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Et pourtant... (Paroles)Inspirations de Mylène Farmer

Pierre Reverdy

  • Sources du vent
    Histoire

    Une lettre écrite à l'envers
    La main qui passe sur ta tête
    Et l'heure
    Où l'on se lève le matin
    Soleil rouillé
    Vitre fondue
    Nature morte
    Le courant d'air ferme ma porte
    Et les songes m'ont réveillé

    Il y a encore une bougie qui brûle
  • MF : Et pourtant...
    Quand les songes
    M’ont réveillée

    Quand on n’ose pas
    Crier
  • Sources du vent
    Dernière heure

    Le cavalier en rouge s'immobilise
    L'animal est un cadavre grotesque
    Un abreuvoir en encrier où les mots sont pris
    Les lèvres s'avancent
    On n'ose pas crier
    Derrière l'arbre ou la lampe
    Il s'est mis à prier
    On pourrait que
    celui qui le porte est plus fort

    Il faut compter tout ce qui sort
    Et le dernier rayon qui passe
    ferme la nuit
    La porte
    Le livre
    Minuit
  • MF : Et pourtant...
    Quand les songes
    M’ont réveillée
    Quand on n’ose pas
    Crier
  • Sources du vent
    Derrière la gare

    Un nuage descend tout bas
    Là où il y a un vide
    Près de moi
    Un trou
    Au loin quelque chose finit
    Un grand bruit
    s'éteint
    Et je vois du monde
    Dans ma tête il y a un monde fou
    C'est toi
    Et je ne reconnais personne
    quelle vie
    Ce n'est pas encore fini
    Une ride profonde au front
    C'est transparent comme du cristal
    Quelque chose au bout des doigts qui me fait mal
    Quand je t'ai connue
    Quand je t'ai tenue
    Certainement quelque chose tombait
    Une fausse parure
    Et tu ne voyais même pas ma figure
    La porte tournait
    Quelqu'un riait
    C'était si loin
    Où pourrait-on aller se perdre maintenant
  • MF : Et pourtant...
    Quelque chose au bout du moi
    Qui me fait mal

    Mais tes lèvres ont fait de moi
    Un éclat... de toi
  • Sources du vent
    L'homme et la nuit

    Au carrefour on entend l'horloge et les pas du passant
    Au carrefour il y a parfois une voiture qui s'écrase
    et reparaît
    la lune sur le cadran
    les aiguilles qui tournent et un large visage souriant
    c'est la nuit
    Le soleil a perdu ses rayons et ce n'est plus la vie
    Ta tête n'est qu'un rond
    Pourtant
    C'est à ce moment que l'on regarde le plus le ciel
    A ce moment on pense aussi à tout ce qui se passe
    derrière les façades des maisons
    Les façades sont des faces
    Il y en a qui rient d'autres qui sont tristes
    et quelques-unes qui deviennent pâles et qui tremblent dont les yeux se forment de peur pour qu'on ne les voie pas
    Il y a des maisons qui sont des têtes
    et qui ont peur de leurs pensées
    C'est alors la ville interminable
    Tout se construit
    dans le calme et le silence
    pendant que tout le monde dort
    Les rayons labourent et les rues se creusent
    Les places se forment
    C'est une force placide au travail
    Et rien de tout cela ne fait de bruit
    Mais quelques hommes passent et c'est le mouvement
    Une nouveau souffle
    Quelque chant et tout vibre
    l'air remue
    Ce n'est plus un souterrain où tout est mort
    Je le vois de loin
    Il anime l'atmosphère et fait bouger le mur
    devant lequel il passe
    Rien n'existe que sous l'attention de son regard
    L'homme qui passe et que je crains
    l'homme qui s'approche et qui s'éloigne
    surtout quand il s'éloigne
    avec des mouvements réglés et admirables
    utiles et précis
    Et quand le jour se lève pour éclairer le monde
    c'est que nous avons enfin ouvert les yeux
  • MF : Et pourtant...
    Là, pourtant
    Le jour s’est levé
    Pour éclairer le monde

    Comme avant
    L’amour est onde
    D’innocent,
    J’entrevoyais le chemin
    Qui mène aux ombres
    Et pourtant
    L’amour comble
  •     

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