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Vidéo L'Ultime création (VOD)de Mylène Farmer

Vidéo L'Ultime création (VOD) de Mylène farmer
ÉPISODES

1. Pourvu qu'elle soit douce (43'33)
« Je suis faite de mes rêves, de mes désirs et de cette puissance absolue d’aimer et d’être aimée ». Cinq semaines avant le premier concert, Mylène Farmer travaille sans relâche. Ce premier épisode nous dévoile les coulisses de la préparation minutieuse réalisée en studio avec les danseurs et les musiciens. Des heures et des heures d’efforts pour constituer les fondations du spectacle.

2. Sous haute tension (40'24)
« Le soir, lorsque j’éteins la lumière, je tente de faire le vide, mais les images m’assaillent, j’ai besoin d’avoir peur pour résister au néant ». Deux semaines avant le premier concert, Mylène Farmer poursuit sa préparation, à présent dans la salle de concert. La mise en scène se précise. L’excitation comme les doutes grandissent.

3. Ultime désobéissance (46'06)
« Cette désobéissance à moi-même semble être une nouvelle forme de liberté conquise avec les années. Je m’abandonne parce que je n’ai plus peur d’être abandonnée. » Une semaine avant le premier concert, Mylène Farmer est sur un fil. Il faut trouver les ressources pour dépasser ses propres peurs. Se désobéir. Se jeter dans le vide pour ressentir à nouveau l’extase d’aimer et d’être aimée.

Crédits

Un film produit par Stuffed Monkey
avec le soutien de la SACEM
Production : Benoît di Sabatino
Producteur exécutif : Paul Van Parys

Réalisateur : Mathieu Spadaro
Directeur de la photographie : Mathieu Spadaro

Cadreur 2ème caméra live : Marc Morineau
Monteur : Mathieu Spadaro
Monteur son & Mixage : Jérôme Devoise
Sound designer : Romain Saule
Étalonneur : Erwan Le Gueldon
Superviseur étalonnage : Jean-Christophe Savelli
Superviseur VFX : Hugues Namur
Chefs de projet VFX : Loriane Lucas & Marie-Ange Rousseau
Control PAD : Gilles Boivin
Chargé de fabrication : Thomas Jodeau
Audiodescription : Emeline Chetaud

Générique : Très Cool Studio (Léo Pia & Caroline Valette)

Production exécutive & Post-production : Overside Production
Mixage : studio D.E.S.
Étalonnage : Serial B Studio
Laboratoire VFX & PAD : Mikros Image

Remerciements :
Nathalie Rheims
Martin Kierzsenbaum
François Hanss
Papeliy Milanian
Jean-Noël Tronc
François Besson
Olivier Fernandez
Hôtel Raphaël

Chronologie de la vidéo L'Ultime création (VOD)

25/09/2020 - Sortie VOD (Amazon Prime Video)

Écouter les titres de L'Ultime création (VOD)

1. Ainsi soit je... L'Ultime création - Studio instrumental
  • Currently 9.00/10
2. Pourvu qu'elles soient douces L'Ultime création - Studio instrumental
  • Currently 8.33/10
3. L'Âme-stram-gram L'Ultime création - Studio
  • Currently 7.50/10
4. Sans logique L'Ultime création - Studio instrumental
  • Currently 10.00/10
5. Innamoramento L'Ultime création - Studio instrumental
  • Currently 10.00/10
6. Des larmes L'Ultime création - Répétition studio
  • Currently 10.00/10
7. Histoires de fesses L'Ultime création - Studio
  • Currently 9.00/10
8. Interstellaires L'Ultime création - Répétition a cappella
  • Currently 9.67/10
9. Des larmes L'Ultime création - Répétition studio instrumental
  • Currently 10.00/10
10. Sans contrefaçon L'Ultime création - Studio
  • Currently 10.00/10
11. Coming from the vortex L'Ultime création - Live edit
  • Currently 10.00/10
12. Medley PQSD, Sans logique, Rolling stone, California L'Ultime création - Instrumental
  • Currently nan/10
13. Rêver L'Ultime création - Fin alternative live
  • Currently nan/10
14. Sans contrefaçon L'Ultime création - Impro intro et reprise live
  • Currently 1.00/10
15. Désenchantée L'Ultime création - Studio
  • Currently nan/10
16. Désenchantée L'Ultime création - Introduction piano
  • Currently nan/10
17. Medley PQSD, Sentimentale, Stolen car, Histoires de fesses L'Ultime création - Répétitions live
  • Currently nan/10
18. Ainsi soit je... L'Ultime création - Répétition live
  • Currently nan/10
19. L'Âme-stram-gram L'Ultime création - Répétition live
  • Currently 10.00/10
20. Hard hip hop L'Ultime création - Répétition live
  • Currently nan/10
21. Innamoramento L'Ultime création - Répétition live
  • Currently 7.33/10
22. Un jour ou l'autre L'Ultime création - Instrumental
  • Currently 10.00/10

