souveraine
    Donne l’envie de paix
    Voir des anges à mes pieds
    Mais je vais me coucher
    M’faire la belle
  • Consentement (Paroles)

  • Emily Dickinson / Poèmes (éditions Belin)
    S'effondrer n'est pas le Fait d'un instant
    Une pause capitale
    Les processus de Délabrement
    Sont de méthodiques Déclins -
    D'abord une Toile d'araignée sur l'Âme
    Une Pellicule de Poussière
    Une Vrille dans l'Axe
    Une Rouille Élémentaire -
    La Ruine a des règles - ouvre diabolique
    Lente et cohérente -
    Perdre en un moment, ne s'est jamais vu
    Glisser - régit la Chute -
    Superflu serait le Soleil
    Si mourait l'Excellence
    Il serait superflu chaque jour
    Car chaque Jour est censé être
    Cette syllabe dont la Foi
    Le sauve à peine du Désespoir
    Et dont le « Je Vous reverrai » hésite
    Si l'Amour demande : « Où? »
    Sur Son immémoriale Gloire
    Nos Ères reposent
    Comme des Étoiles qui tombent
    anonymes
    D'un ciel foisonnant.
  • Mylène
    Vous, où ?
    Et ce vol mène
    Là, où c’est l’apesanteur
    Vous, où ?
    Deux voyelles s’aiment
    Là, sous l’accord majeur
    Vous, où ?
    Et ce vol mène
    Là où, c’est l’apesanteur
    Vous, où
    A pas de loup, j’aime
    Quand vous me faîtes peur
  • Désenchantée (Paroles)

  • Emily Dickinson / Poèmes (éditions Belin)
    La Dent qui ronge Notre Paix
    Jamais la Paix ne l'efface -
    Alors Pourquoi la Dent?
    Pour vivifier la Grâce -

    Le Ciel a un Enfer -
    Qui le signalise -
    Et chaque enseigne devant ce Lieu
    Est Dorée de Sacrifice -
  • Mylène
    Si la mort est un mystère
    La vie n’a rien de tendre
    Si le ciel a un enfer
    Le ciel peut bien m’attendre
    Dis moi,
    Dans ces vents contraires comment s’y prendre
    Plus rien n’a de sens, plus rien ne va.
  • Eaunanisme (Paroles)

  • Emily Dickinson / Poèmes (éditions Belin)
    Il existe, je le sais.
    Quelque part - dans le Silence -
    Sa vie rare est cachée
    A nos frustres regards.

    C'est un jeu passager,
    Une tendre Embuscade -
    Le Bonheur est surprise
    Qui doit se mériter !

    Mais - si le jeu s'avérait
    D'un sérieux mortel -
    Si la joie - se figeait -
    Dans l'oeil - vitreux - du Cadavre -

    Ne serait-ce pas faire payer cher
    La plaisanterie !
    Pousser un peu trop loin -
    La rampante farce !
  • Mylène
    J’irai lui dire
    Que son cœur s’est fatigué
    De vous
    J’irai lui dire
    Que de l’homme elle s’est lassée
    De tout
    Que sa vie rare
    Est cachée
    dans le velours... de l’immensité
    Qu’il est trop tard pour l’aimer
    Elle s’est dissoute... dans l’éternité, Eau…
  • Et tournoie... (Paroles)

  • Emily Dickinson / Poèmes (éditions Belin)
    Je perçus des Funérailles, dans mon Cerveau,
    Un Convoi allait et venait,
    Il marchait - marchait sans fin - je crus
    Que le Sens faisait irruption -

    Puis quand tous furent assis,
    Un Office, comme un Tambour -
    Se mit à battre - à battre - on eût dit
    Que mon Esprit devenait gourd -

    Puis j'entendis soulever une Caisse
    Et de nouveau crisser dans mon Âme
    Des pas, avec ces mêmes Bottes de Plomb,
    Puis l'Espace - sonna le glas,

    Comme si tous les Cieux étaient une Cloche,
    Et l'Être, rien qu'une Oreille,
    Et le Silence, et Moi, une Race étrange
    Ici naufragée, solitaire -

    Puis une Planche dans la Raison, céda,
    Et je tombai, tombai encore -
    Je heurtais un Monde, à chaque plongée,
    Et Cessai de connaître - alors -
  • Mylène
    J’perçois tes funérailles
    Cerveau
    en bataille
    Tu te veux liquide
    Pantin translucide
    Mais tu n’ pourras rien changer
    Côté sombre, c’est mon ombre
    Dissout dans l’éternité
    Et l’astre est de cendre
  • J'attends (Paroles)

