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Et tournoie... (Paroles)Inspirations de Mylène Farmer

Emily Dickinson

  • Poèmes (éditions Belin)
    Je perçus des Funérailles, dans mon Cerveau,
    Un Convoi allait et venait,
    Il marchait - marchait sans fin - je crus
    Que le Sens faisait irruption -

    Puis quand tous furent assis,
    Un Office, comme un Tambour -
    Se mit à battre - à battre - on eût dit
    Que mon Esprit devenait gourd -

    Puis j'entendis soulever une Caisse
    Et de nouveau crisser dans mon Âme
    Des pas, avec ces mêmes Bottes de Plomb,
    Puis l'Espace - sonna le glas,

    Comme si tous les Cieux étaient une Cloche,
    Et l'Être, rien qu'une Oreille,
    Et le Silence, et Moi, une Race étrange
    Ici naufragée, solitaire -

    Puis une Planche dans la Raison, céda,
    Et je tombai, tombai encore -
    Je heurtais un Monde, à chaque plongée,
    Et Cessai de connaître - alors -
  • MF : Et tournoie...
    J’perçois tes funérailles
    Cerveau
    en bataille
    Tu te veux liquide
    Pantin translucide
    Mais tu n’ pourras rien changer
    Côté sombre, c’est mon ombre
    Dissout dans l’éternité
    Et l’astre est de cendre
  • Pierre Reverdy

  • Inconnu
    (...) Aux morts qu'importe l'été
  • MF : Et tournoie...
    Dedans tout n'est que faille
    Ton cœur de cristal
    Se brise au moindre éclat
    De rire et de larmes
    Aux morts qu'importe les dés
    Le soleil, ton emblème
    Ne te sera dérobé
    Que pour l'éternel oh...
  • Les Ardoises du toit
    Patience

    Les voix qui s'élevaient tremblent à l'horizon
    Tout est calme dans la clairière
    On pourrait voir passer ceux qui s'en vont
    Sur cette route sans ornières
    D'où vient celui qui que l'on ne connaît pas
    A l'intérieur les gens regardent
    Les mains plus vivantes qui passent
    Sur celles que l'on ne voit pas
    Les mots sont plus lourds que le son
    Ils tombent
    Les paupières battent
    On a parlé bas sur ce ton
    Et un astre nouveau s'élève
    L'espoir luit
    Une porte bouge
    L'arbre d'en face s'est penché
    Le mur s'allonge infiniment
    Il n'y a rien de clair dans ma tête
    Sur le trottoir noir et luisant
    Toujours le même qui s'arrête
  • MF : Et tournoie...
    Ton fantôme intérieur
    Affronte tes heures
    Assassin blotti
    Ton pire ennemi
    Tu veux t’expulser de toi
    Mais ta vie, fait envie
    Ton fil tu l’aimes déjà
    Et l’astre s’élève oh...
  • Sources du vent
    Toi ou moi

    Endormi dans cette chambre
    Il n'ose plus se réveiller
    La peur ferme son rêve noir
    Et ses membres
    Ne peuvent plus le soutenir
    Je t'abandonne il faut partir
    Si l'on n'aime bien que soi-même
    Je te laisse parce que je t'aime
    Et qu'il faut encore marcher
    Un jour nous nous retrouverons peut-être
    Où se croisent les souvenirs
    Où repassent les histoires d'autrefois
    Alors tu reviendras vers moi
    Nous pourrons rire
    Un espoir à peine indiqué
    Sous le vent une plainte amère
    La voix qui pourrait me guider
    A mon approche va se taire
    Dans la rue bordée de chansons
    Qui jaillissaient par les fenêtres
    Au coin des dernières maisons
    Nous nous regardions disparaître
  • MF : Et tournoie...
    Mets ton âme de lumière
    Et tournoie et tournoie
    Mets ton habit de mystère
    Et tournoie et tournoie
    Sous ton âme la plainte amère
    Panse la, donne la
    Mets ton âme de lumière
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