Fichiers audio (interviews, pubs, bonus...) de la vidéo L'Ultime création (VOD)

29/09/2020 - Nostalgie / Pub pour le documentaire 'L'ultime création' sur Amazon Prime Video

Articles de presse sur la vidéo L'Ultime création (VOD)

Le Parisien / Aujourd'hui en France ("Interview exclusive", 25/09/2020)
Télé Star ("Ce qu'elle n'avait jamais montré", 05/10/2020)
Les Années Laser ("L'ultime création", 31/10/2020)

Anecdotes sur la vidéo L'Ultime création (VOD)

L'arme visible au début de l'épisode 1 du documentaire "L'Ultime création" parmi les objets filmés chez Mylène n'est pas celle de Libertine dans le clip de 1986 comme on pourrait le penser. Dans le clip, le chien du fusil est en argent et son design est arrondi façon "cygne" contrairement à celui visible dans le documentaire. Aussi, le pistolet de Libertine a un manche assez arrondi et lisse, avec une extrémité dorée est très arrondie et terminée par une boule dorée également.
Le fauteuil scarabée de Dégénération utilisé pour la "Tournée 2009" est montré dans le jardin de Mylène au début de l'épisode 1 du documentaire "L'Ultime création" (2020). La chanteuse en parle même à Dominique Lebourge, responsable de l'atelier Artefact qui réalise les décors, dans l'épisode 2, quand elle s'amuse à lui demander si le fauteuil de Je te rends ton amour de l'Arena pourra lui aussi être conservé à l'extérieur !
Dans l'épisode 2 du documentaire "L'Ultime création", on peut voir les coulisses des images de scène de Stolen car avec Sting et Mylène filmés sur fond vert. Le clap indique la date de ce tournage réalisé par Laurent Boutonnat : mercredi 10 avril (2019).
A l'origine, Sting ne devait pas chanter que Stolen car en duo avec Mylène lors de sa venue sur la scène de Paris La Défense Arena le 18 juin 2019. En effet, des rumeurs annonçaient que Les mots était également prévu ce soir-là. Bruit de couloir confirmé un an plus tard dans le documentaire "L'Ultime création" qui montre dans la setlist des répétitions que le titre était bien prévu à ce moment du spectacle.
Cela peut sembler une évidence, mais notons tout de même que Mylène porte un micro sous ses vêtements (t-shirt/pull) pour le tournage du documentaire "L'Ultime création". On la voit le remettre discrètement en place sur un plan. Comme l'expliquait en interview le réalisateur Mathieu Spadaro, la chanteuse lui indiquait à l'avance les jours où il était autorisé à venir la filmer : une introduction dans son intimité toujours tout de même bien contrôlée !
Dans le documentaire "L'Ultime création", on peut lire le terme "changement à vue" noté à côté du titre Innamoramento sur la feuille d'indications des changements de costumes pendant le spectacle 2019. Le terme "à vue" est barré, indiquant qu'à l'origine Mylène devait probablement enlever sur scène sa robe blanche pour laisser apparaître la marinière en-dessous pour Sans contrefaçon, comme elle le faisait par exemple en 2013 juste avant Je t'aime mélancolie.
Dans l'épisode 1 du documentaire "L'Ultime création" qui revient sur la préparation des concerts à Paris La Défense Arena 2019, on peut apercevoir un musicien travailler sur la partition de N'oublie pas. Le duo était donc bien prévu, sûrement sur certaines dates uniquement, comme le disait la rumeur.
Le générique du documentaire "L'Ultime création" sur les coulisses des concerts à Paris La Défense Arena en 2019 est composé de beaucoup d'élements de la carrière de Mylène (dont beaucoup en lien avec des chansons présentes dans la setlist) :
- les jambes de Mylène apparaissent très rapidement dès le départ, avec le corps/la tête dans le brouillard.
- le portrait de l'avatar de Mylène dans le clip "C'est une Belle Journée" apparaît en constellation dans le ciel (repris d'un plan du clip).
- sur le crâne doré on peut lire un extrait des paroles de Désenchantée : "Si la mort est un mystère, la vie n'a rien de tendre". Ainsi que l'année 1991 (date de sortie du single) en chiffres romains (MCMXCI).
(en cours de rédaction)
La soeur de Mylène, Brigitte, est visible un court instant dans le premier épisode du documentaire "L'Ultime création", vers 25min30s, en bas à droite de l'image.