  • Emily Dickinson / Quatrains et autres poèmes brefs
    Parfois avec le Coeur
    Peu souvent avec l'âme

    Plus rarement avec force
    Peu - aiment vraiment
  • Mylène
    Parfois avec le coeur, les larmes
    Bien peu aiment vraiment !
    Si peu souvent avec l'âme
    C'est que peu aiment vraiment

    Amour à moi,
    Je ferme les yeux
    Sur les dernières nuits
    Qui nous séparent. Qui nous unit ?
    Je serre de mon mieux
    Du plus que je puis
    Un amour qui m'a... envahi
  • Emily Dickinson / Quatrains et autres poèmes brefs
    Attendre une Heure - est long -
    Si l'Amour est en vue -
    Attendre l'Éternité - est bref -
    Si l'Amour est au bout -
  • Mylène
    J'attends
    Que le coeur l'emporte
    J'attends qu'il frappe à ma porte,
    J'attends tout...
    L'amour est au bout
    Tout...
    Est bien en nous
    J'attends
    Près d'un mur de lierre.
  • Emily Dickinson / Quatrains et autres poèmes brefs
    Mon oeil est plus rempli que mon vase -
    De Rosée - son Fret -
    Pourtant sur mon Oeil - mon Coeur l'emporte -
    Indes - pour toi !
  • Mylène
    J'attends
    Que le coeur l'emporte
    J'attends qu'il frappe à ma porte,
    J'attends tout...
    L'amour est au bout
    Tout...
    Est bien en nous
    J'attends
    Près d'un mur de lierre.
  • Les mots (Paroles)

  • Emily Dickinson / Poèmes (éditions Belin)
    He put the Belt around my life -
    I heard the Buckle snap -
    And turned away, imperial,
    My lifetime folding up -
    Deliberate, as a Duke would do
    A Kingdom's Title Deed -
    Henceforth, a Dedicated sort -
    A Member of the Cloud.

    Yet not too far to come at call -
    And do the little Toils
    That make the Circuit of the Rest -
    And deal occasional smiles
    To lives that stoop to notice mine -
    And kindly ask it in -
    Whose invitation, know you not
    For Whom I must decline?
  • Mylène
    Fixement, le ciel se tord
    Quand la bouche engendre un mort
    Là je donnerai ma vie pour t’entendre
    Te dire les mots, les plus tendres
    When all becomes all alone
    I’ll break my life for a song
    And to lives, that stoop to notice mine
    I know I will say goodbye
    But a fraction of this life
    I would give anything, anytime
  • Emily Dickinson / Poèmes (éditions Belin)
    I'll tell you how the sun rose,--
    A ribbon at a time.
    The steeples swam in amethyst,
    The news like squirrels ran.
    The hills untied their bonnets,
    The bobolinks begun.
    Then I said softly to myself,
    "That must have been the sun!"
    But how he set, I know not.
    There seemed a purple stile
    Which little yellow boys and girls
    Were climbing all the while
    Till when they reached the other side,
    A dominie in gray
    Put gently up the evening bars,
    And led the flock away.
  • Mylène
    If one swept the world away
    One could touch the universe
    I will tell you how the sun rose, how
    We could with a word become one
    Et pour tous ces mots qui blessent
    Il y a ceux qui nous caressent
    Qui illuminent, qui touchent l’infini
    Même si le néant existe
    For a fraction on this life, we
    Will give anything, anytime
  • Looking for my name (Paroles)

  • Emily Dickinson / Nature - III - WHY?
    new
    The murmur of a bee
    A witchcraft yieldeth me.
    If any ask me why,
    'T were easier to die
    Than tell.

    The red upon the hill
    Taketh away my will;
    If anybody sneer,
    Take care, for God is here,
    That's all.

    The breaking of the day
    Addeth to my degree;
    If any ask me how,
    Artist, who drew me so,
    Must tell!
  • Mylène
    new
    See the red upon the hill
    See the death looking at me
    I see no trace of you and me
    Little me
  • Emily Dickinson / Nature - LXXXVI
    new
    A LADY red upon the hill
    Her annual secret keeps;
    A lady white within the field
    In placid lily sleeps!

    The tidy breezes with their brooms
    Sweep vale, and hill, and tree!
    Prithee, my pretty housewives!
    Who may expected he?

    The neighbors do not yet suspect!
    The woods exchange a smile—
    Orchard, and buttercup, and bird—
    In such a little while!

