ConnexionAccueil16 Commentaires

L'interview de TV MagazineActualité Mylène Farmer -

La plus grande star de la chanson française se confie en exclusivité à TV Magazine.
Bleu noir, son dernier album, vient de dépasser les 600 000 exemplaires vendus, confirmant au passage que Mylène Farmer reste la chanteuse préférée des français. A l'heure de la sortie de son nouveau single et du clip Lonely Lisa, la mystérieuse Mylène sort de son silence pour TV Magazine.
Choix de carrière, bonheurs, regrets, projets, elle se confie en toute intimité.


Quelle regard portez-vous sur votre carrière ?
C'est un long chemin fait de choix, de rencontres heureuses... Un long fleuve tumultueux. Mais surtout une très longue et passionnante conversation avec le public et cela me rend heureuse.

Avez-vous l'impression d'avoir changé ?
Fondamentalement, non... Mais je suis toujours rongée par le doute, et je me demande encore : "pourquoi moi ?". D'autres aussi certainement doivent se poser cette question pour moi ! [Rires.]
Si, pour certains, le succès donne des ailes, moi il m'aura aidé à m'ouvrir davantage aux autres.

Quel est le grand regret de votre existence ?
De n'avoir pu partager mes émotions avec deux êtres disparus trop tôt de ma vie... Une absence trop présente, dont je souffre chaque jour.

Où êtes-vous la plus heureuse : sur scène, en studio ou en voyage ?
Probablement sur scène, alors que j'ai rendu ce moment rare. C'est assez paradoxal. [Sourire.] Je ne sais pas si c'est cela "être heureuse", mais c'est en tout cas une sensation unique et vertigineuse. Le voyage est souvent une souce d'émerveillement. Quand au studio, c'est un laboratoire témoin de beaucoup de convulsions, de plaisirs, de découragements ou, au contraire, d'immenses satisfactions éphémères !

On présente souvent Laurent Boutonnat comme votre mentor. Vrai ou faux ?
Un mentor est un guide, dont la démarche est personnelle, volontaire et gratuite. La relation que j'ai avec Laurent est une relation de complicité et de complémentarité. C'est une personne de grand talent, qui est indissociable de mon chemin de vie.

Bleu noir est le premier disque que vous ayez fait sans lui. Est-ce une rupture définitive ou un passade ?
Bleu noir est tout sauf une passade ! Il s'agit bien de chansons qui sont incarnées, qui sont des moments de la vie. De ma vie ! Laurent préparait un film et le fait de réaliser moi-même ce disque était un choix de ma part. Mais il est certain que nous nous retrouverons tous les deux.

Avec quel artiste réverîez-vous de collaborer ?
Au paradis, avec Freddy Mercury. Et sur Terre, avec Hurts, un groupe anglais encore méconnu du public français, mais qui a beaucoup de talent, un son que j'aime, une image travaillée, et la voix incroyable du chanteur Theo. George Michael est aussi un artiste qui m'intéresse beaucoup.

Quels conseils donneriez-vous aux jeunes chanteurs débutants ?
La seule chose que je sais, c'est que tout est possible si on a la force d'accepter de souffrir... Et donc de vivre. Que l'humilité est noble quand elle est vraie, qu'elle n'est pas une faiblesse. Mais elle doit néanmoins être soutenue et accompagnée de beaucoup de travail, de remise en question.

Pourquoi ne vous voit-on jamais aux Restos du Coeur ou dans des événements caritatifs ?
Si je comprends cette démarche, je ne me sens toutefois pas à l'aise en groupe. Je suis plus sereine dans une démarche individuelle. C'est une question de caractère je crois.

Après Alizée et Lisa, avez-vous d'autres projets de parrainage de jeunes artistes ?
Non, je n'ai pas de nouveaux projets, mais parfois l'envie de faire naître une nouvelle aventure et d'accompagner quelqu'un. C'est aussi une énorme responsabilité. On ne fait pas cela à la légère, il faut vraiment avoir un coup de foudre pour une personne, un artiste...

Quelle est la chose la plus précieuse que vous possédez ?
Mes incertitudes...

Qu'est-ce que votre statut de star vous interdit de faire ?
De chuter sur les marches de l'Élysée ! [Rires.] [Invitée en mars 2010 par Nicolas Sarkozy pour la visite du président russe Medvedev, la chanteuse avait trébuché sur le perron de l'Élysée.]

Qu'est-ce qui est pour vous le comble de la vulgarité ?
L'impudeur.

Qu'aimeriez-vous laisser comme épitaphe sur votre tombe ?
J'ai désobéi, enfin...

47°C à l'ombre
"Il faisait 47°C à 14 heures" se souvient Mylène, également très marquée par "le silence incroyable de ce paysage unique et de cette terre craquelée à perte de vue !".
Le désert de la mer Morte situé à trois heures de voiture de Tel Aviv est le point le plus bas du globe : 417 mètres sous le niveau de la mer.


Propos recueillis par Walter Choubert
(à noter que c'est à priori un pseudonyme)

Dans la rubrique "Les 7 secrets de Mylène Farmer", on y apprend que son singe capucin E.T est mort le 1er janvier dernier... Mylène l'avait depuis 26 ans (et non pas 23 comme le dit l'article).

    

Vos réactions

Attention, vous n'êtes pas connecté ! Connectez-vous en cliquant ici. Le retour sur cette page sera automatique.