Dans l'épisode 2 du documentaire "L'Ultime création", le fait de traverser l'avancée de scène ensemble rappelle à Laurent et Mylène une photo au Stade de France en 2009 qu'ils s'amusent à reproduire ! Hélas cette photo n'est pas connue. Mais dans les bonus du film de ce spectacle, on retrouve un passage où Laurent pointe du doigt quelque chose avec Mylène à ses côtés.
Plusieurs objets marquants de sa carrière sont visibles dans la loge de Mylène, dans l'épisode 2 du documentaire "L'Ultime création" :
- la boule de cristal noire du clip Appelle mon numéro
- le cadre de Jésus qu'elle a conservé du tournage du film Ghostland
- une des guitares utilisées lors de Monkey me sur la tournée "Timeless 2013"
- le crâne sur lequel elle pose le pied sur la pochette de l'album Désobéissance
Dans l'épisode 3 du documentaire "L'Ultime création" (2020), Mylène évoque son grand-père : "Mon grand-père, que je n’ai pas connu, était sculpteur – si doué ! J’ai de lui un enfant assis, sculpté dans le plâtre, figure fragile qui de sa main va fouiller l’intérieur d’un crâne humain posé entre ses jambes. Décidément, la génétique ne ment pas...". Cette sculpture est montrée au début de l'épisode 1, dans les objets filmés chez elle.
La statue du clip Redonne-moi est montrée au début de l'épisode 1 du documentaire "L'Ultime création", parmi toutes les choses que Mylène a conservées de sa carrière.
Une photo du singe capucin de Mylène, E.T, décédé en 2011, est montrée chez Mylène au début de l'épisode 1 du documentaire "L'Ultime création" (2020). On peut également apercevoir un cadre avec visiblement une autre photo de son singe dans sa loge des concerts 2019, dans un plan de l'épisode 3.
Deux masques (ce ne sont pas les mêmes) des épouvantails du clip de Fuck them all (qui sont l'oeuvre de Martial Leiter) ont été conservés par Mylène et sont visibles chez elle au début de l'épisode 1 du documentaire "L'Ultime création" (2020).
Parmi les objets personnels de Mylène montrés au début de l'épisode 1 du documentaire "L'Ultime création" (2020), on peut apercevoir la croix présente en photo sur la dernière page du livre Fragile publié en 2015. Celle-ci a été conçue par Jean Paul Gaultier et offerte par le couturier à Mylène.
On retrouve l'aigle empaillé de la pochette de l'album Désobéissance chez Mylène dans l'épisode 1 du documentaire "L'Ultime création" (2020).
Au début de l'épisode 1 du documentaire "L'Ultime création" (2020), un masque du dieu romain Bacchus est montré chez Mylène. C'est ce même élément qui avait été utilisé pour les images de scène de Inséparables lors de "Timeless 2013", réalisées par La Maison à partir d'éléments personnels de la chanteuse. Dans les bonus du film consacrés aux backdrops, le masque était montré sur une photo fournie par Mylène à l'agence pour concevoir la vidéo.
Mylène a conservé dans son jardin le buste d'un des deux Transi du décor de la Tournée 2009. L'écorché y est visible au début de l'épisode 1 du documentaire "L'Ultime création" (2020).
Dans l'épisode 3 du documentaire "L'Ultime création", on peut apercevoir le réalisateur Mathieu Spadaro à genoux dans le reflet de deux miroirs, en train de filmer Mylène et Anthony Souchet lorsqu'ils discutent shampoing sur le lit de la chambre d'hôtel.
Dans l'épisode 3 du documentaire "L'Ultime création", Mylène fait jouer sa chienne Yellow avec une peluche de singe rouge à pois blancs : il s'agit d'une peluche que l'on pouvait apercevoir dix ans auparavant, tenue par Mylène dans une séance de Nathalie Delépine à Londres en 2010.
Dans l'épisode 3 du documentaure "L'Ultime création", Mylène montre à la caméra une vidéo d'une chatte qui a adopté des d'écureils. Rien de foufou mais pour le souci du détail, il s'agit de cette vidéo du média Sputnik France : https://www.youtube.com/watch?v=hcz76FkwwwI.
Le clip L'âme dans l'eau comporte de nombreux plans des répétitions des concerts 2019 filmés par Mathieu Spadaro et non présents dans le documentaire "L'ultime création" sorti quelques semaines plus tard.