    And yet how still the landscape stands,
    How nonchalant the wood,
    As if the resurrection
    Were nothing very odd!
  • Mylène
    new
    See the red upon the hill
    See the death looking at me
    I see no trace of you and me
    Little me
  • Emily Dickinson / Nature - XXIV - The wind
    new
    Of all the sounds despatched abroad,
    There's not a charge to me
    Like that old measure in the boughs,
    That phraseless melody

    The wind does, working like a hand
    Whose fingers brush the sky,
    Then quiver down, with tufts of tune
    Permitted gods and me.

    When winds go round and round in bands,
    And thrum upon the door,
    And birds take places overhead,
    To bear them orchestra,

    I crave him grace, of summer boughs,
    If such an outcast be,
    He never heard that fleshless chant
    Rise solemn in the tree,

    As if some caravan of sound
    On deserts, in the sky,
    Had broken rank,
    Then knit, and passed
    In seamless company.
  • Mylène
    new
    Whisper words of desire
    Take my hand, I’m standing there
    Our soul so close on paradise
    When winds go round and round
  • Emily Dickinson / We pray — to Heaven
    new
    We pray — to Heaven —
    We prate — of Heaven —
    Relate — when Neighbors die —
    At what o'clock to heaven — they fled —
    Who saw them — Wherefore fly?

    Is Heaven a Place — a Sky — a Tree?
    Location's narrow way is for Ourselves —
    Unto the Dead
    There's no Geography —

    But State — Endowal — Focus —
    Where — Omnipresence — fly?
  • Mylène
    new
    Is heaven a place ?
    Oh ! I see the moon
    I see no trace of you…
  • Nous souviendrons nous (Paroles)

  • Emily Dickinson / Poèmes (éditions Belin)
    Il a Sanglé ma vie -
    J'ai entendu claquer la Boucle -
    Puis s'est détourné, impérial,
    Repliant mon Existence -
    Délibérément, comme un Duc
    La Charte d'un Royaume -
    Me voilà de la gent Consacrée -
    Membre de la Nuée.

    Mais pas si loin qu'à l'appel je ne vienne
    M'acquitter des menues Corvées
    Qui des Autres forment la Routine -
    Et distribuer des sourires
    Aux vies qui s'abaissent à remarquer la mienne -
    Et poliment l'invitent -
    Cette invitation, savez-vous pas pour Qui
    Il faut que je la décline ?
  • Mylène
    Aux vies qui s’abaissent à voir la mienne
    Je sais
    Qu’il me faudra prendre congé d’elles
    Un jour ou l’autre
    Nos vies sont des larmes d’aquarelle
    Nous ne sommes reliés qu’à nous mêmes
  • Optimistique-moi (Paroles)

  • Emily Dickinson / Poèmes (éditions Belin)
    Déposer ce Monde, comme un Ballot -
    Et s'éloigner, d'un pas ferme,
    Requiert Énergie - Martyre peut-être -
    C'est la voie Écarlate

    Suivie avec un pur renoncement
    Par le Fils de Dieu -
    Plus tard, ses pâles Confédérés
    Justifient le Chemin -

    Effluves de cette ancienne Crucifixion -
    Filaments de Fleur, semés par Ponce Pilate -
    Touffes drues, jaillies du Tombeau de Barabbas -

    Sacrement, partagé avant nous par les Saints -
    Breveté, chaque goutte
    Portant la Marque du Buveur Gentil
    Qui assuma la Coupe -
  • Mylène
    "Tu te fous de mes ténèbres
    Comme de tout, et comme du reste..."
    C’est ça, le temps qui passe
    "Fais fi des signes du ciel
    Seuls les faits, sont ton bréviaire..."
    C’est ça le temps qui passe
    Tu dis: "assez des histoires
    Ton passé est préhistoire..."
    C’est ça l’amour
    C’est quoi l’amour ?
    Crucifie-moi Ponce Pilate
    Noie-toi dans l’eau écarlate
    L’amour est loin
    Papa était plus malin, quand...
  • Peut-être toi (Paroles)