Confidences - Interviews

Mathieu Spadaro / Réalisateur - 25/09/2020 - Jean-Maxime Renault pour Allociné
Mathieu Spadaro / Réalisateur - 25/09/2020 - Fabien Randanne pour 20 minutes
Mathieu Spadaro / Réalisateur - 25/09/2020 - Léna Lutaud pour Le Figaro
Mathieu Spadaro / Réalisateur - 25/09/2020 - Jade Olivier pour Télé Loisirs
Mathieu Spadaro / Réalisateur - 25/09/2020 - Tetu
Mathieu Spadaro / Réalisateur - 05/10/2020 - Jean-Remy Gaudin-Bridet pour Télé Star

Sondages sur la vidéo L'Ultime création (VOD)

L'Ultime création / Quel est votre épisode préféré ?

Vidéos


12/09/2020 - Publicité (Hashtag NP)
L'Ultime création, premier teaser

15/09/2020 - Publicité (Hashtag NP)
L'Ultime création, teaser J-10

16/09/2020 - Publicité (Hashtag NP)
L'Ultime création, teaser J-9

21/09/2020 - Publicité (Hashtag NP)
L'Ultime création, bande-annonce

25/09/2020 - Publicité (Hashtag NP)
L'Ultime création, teaser

26/09/2020 - 50min Inside (TF1)
Planète people

Récit

« C’est le bon moment. M’approcher de vous. Plus près. De plus en plus près ». Pour la première fois, l’iconique Mylène Farmer a accepté de nous parler intimement de son travail de création. « L’Ultime Création » nous plonge dans les coulisses de la conception d’un des plus grands spectacles jamais réalisés…


Tout commence le 12 septembre 2020, jour de l'anniversaire de Mylène, lorsque #np met en ligne un mystérieux teaser de 13 secondes à peine, qui laisse à entendre, sur fond noir, la voix de la chanteuse visiblement en pleine conversation : "Non je me retourne comme ça, et je marche et après je commence à marcher plus vite, et je m'envole, je fais ce que je veux...". Dès lors, les spéculations vont bon train d'autant que ce nouveau projet inconnu s'intitule L'ultime création.

Le 14 septembre, le service de streaming d'Amazon, Prime Video, publie un communiqué de presse annonçant la sortie d'un documentaire exceptionnel, en 3 parties, retraçant la préparation de la résidence de Mylène Farmer à Paris La Défense Arena en juin 2019. L'affiche officielle du documentaire est également dévoilée ce jour-là.

Les 15 et 16 septembre, #np met en ligne 2 teasers, et le 17 septembre est annoncée la sortie d'un tout nouveau single totalement inédit : L'âme dans l'eau.
Celui-ci est mis en vente dès le lendemain, 18 septembre 2020, simultanément à la mise en ligne du clip qui consiste en un montage d'images extraites du documentaire. On peut y voir Mylène Farmer sur scène, en pleines répétitions mais aussi en promenade de détente à proximité de chez elle.

La semaine suivante, 3 nouveaux visuels sont dévoilés, chacun correspondant à l'un des 3 épisodes du documentaire.

Celui-ci est finalement mis en ligne le 25 septembre 2020, tandis qu'une promotion plutôt importante a lieu dans la presse : Matthieu Spadaro, réalisateur du documentaire, multiplie les interviews et Mylène Farmer elle-même accorde un de ses rares entretiens à Le Parisien / Aujourd'hui en France.

Autres

- Lors de sa sortie le 25 septembre 2020, me documentaire a eu le droit à une campagne d'affichage à la Gare du Nord, à Paris :


- Voix off de Mylène, épisode #1 :

Je voudrais tant, durant le spectacle, m’arrêter un instant pour découvrir chacun des visages présents dan le public. Je voudrais leur dire, un à un, que je les aime, que leur présence m’émerveille depuis si longtemps. C’est eux qui me donnent la sensation que le temps ne me fait plus peur. Je voudrais aussi leur dire que la peur des mots n’a rien de construit : je ne sais parler de moi que dans mes chansons. J’ai si peu de souvenirs de mon enfance, de mon adolescence. Les souvenirs s’échappent pour ne pas m’assigner à me retourner sur le passé, peut-être bien. Comme beaucoup d’entre nous, j’aurais pu noircir des pages et des pages sur ma vie, mais j’ai jeté la clé un jour de grande solitude. J’imagine que c’est ça... Il y a juste moi, sans conscience réelle de ce que j’ai construit. Je suis faite de mes rêves, de mes désirs, et de cette puissance absolue d’aimer et d’être aimée.
La beauté, la singularité, mais aussi les vibrations des choses inanimées m’inspirent une forme de paix. Ces objets m’accompagnent, me parlent de leur vie secrète, et surtout de ce qui se passe la nuit quand je dors.
~
Depuis l’enfance, le corps me fascine, la danse me transporte. Ce langage du silence a le pouvoir de transmettre d’une façon universelle les émotions les plus pures : la grâce, la volonté. La passion des gestes ne souffre alors aucun repos. La douleur sans cesse présente est transcendée par la passion. C’est une énergie contagieuse, un art qui ne permet aucun faux-semblant. Les corps sont à nu, risquent à chaque instant de se fracasser comme du verre en fusion.
~
Lorsque l’idée de faire ma première scène a pris une forme de réalité, j’ai tout de suite d’instinct su que ce pari ne pourrait avoir lieu que dans d’immenses salles de concert. Certaines personnes voulaient m’en dissuader, envisager un lieu d’une taille plus raisonnable... Mauvaise idée ! La folie me séduit bien plus que la raison. J’ai su immédiatement que ce serait impossible autrement, comme si ma timidité existentielle et ma peur des autres ne pourraient se surmonter que dans une forme d’immensité. Je savais que j’aurais besoin de cette incroyable étreinte pour oublier ma solitude. Je savais aussi que la peur, le cœur qui défonce la poitrine, l’envie chez moi de disparaitre ne pourraient se dissoudre que dans une équation folle. Était-ce, sans que je ne le devine alors, la seule façon pour moi de naître, tout simplement ? Ce serait ça, ou rien. C’était aussi sans doute, de façon inconsciente, la seule façon pour moi de me sentir aimée. Pour la première fois, des milliers de regards allaient se poser sur moi, m’offrant enfin la sensation que ma vie allait pouvoir trouver un sens. Et je pouvais le temps d’un concert partager une immense émotion avec l’Autre. L’Autre est mon salut.
Chaque fois qu’il y a un projet de scène, je ne peux l’imaginer sans Thierry, sans Anthony, ni Laurent. Laurent, c’est mon âme sœur de création. Nous nous affrontons parfois, nous nous mélangeons souvent. Nous avons traversé toutes ces années sans jamais oublier l’essentiel : continuer d’être portés par nos rêves, l’envie de surprendre, de dynamiter les codes établis, de transporter les gens.
~
Je retrouve avec émotion les techniciens, des musiciens avec qui j’avais déjà travaillé – aussi bien sur scène que pour mes albums – puis d’autres nouveaux. Très vite, j’ai su qu’ils seraient protecteurs. C’est la première fois que je me suis sentie aussi bien. Pendant 3 semaines de répétitions à la Seine Musicale, nous avons travaillé sans relâche. Mais nous avons partagé des moments de grande complicité, de vraie amitié.
~
Des heures et des heures passées ensemble devant un miroir, à traquer chaque défaut, répéter inlassablement, au risque de se blesser. C’est une discipline de fer, je suis plus qu’admirative ! Perception de la gravité, l’équilibre, le déséquilibre. Le refus de l’à-peu-près. Ils étaient 16. Ils étaient heureux d’être là. C’est un cadeau de la vie quand vous ressentez cette énergie.
Nous étions 3 chorégraphes : Parris, Aziz, et moi-même. Des langages du corps très différents, mais qui convergent vers un même point : donner un supplément d’âme à une chanson.