  • Emily Dickinson / Quatrains et autres poèmes brefs
    Si la faute est mienne - renie-Moi -
    Mais à Te renier ne me voue point -
    Te renier ? Le terme même
    Bannit de la Foi - et du Foyer -
  • Mylène
    Si par mégarde
    La faute est mienne
    Alors... renie-moi...
    Simplement sache bien
    Que saigne
    Ce coeur qui bat pour... toi
  • Emily Dickinson / Quatrains et autres poèmes brefs
    L'Absence désincarne - le Mort de même
    Qui dérobe les individus à la Terre
    La superstition aide, aussi bien que l'amour -
    La tendresse décroît à mesure qu'on prouve -
  • Mylène
    Et quand l'absence désincarne...
    Et hante l'univers
    Je n'avais plus qu'à trouver l'âme
    Et retrouver peut-être...
  • Emily Dickinson / Quatrains et autres poèmes brefs
    Sous Terre il n'est pas Silence - aussi silencieux
    Que celui enduré
    Qui énoncé, découragerait la Nature
    Et hanterait l'Univers -
  • Mylène
    Et quand l'absence désincarne...
    Et hante l'univers
    Je n'avais plus qu'à trouver l'âme
    Et retrouver peut-être...
  • Emily Dickinson / Quatrains et autres poèmes brefs
    Midi - est le Gond du Jour -
    Le Soir - la Portière -
    La Matin - l'Est qui pousse le Battant
    Et entrouvre tout l'Univers -
  • Mylène
    Quand la présence d'un vent calme
    Entrouvre l'univers
    Mon inquiétude d'amour cache
    Une envie de bonheur
  • Emily Dickinson / Quatrains et autres poèmes brefs
    À l'Abeille je les ai volées -
    Parce que - c'est Toi -
    Tendre plaidoyer -
    Elle m'a pardonnée
  • Mylène
    Peut-être toi
    Peut-être toi
    Regarde-moi
    Nulle autre n’a...
    L’envie de toi
    Comme j’ai besoin de toi
    Parce que c’est toi
    Parce que c’est moi
    Regarde-moi
    Nulle autre n’a...
    L’envie de toi
    Comme j’ai besoin de toi
  • Redonne-moi (Paroles)

  • Emily Dickinson / Quatrains et autres poèmes brefs
    Au Cordial Tombeau je t'arrache
    Il ne te prendra pas la Main
    Ni ne t'enlacera de son vaste Bras
    Que nul ne peut comprendre.
  • Mylène
    Comme un fantôme qui se démène
    Dans l’aube abîmée sans épiderme
    Et nul n’a compris
    Qu’on l’étreint à demi
    et...
    Et nul n’a surpris son cri :
    Recommencer sa vie,
    Aussi,
  • Rêver (Paroles)

  • Emily Dickinson / Poèmes (éditions Belin)
    Je mourus pour la Beauté - mais à peine
    Étais-je ajustée dans la Tombe
    Qu'un être mort pour la Vérité, fut couché
    Dans une Chambre adjacente -

    "Pourquoi tombée ?" souffla-t-il
    "Pour la Beauté", répondis-je -
    "Et moi - pour la Vérité - Elles ne font qu'Un -
    Frères nous sommes", dit-Il -

    Alors, comme des Parents, réunis un Soir -
    Nous causâmes de Chambre à Chambre -
    Avant que la Mousse n'ait atteint nos lèvres -
    Et recouvert - nos noms -
  • Mylène
    j’ai rêvé qu’on pouvait s’aimer
    au souffle du vent
    s’élevait l’âme, l’humanité
    son manteau de sang
    j’irai cracher sur vos tombeaux
    n’est pas le vrai, n’est pas le beau
    j’ai rêvé qu’on pouvait s’aimer
  • Vertige (Paroles)

  • Emily Dickinson / Poèmes (éditions Belin)
    J’ai lâché mon Cerveau – Mon Âme est gourde -
    Les Veines qui jadis coulaient
    S’arrêtent, figées – Paralysie
    Mieux rendue dans la pierre -

    Vitalité Sculptée et froide -
    Mon nerf gît dans du marbre -
    Femme Respirante
    Hier – dotée de Paradis.

    Non muette — quelque chose bougeait —
    Un Sens en éveil, en émoi -
    Des instincts de Danse — un art de pirouette -
    Une Aptitude d’Oiseau —

    Qui a fait oeuvre de Carrare en moi
    Et buriné mon chant
    Que ce soit magie – que ce soit la Mort -
    Si j’ai une chance de tendre

    À l’Être, quelque part – au Mouvement – au Souffle -
    Fût-ce par-delà les Siècles,
    Et chaque limite une Décennie -
    Je frémirai, comblée.
  • Mylène
    Plus loin plus haut
    J’atteints mon astre (je vertige de vivre)
    Plus loin plus haut
    L’esprit voyage (je vertige de vivre)
    L’éveil d’un sens
    L’instinct d’une danse
    (je vertige de vivre)
    Plus loin plus haut
    L’extase et l’immensité (je vertige d’être vivant)
  •     

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