- Voix off de Mylène, épisode #2 :

Bien sûr, dire à nouveau que je suis plutôt sauvage peut apparaitre comme une vieille lune. Pourtant c’est le cœur de ma nature. Je me suis construite autour de cette difficulté : celle d’être au monde. Il n’y a pas de secret à ce trait intime, c’est ma nature profonde. Il faut, pour entrer dans ma vie, qu’au premier regard échangé je devine chez l’autre quelque chose de familier, comme un souffle qui me transperce. L’instinct trompe rarement.
Pour ce nouveau spectacle, j’aperçois tant de visages connus, aimés. Nous avons partagé ensemble tellement d’aventures. À chaque fois que je les retrouve, la magie opère instantanément. Ils sont des repères familiers, des ancrages qui me tiennent arrimée au sol, surtout quand parfois j’ai envie de m’éloigner loin de moi, fuir celle qui va apparaitre et qui parfois m’échappe. Je m’accroche à leurs regards, ceux des musiciens, des danseurs, des techniciens. Pour ces concerts à l’Arena, je découvre aussi dans l’équipe de nouveaux visages. Ils sont tous parvenu, chacun à leur manière, à m’apprivoiser. Ils m’ont aidée à traverser le Styx pour m’approcher de vous, plus près, de plus en plus près.
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Une règle d’or : ne jamais rien s’interdire, quel que soit le rêve. Environ un an de travail en amont, toutes les idées mises sur la table. Bien sûr, nous nous heurtons parfois à des obstacles. La faisabilité n’est pas toujours au rendez-vous. Un premier travail de scénographe, mais qui n’a pas porté ses fruits. Puis la rencontre évidente d’un projet qui répondait de façon fulgurante à l’atmosphère souhaitée. Dimitri, virtuose des lumières, avec qui j’avais travaillé en 2019, et Emmanuelle, scénographe de grand talent. Ils sont venus avec un dossier complet, un mood board incluant nos désirs premiers, nos cahiers des charges incontournables, et avant tout une atmosphère incroyable qui illustrait parfaitement mon souhait premier : plonger dans l’univers Blade runner !
~
Surgit du vortex... Albator ! Albator est un personnage sombre qui vient de l’espace, un capitaine de vaisseau ténébreux, silhouette élégante. J’ai toujours été fascinée par ce personnage énigmatique, il me permettrait ma traversée de l’ombre à la lumière.
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La première fois que j’ai découvert ce nouveau lieu, j’entendais les battements de mon cœur frapper mes temps, et je me suis dit : "Tu es folle". Cette phrase, combien de fois me la suis-je répétée ? J’ai alors tout de suite pensé à 2001 : l’odyssée de l’espace. J’ai regardé Thierry, Laurent : nos yeux brillaient. J’ai instantanément adopté ce lieu. Je me suis laissée traverser par ses ondes, sa hauteur, sa profondeur. J’ai imaginé alors que nous pourrions aller loin, très loin dans notre nouveau vaisseau, embarquer dans ce nouvel engin non identifié avec tous ceux que j’aime pour ce voyage en terre vierge. Pour cela, il a fallu tout imaginer, tout concevoir, tout construire, avec bien sûr cette frayeur qui ne m’a jamais quittée, toujours cette petite voix qui me dit : "Et si au moment de l’atterrissage, il n’y avait personne ?". Chaque jour qui passe est une page à écrire, il faut noircir les feuilles, construire, dessiner, fabriquer, créer de la magie afin que les couleurs éclatent, que la lumière advienne, afin de réveiller un astre éteint. Il faut fendre la matière noire afin que la nuit apparaisse. J’embarque avec mois dans ce vaisseau près de 110 personnes. Tout prend corps alors et tourbillonne autour de moi. Le soir, lorsque j’éteins la lumière, je tente de faire le vide mais les images m’assaillent. J’ai besoin d’avoir peur pour résister au néant.


- Voix off de Mylène, épisode #3 :

6 mois d’entrainement sont nécessaires. Hervé, qui m’accompagne depuis plus de 30 ans, me connait très bien. Il sait mon fonctionnement. Il sait qu’il faut, dans l’effort, toujours me trouver des exercices plus ludiques qu’un simple enchainement d’exercices. Son but, dit-il ? Me transformer en machine de guerre. Être solide sur ses jambes, c’est capital. Ma respiration, celle qui me manque parfois quand l’angoisse reprend le dessus, est indispensable à un spectacle qui est finalement très physique. Le trac coupe les jambes, le trac serre la gorge... Il faut anticiper, protéger au maximum. Le menu, ma musculation pour sculpter un corps, prendre du poids que je brûle si rapidement pendant les répétitions... Et pendant 6 mois, le corps encaisse 3 séances par semaine, jusqu’à 5 le dernier mois. Hervé n’oublie jamais son mantra, qui m’apaise : "Tu seras prête Bip Bip, ne t’inquiète pas, tu seras prête". Il m’a surnommée Bip, comme le Bip Bip qui va très vite. Lui c’est Coyotte, comme Vil Coyotte...
L’alimentation est surveillée, forcément. Des sucres lents, des protéines, boire beaucoup d’eau… et des gaufres ! Faut bien me réanimer après tous ces efforts, non ?
~
Jean-Paul est un elfe. Un véritable alchimiste. Il transforme et transfigure les matières, les couleurs, les textures. Sa force, en plus de son génie, c’est de réussir à nous persuader que chacun d’entre nous est unique à ses yeux. Son regard est empli de malice, il brille de bienveillance et d’intelligence. J’aime profondément travailler avec lui, avec ses équipes. Nos premières réunions, pour parler de ce que j’imagine revêtir pendant ce spectacle, sont des moments passionnants, faits d’instant d’émerveillement, de vrais échanges et d’éclats de rires. Dans notre imaginaire, un peu comme 2 enfants terribles, nous devenons mari et femme. Il est à la fois un artiste et un grand artisan, dans ce que ce mot peut avoir de plus noble. Au fil des essayages, son coté visionnaire prend alors possession de mon corps afin de le rendre libre. Ses costumes se transforment alors en ailes de toutes sortes. Il m’aide à effacer la gravité de l’air. Il m’aide à raconter, grâce à lui, de nouvelles histoires. Il m’aide à tout réinventer.
~
Imaginer à l’avance ce chemin qui me mène jusqu’à la scène est juste impensable. Je tente de faire le vide, de calmer les battements de mon cœur, mais j’ai le cœur dans la gorge. Je voudrais arrêter d’avancer. Mais je sais aussi qu’il est bien trop tard pour revenir en arrière, et tout se transforme alors, comme si une sorte de substance si puissante m’envahissait, et le désir de tout construire, de tout recommencer, au risque de me fracasser, s’imposait à moi, et me donne un sentiment que rien ne peut égaler : celui d’être vivante. Je suis comme une écorchée revêtue d’une armure. Plus j’avance, plus le bruit se rapproche, plus le rendez-vous avec celles et ceux qui m’attendent devient alors pour moi l’unique façon de respirer. Tout bascule, je suis dans l’autre dimension.
~
Depuis le début de ma carrière, les textes de mes chansons ont toujours parlé à ma place. Ils ont été un rempart, mon rempart, pour répondre le moins possible aux questions des autres. Mettre des mots sur le réel ma toujours semblé insurmontable, pourtant à travers les images qui défilent sur la table de montage, j’ai le sentiment d’avoir ouvert une porte, de ressentir le désir de partager des moments plus intimes de ma vie. C’est le bon moment. Cette désobéissance à moi-même semble être une nouvelle forme de liberté conquise avec les années. Je m’abandonne parce que je n’ai plus peur d’être abandonnée.
Ce soir, c’est le dernier concert à l’Arena. Et comme à chaque fois en moi, le sentiment de vivre et de mourir se mélange. Tant de mois à construire ce spectacle auprès de ceux qui pour la plupart m’accompagnent depuis le début : Laurent, Anthony, Thierry et Paul. Pour cet ultime concert, l’angoisse de ce double abandon m’étreint. Je ressens la peur irrationnelle de ne plus revoir le public. Il va falloir renoncer à ce sentiment de plénitude. Je vais devoir me sevrer de ce sentiment d’ivresse, me priver de cet inoubliable amour qui m’envahit chaque soir lorsque je chante. Rien ni personne ne pourra venir combler un tel vide. Dans ces instants-là, je voudrais posséder le pouvoir de retenir le temps, de briser le sablier qui égrène les secondes, de casser les aiguilles de l’horloge pour que tout se fige. Comme à la fin de chaque spectacle, je devais devoir rassembler ça et là les morceaux épars de ma vie afin de revenir sur terre. Je sais depuis toutes ces années qu’une force qui n’a pas de nom me porte. Je le sais, et puis à la fois j’oublie. Je vais avoir besoin de temps pour penser à l’après, pour accepter toutes ces séparations.
~
En attendant de m’évanouir, le silence est mon refuge, le retrait ma religion. La dernière image m’apparait au moment de plonger dans la nuit : le visage de mon père, de ma mère et de mon frère qui me manquent.
Les objets qui sont dans ma loge et qui m’entourent sont pour la plupart des cadeaux. Je les considère un peu comme des talismans. Ils me rappellent souvent une anecdote, une rencontre, un tournage, un moment de ma vie. Ils symbolisent aussi à leur manière la présence de ceux que j’aime. Je pose mes yeux sur leurs mystères : que peuvent-ils me raconter ? D’où viennent-ils ? Les objets – mais aussi les bagues – sont une façon pour moi de me définir. J’aime l’art sous toutes ses formes, j’aime dessiner aussi. Mon grand-père, que je n’ai pas connu, était sculpteur – si doué ! J’ai de lui un enfant assis, sculpté dans le plâtre, figure fragile qui de sa main va fouiller l’intérieur d’un crâne humain posé entre ses jambes. Décidément, la génétique ne ment pas...